Oc­que­teau Os­trea 700 et 800

Dans D sa gamme d de ti ti­mo­niers i Ot Os­trea, l le chan­tier h ti Oc­que­teau pro­pose deux mo­dèles très proches en taille et en look, le 700 et le 800. Mais le pre­mier est en ligne d’arbre et le se­cond en hors-bord. Quelles dif­fé­rences com­portent-ils ?

Moteur Boat Magazine - - SOMMAIRE - TEXTE: STÉPHANIE DE L OU ST A L. PHO­TOS: BO­RIS RÉ J OU.

Les Os­trea 700 et 800 du chan­tier olé­ro­nais Oc­que­teau se res­semblent presque comme deux gouttes d’eau. Presque… car ces deux ti­mo­niers, quoique pos­sé­dant de nom­breuses si­mi­li­tudes, sont en fait très dif­fé­rents. Leurs points com­muns concernent leur sil­houette, avec une ti­mo­ne­rie iden­tique au pare-brise in­ver­sé pla­cée très en avant, un grand cock­pit dé­pouillé, et un plan de pont wal­ka­round de plain-pied sur les deux uni­tés, avec une cir­cu­la­tion sûre et ai­sée grâce à de larges et pro­fonds pas­sa­vants. Mais les res­sem­blances s’ar­rêtent l à. Bien que me­su­rant moins de 7 mètres de lon­gueur de coque, ce qui leur per­met d’échap­per aux droits de fran­ci­sa­tion, les ca­rènes sont to­ta­le­ment dif­fé­rentes et af­fichent même quelques cen­ti­mètres d’écart : 6,72 mètres pour le plus pe­tit contre 6,98 mètres pour le plus grand. La coque de l’Os­trea 700, qui vient de l’Oc­que­teau 705, est do­tée d’une pe­tite quille, alors que celle du 800 a été spé­cia­le­ment des­si­née pour re­ce­voir une mo­to­ri­sa­tion hors-bord.

Ligne d’arbre contre hors-bord

Le mode de pro­pul­sion est éga­le­ment dif­fé­rent, puisque le 700 n’est pro­po­sé qu’en ligne d’arbre – d’où la pe­tite quille sous la coque –, avec des mo­to­ri­sa­tions al­lant de 150 à 270 che­vaux Mer­cu­ry Die­sel ou Nan­ni Die­sel, tan­dis que le 800 n’est dis­po­nible qu’en hors-bord avec des puis­sances cou­rant de 150 à 250 che­vaux Evin­rude, Hon­da Mer­cu­ry et Y a ma ha. Pour nos es­sais, le 800 était pro­pul­sé par un 200 che­vaux Ya­ma­ha et l’Os­trea 700 par un 270 che­vaux Nan­ni Die­sel, sa puis­sance maxi­male. Le pre­mier constate st l’ écart im­por­tant de coût entre ces deux ver­sions. Bien que plus pe­tit de quelques cen­ti­mètres, l’Os­trea 700 avec son mo­teur die­sel est fac­tu­ré 80 600 € en prix de base contre 55 590 € pour l’Os­trea 800 avec un hors-bord es­sence de 200 che­vaux. Avec sa plus pe­tite mo­to­ri­sa­tion, 150 che­vaux Nan­ni Die­sel, le 700 est pro­po­sé à 66 190 € et, avec le 205 che­vaux Nan­ni Die­sel, une puis­sance plus com­pa­rable aux 200 che­vaux Ya­ma­ha, il coûte 73 400 €. Au ni­veau des per­for­mances, nous avons ef­fec­tué nos propres re­le­vés sur les deux ba­teaux et avons ré­cu­pé­ré ceux réa­li­sés par des jour­na­listes an­glais sur un Os­trea 700 équi­pé d’un 205 che­vaux Nan­ni die­sel. Comme le montrent les ta­bleaux ci­contre, le 800 avec son hors-bord se re­lève plus ra­pide de 6 noeuds que le 205 che­vaux in-bord, et de 2 noeuds que le 270 che­vaux.

