“Fi­ni les tri­che­ries”

Moto Revue - - L’actu du MotoGP - LE BILLET DE BEEFY

« Voi­là, c’est of­fi­ciel : dès l’an pro­chain, l’IMU (Iner­tial mea­su­re­ment unit), soit la cen­trale iner­tielle et les cap­teurs qui en dé­pendent, fe­ra par­tie de l’en­semble de la ges­tion élec­tro­nique contrô­lée par la di­rec­tion tech­nique du cham­pion­nat Mo­toGP. Tout le monde uti­li­se­ra donc la même IMU, et c’est une bonne nou­velle car cette cen­trale iner­tielle était source de tri­che­ries au ni­veau de la ges­tion mo­teur. L’IMU est en ef­fet un élé­ment très com­plexe pos­sé­dant une mé­moire pro­gram­mable com­pa­rable à celle d’un or­di­na­teur, et donc ca­pable de mo­di­fier ou d’in­ter­pré­ter cer­taines in­for­ma­tions avant de les en­voyer vers l’ECU (Elec­tro­nic con­trol unit). Ces in­for­ma­tions “mo­di­fiées” pour­raient, de fait, avoir un im­pact sur les per­for­mances de la moto. L’IMU n’est pas qu’un simple gy­ro­scope qui, par une for­mule ma­thé­ma­tique, cal­cule l’angle, l’accélération et la dé­cé­lé­ra­tion de la moto par rap­port au sol. Il peut aus­si re­ce­voir d’autres in­for­ma­tions me­su­rées sur la moto. Ain­si, un angle théo­rique cal­cu­lé peut être mo­di­fié via un al­go­rithme de cal­cul pre­nant en compte d’autres fac­teurs/coef­fi­cients pro­ve­nant de cap­teurs de me­sure ins­tal­lés sur la moto. Un ré­sul­tat “do­pé” peut ain­si être en­voyé à l’ECU. Bien en­ten­du, tout ce­ci est in­ter­dit par le rè­gle­ment. Avec un IMU unique, les tri­che­ries ne de­vraient plus pou­voir être ne se­rait-ce qu’en­vi­sa­gées. Se­rait alors fer­mée une porte qui était ou­verte... grande ou­verte. »

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