Yan­nick Mar­pi­nard

Moto Verte - - Enquête -

Res­pon­sable com­mer­cial Be­ta France et pi­lote ex­trême

« Avec l’xtrem Chal­lenge ap­pa­ru cette sai­son, on s’aper­çoit que les épreuves font le plein. Di­sons entre 250 et 400 pi­lotes sui­vant les courses. Et pas mal de pi­lotes semblent avoir rou­lé sur les quatre pre­mières épreuves. Mal­heu­reu­se­ment, ce ne sont pas des très jeunes, plu­tôt des gars entre 30 et 50 ans. Ça coûte as­sez cher l’ex­trême et ça ré­duit for­cé­ment la clien­tèle. Pour moi, à 80 % ces pi­lotes sont des nou­veaux clients, pas tel­le­ment des pi­lotes qui viennent de l’en­du­ro tra­di­tion­nel. Pas la même clien­tèle. En ce qui concerne Be­ta, on est une marque as­sez jeune dans la dis­ci­pline puisque ça fait seule­ment treize ans qu’on pro­pose des mo­tos d’en­du­ro. On a des clients qui font de l’en­du­ro tra­di­tion­nel, pas mal qui ne font que de la ran­do. Et de­puis très ré­cem­ment, on a une clien­tèle ex­trême. L’ex­trême fait vendre des mo­tos en France, en tout cas pour Be­ta. De la pièce dé­ta­chée aus­si. J’ai pu le consta­ter chez quelques conces­sion­naires et sur les courses où les Be­ta sont pas mal pré­sentes. Mais il faut que le ni­veau reste ac­ces­sible en ex­trême en France. Pas comme l’erz­berg ou la Ro­ma­niacs qui sont de­ve­nus des shows, ce qui ne fait pas vendre des mo­tos au fi­nal. Il ne faut pas re­pro­duire ce qu’il s’est pas­sé en trial, de­ve­nu trop éli­tiste. Il faut de l’ex­trême po­pu­laire où l’ama­teur peut au moins bou­cler un tour quand les Élites en font deux ou trois. »

« Ça coûte as­sez cher l’ex­trême et ça ré­duit for­cé­ment la clien­tèle. »

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