Quick­sil­ver Ac­tiv 675 Crui­ser............................................

Moteur Boat Magazine - - SOMMAIRE - TEXTE: STÉ­PHA­NIE DE L OU ST A L. PHO­TOS: VIRGINIE PELA GAL LI.

Le concept du day-crui­ser prend un coup de jeune avec ce nou­veau mo­dèle de la gamme Quick­sil­ver Ac­tiv. Fonc­tion­na­li­tés et bon ni­veau de fi­ni­tion sont plus que ja­mais de la par­tie sur cette uni­té !

Il s’ap­pelle 675 et, pour­tant, il n’a rien à voir avec les 675 Sun­deck et Open exis­tants dans la gamme Quick­sil­ver Ac­tiv de­puis 2011. Le nou­vel Ac­tiv 675 Crui­ser vient en fait rem­pla­cer le 645 Crui­ser (voir MB n° 261) et est dé­cli­né en une ver­sion bo­wri­der. Pour des rai­sons de mar­ke­ting et de conti­nui­té de gamme, il a été nom­mé 675, mais sa ca­rène, dif­fé­rente et conçue pour re­ce­voir les nou­veaux V6 de Mercury, se si­tue avec ses 6,20 mètres de lon­gueur de coque à mi-che­min entre celle du 645 Crui­ser (6,12 m) et celle des 675 Sun­deck et Open (6,45 m). Do­tée d’un V de 20°, elle peut re­ce­voir jus­qu’à 225 che­vaux en puis­sance maxi­male, alors que celle du 645 Crui­ser était li­mi­tée à 200 che­vaux. Elle se ca­rac­té­rise par une étrave as­sez ver­ti­cale et deux belles vi­rures de chaque cô­té dont une qui s’étire de la poupe à la proue. Le ré­ser­voir à car­bu­rant a éga­le­ment été agran­di par rap­port à ce­lui du 645 Crui­ser et af­fiche une ca­pa­ci­té de 230 litres contre 160 litres pour son pré­dé­ces­seur. Mais là ne sont pas les seules dif­fé­rences, les deux ba­teaux n’ayant en fait plus grand­chose en com­mun.

Un pas­sage la­té­ral et non cen­tral

La ligne est plus mo­derne et plus cu­bique sur le 675 Crui­ser avec un pare-brise moins ar­ron­di et des mon­tants noirs. Le pas­sage sur le pont avant, re­cou­vert en op­tion d’un bain de so­leil, ne se fait plus par le centre du ba­teau, mais par le cô­té bâ­bord. L’ou­ver­ture du pare-brise est donc dé­ca­lée, comme les trois marches per­met­tant de mon­ter sur le pont. La porte cou­lis­sante de la ca­bine se trouve au centre du ba­teau, à gauche du poste de barre. De même, dans le cock­pit, un pas­sage sur tri­bord as­sure la sé­pa­ra­tion entre les plages de bain do­tées, pour celle de bâ­bord, d’un coffre et, pour celle de tri­bord, de l’échelle de bain. La cir­cu­la­tion à bord est donc sim­pli­fiée et ac­cé­der à l’eau ne de­mande plus, comme sur le 645 Crui­ser, d’en­jam­ber la ban­quette ar­rière. Celle-ci dis­pose d’un dos­sier à trois po­si­tions, face à la route, dos à la route – par exemple pour le mouillage – ou bain de so­leil après l’avoir en­tiè­re­ment ra­bat­tu vers l’ar­rière. Elle est par ailleurs pro­lon­gée sur bâ­bord par une autre ban­quette en L qui, une fois la table en place, crée un agréable sa­lon de pont pour quatre ou cinq per­sonnes. Le siège du pi­lote à l’ex­tré­mi­té rele-

vable pi­vote en­tiè­re­ment pour of­frir une place sup­plé­men­taire et, en op­tion, une ban­quette re­pliable dans le franc-bord de tri­bord aug­mente en­core la ca­pa­ci­té d’ac­cueil de ce sa­lon de pont. Sous les as­sises se dis­si­mulent des coffres dont les ca­pots sont as­sis­tés par des vé­rins ; cer­tains sont même ac­ces­sibles sans avoir à ôter la sel­le­rie. D’une ma­nière gé­né­rale, ce ba­teau bé­né­fi­cie d’une belle qua­li­té per­çue et les équi­pe­ments comme la fi­ni­tion sont d’un bon ni­veau. Le mo­dèle de notre essai était do­té de toutes les op­tions pos­sibles (voir la fiche tech­nique), en par­ti­cu­lier la table en teck. Celle-ci est sans au­cun doute plus élé­gante que celle en plas­tique pré­vue en stan­dard, mais elle est un peu lourde et sa ma­ni­pu­la­tion n’est pas des plus ai­sées pour la mise en place du bain de so­leil, puis­qu’il faut ajou­ter une ral­longe à la table dé­jà lourde, chan­ger le pied par un plus pe­tit, puis la po­si­tion­ner au ni­veau des as­sises afin d’ob­te­nir – après avoir pla­cé un cous­sin com­plé­men­taire et ra­bat­tu le dos­sier de la ban­quette ar­rière – un im­mense bain de so­leil de plus de 2,60 mètres de long sur 1,40 mètre de large.

