Boîte à double em­brayage

Moto Journal - - TECHNIQUE -

EN PRA­TIQUE

La boîte DCT Hon­da est la plus com­plexe d’un point de vue tech­nique, mais c’est aus­si celle qui peut être la plus simple à uti­li­ser. Comme sur une boîte au­to­ma­tique de ba­gnole, on dé­marre la mo­to, on ap­puie sur le bou­ton D (pour Drive) et on roule ! La ges­tion élec­tro­nique s’oc­cu­pe­ra des em­brayages et du pas­sage des rap­ports au mo­ment op­por­tun. Mais la boîte DCT offre aus­si beau­coup de nuances. A la place du mode D, trois modes au­to­ma­tiques S (pour Sport) sont dis­po­nibles. Plus le mode est spor­tif, plus les rap­ports se­ront pas­sés tar­di­ve­ment. Quel que soit le mode sé­lec­tion­né, il est tou­jours pos­sible de re­prendre la main sur l’élec­tro­nique en chan­geant de rap­port à l’aide des gâ­chettes + et – à la poi­gnée gauche. At­ten­tion quand même, la mo­to vous obéi­ra uni­que­ment si elle es­time que le chan­ge­ment de rap­port de­man­dé est pos­sible (elle n’au­to­rise ni le sous-ré­gime ni le sur­ré­gime). En­fin, il existe un mode ma­nuel qui vous per­met de tout contrô­ler grâce aux gâ­chettes. Seuls les sous-ré­gimes im­pliquent un ré­tro­gra­dage au­to­ma­tique.

COMMENT ÇA MARCHE

La boîte à double em­brayage re­pose sur une as­tuce : as­so­cier les rap­ports pairs à un em­brayage et les rap­ports im­pairs à un autre. De cette fa­çon, on peut en­ga­ger deux rap­ports en même temps, mais un seul rap­port est ac­tif, puis­qu’un seul em­brayage peut être em­brayé. Le chan­ge­ment réel de rap­port cor­res­pond alors à une “simple” per­mu­ta­tion des deux em­brayages. Simple n’est d’ailleurs pas vrai­ment le mot adé­quat. Pour ap­pli­quer le prin­cipe qu’on vient d’ex­pli­quer, le sys­tème DCT re­court à beau­coup d’élé­ments

spé­ci­fiques. L’une des clés du sys­tème est l’arbre pri­maire scin­dé en deux par­ties, cha­cune rac­cor­dée à un em­brayage. Ces deux arbres pri­maires sont co­axiaux et tournent l’un dans l’autre. Le contrôle des deux em­brayages est hy­drau­lique et il né­ces­site une pompe à huile qui ali­mente une paire d’élec­tro­vannes. Celles-ci sont com­man­dées par une ges­tion élec­tro­nique qui prend en compte de nom­breux pa­ra­mètres. Les élec­tro­vannes ali­mentent pe­tit à pe­tit (même si c’est in­sen­sible à la conduite) le cir­cuit hy­drau­lique qui met sous pres­sion les disques de chaque em­brayage (ou, à l’in­verse, qui re­lâche la pres­sion pour dé­brayer). Pour chan­ger les rap­ports, c’est un mo­teur élec­trique qui rem­place l’ac­tion du pied du pi­lote (en se ba­sant sur de nom­breux cap­teurs). Le tam­bour de sé­lec­tion compte deux fois plus de po­si­tions qu’une boîte mé­ca­nique clas­sique, avec, pour chaque chan­ge­ment de rap­port, une pre­mière étape qui en­gage le rap­port sui­vant, et une se­conde étape qui désen­gage le rap­port sur le­quel on était.

1. Les deux em­brayages sont en­traî­nés par le mo­teur via une cloche com­mune. 2. L'arbre pri­maire est di­vi­sé en deux par­ties. L'une pour les rap­ports pairs, l'autre pour les rap­ports im­pairs. 3. Deux élec­tro­vannes gèrent la pres­sion d'huile pour...

Les sys­tèmes de trans­mis­sion à double em­brayage sont très so­phis­ti­qués, mais au­jourd'hui très ré­pan­dus dans l'au­to­mo­bile. La prouesse du DCT de Hon­da est de les avoir par­fai­te­ment in­té­grés sur une mo­to où l'es­pace est comp­té. A gauche, on voit que le...

Le double em­brayage est au coeur du sys­tème. Con­trai­re­ment à un em­brayage clas­sique, il n'y a pas de res­sorts pour pla­quer les disques entre eux. C'est la pres­sion d'huile qui s'en charge.

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