La so­brié­té du mo­teur die­sel

En re­vanche, du cô­té des consom­ma­tions à ré­gime maxi­mal, les mo­teurs in-bord die­sel prennent l’avan­tage. À vi­tesses in­ter­mé­diaires, l’écart est moins fla­grant. Avec son ré­ser­voir de 300 litres contre 135 litres sur l’Os­trea 700, la ver­sion hors-bord bé­né­fi­cie donc à 20 noeuds d’une plus grande au­to­no­mie. Même si l’Os­trea 700 avec un 270 che­vaux Nan­ni die­sel sur­prend par son temps de dé­jauge age as­sez court (moins de 5 s) et sa vi­va­ci­té (en­vi­ron 8 s pour at­teindre 20 no euds),i les tmal­grét out dé­pas­sé par le 800 et son hors­bord en­core plus ré­ac­tifs. Au cha­pitre du com­por­te­ment en mer, l’in-bord, avec son centre de gra­vi­té plus bas, est plus stable et plus à l’aise dans la mer un peu agi­tée que le 800 qui peut être ame­né à ta­per da­van­tage. Mais, en vi­rage, le 800 af­fiche un angle de gîte nor­mal pour une ca­rène en V alors que le

700, avec sa pe­tite quille, vire à plat, voire avec une lé­gère gîte ex­té­rieure qui peut sur­prendre. Cô­té ma­noeu­vra­bi­li­té, le hors-bord l’em­porte bien évi­dem­ment, même si le 700 avec un pro­pul­seur d’étrave se ré­vèle bien ma­niable. En­fin, pour les ni­veaux so­nores, le Ya­ma­ha de 200 che­vaux brille par son si­lence, et sa si­tua­tion très re­cu­lée le rend beau­coup moins bruyant que l’in-bord, col­lé à la ti­mo­ne­rie.

EN CONCLU­SION

Alors, ligne d’arbre ou hors­bord ? Au-de­là de la ques­tion du bud­get, qui est à prendre en consi­dé­ra­tion, il s’agit de choi­sir entre deux ma­nières de na­vi­guer. La ligne d’arbre ap­porte la sta­bi­li­té, le confort jus­qu’à 20 noeuds même par mer for­mée et une consom­ma­tion ré­duite. Le hors­bord s’adresse à ceux qui veulent une uni­té un peu plus vive, moins chère à l’en­tre­tien, mais qui peut se ré­vé­ler un peu moins confor­table dès qu’il y a de la mer.

Sur la ver­sion in-bord, le mo­teur est pla­cé au centre du cock­pit et col­lé à la ti­mo­ne­rie. De part et d’autre se trouvent deux coffres dé­pour­vus de vé­rins en stan­dard.

Les deux Os­trea sont équi­pés de la même ti­mo­ne­rie au pare-brise in­ver­sé, mais celle du 700 est la ver­sion « deux portes », et celle du 800 la ver­sion « trois portes ».

Sur le 800, la ver­sion « trois portes » per­met d’ac­cé­der di­rec­te­ment au cock­pit de­puis la ti­mo­ne­rie.

La ti­mo­ne­rie pos­sède une hau­teur sous bar­rots de 2 mètres, et deux portes la­té­rales dé­bouchent dans les pas­sa­vants.

L’avant de la ti­mo­ne­rie ac­cueille une pe­tite ca­bine de 1,67 mètre de hau­teur sous bar­rots pou­vant en op­tion être équi­pée d’une cou­chette de 2,15 sur 1,90 mètre.

Sous le cous­sin à tri­bord de la cou­chette avant, un coffre re­çoit des WC chi­miques en stan­dard et ma­rins en op­tion.

Le pont avant très creux et large est par­ti­cu­liè­re­ment sé­cu­ri­sant pour les dé­pla­ce­ments ou les ac­tions de pêche.

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