Un bi­mi­ni très fa­cile à dé­plier

Ce bain de so­leil peut être abri­té sous un bi­mi­ni (op­tion­nel) fa­cile à ins­tal­ler et qui, une fois ran­gé, dis­pa­raît com­plè­te­ment dans les plats­bords et sous la ban­quette ar­rière. L’as­sise si­tuée à gauche du pi­lote pos­sède un dos­sier amo­vible qui peut s’orien­ter dans le sens ou dos à la marche pour la na­vi­ga­tion ou le mouillage. Le ta­bleau de bord, équi­pé en stan­dard de l’ins­tru­men­ta­tion SmartC­raft est as­sez mo­derne et er­go­no­mique. Outre un re­pose-pieds in­té­gré, le pi­lote pro­fite d’un vide-poche pla­cé sous la ma­nette de gaz. Le siège pi­lote ré­glable d’avant en ar­rière as­sure une bonne po­si­tion de conduite as­sise. Il n’est pas pré­vu de pi­lo­ter debout sur cette uni­té, la ma­nette de gaz trop basse ne per­met­tant pas de bien do­ser l’ac­cé­lé­ra­tion. Le siège du mo­dèle de notre essai n’était pas bien ré­glé et re­cu­lait à chaque ac­cé­lé­ra­tion ; de plus, en po­si­tion se­mi-as­sise, les fesses en ap­pui sur l’as­sise re­le­vée, le pi­lote doit sup­por­ter dans l’ar­rière des ge­noux la ma­nette de ré­glage du siège. En­fin, la ca­bine, dont la hau­teur sous bar­rots est de 1,20 mètre, ser vi­ra da­van­tage à sto­cker du ma­té­riel qu’à cou­cher à bord. Elle est néan­moins équi­pée de deux

cou­chettes en V conver­tibles en un cou­chage – ré­ser vé aux pe­tits ga­ba­rits – et, en op­tion, de WC ma­rins.

Plus de 40 noeuds en vi­tesse de pointe

Sur l’eau, le 675 Crui­ser est as­sez sé­dui­sant. Sa ca­rène passe plu­tôt bien dans le pe­tit cla­pot et fait preuve d’une bonne ac­croche en vi­rage où l’angle de gîte reste rai­son­nable. Le dé­jau­geage se fait sans au­cun ca­brage, le ba­teau étant toute de suite dans ses lignes. La com­bi­nai­son d’une petite lar­geur (2,46 m) et d’un ti­rant d’air de 1,43 mètre le rend sen­sible à la ré­par­ti­tion des poids à bord. Ain­si, lorsque les pas­sa­gers sont ins­tal­lés sur les ban­quettes à bâ­bord, le ba­teau a ten­dance à gî­ter sur ce bord en na­vi­ga­tion. Le chan­tier pro­pose d’ailleurs en op­tion le sys­tème de sta­bi­li­sa­teurs Zip­wake dont était pour­vu notre ba­teau. Pro­pul­sé par le nou­veau Mercury V6 de 225 che­vaux, il a af­fi­ché la vi­tesse de pointe de 41,2 noeuds au ré­gime de 5 400 tr/mn. Néan­moins, l’hé­lice de 19 pouces de­vra être rem­pla­cée par une 17 ou une 15 pouces pour per­mettre au mo­teur d’at­teindre le ré­gime maxi­mal de 6 000 tr/mn re­com­man­dé par le construc­teur.

EN CONCLUSION

Une sil­houette mo­derne, un plan de pont fonc­tion­nel et mo­du­lable, une ca­rène per­for­mante et une belle mo­to­ri­sa­tion, ce pe­tit ba­teau ré­pond par­fai­te­ment à son pro­gramme de sor­ties en fa­mille. La ca­bine, certes un peu petite, a tout de même le mé­rite d’exis­ter et de per­mettre de pas­ser une nuit à bord.

Sur ce nou­veau mo­dèle, les mon­tants de pare-brise sont noirs. Le cock­pit peut, en op­tion pour 2 960 €, être re­cou­vert d’un plan­cher en Flexi­teek.

Dans le cock­pit, sous la ban­quette bâ­bord, se trouve un ti­roir ré­fri­gé­ré qui fait par­tie du pack Édi­tion Smart.

Étrave ver­ti­cale et larges vi­rures ca­rac­té­risent cette nou­velle ca­rène.

Dans la baille, as­sez pro­fonde, se trouve un em­pla­ce­ment pour le guin­deau.

Dans le cock­pit, la mise en place du bain de so­leil de­mande d’ajou­ter une ral­longe à la table en teck (op­tion­nelle) et de chan­ger de pied. Un grand cous­sin vient en­suite com­plé­ter le so­la­rium.

L’angle de gîte en vi­rage reste rai­son­nable et l’ac­croche est bonne.

Dans la ca­bine, de larges équi­pets bordent la cou­chette en V ; ce­lui de bâ­bord ac­cueille la table en teck ran­gée dans sa housse.

Les plages de bain de 74 sur 58 cen­ti­mètres dis­si­mulent pour celle de bâ­bord un coffre et pour celle de tri­bord l’échelle de bain.

L’ajout de cous­sins cen­traux per­met d’ob­te­nir un cou­chage de 1,90 mètre sur 1,70 mètre.

En op­tion, des WC ma­rins mon­tés sur une planche cou­lis­sante se rangent sous la des­cente.

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