La chro­nique de Mickaël Pi­chon…

Nous sommes en plein mi­lieu de l’été, mais du cô­té de la fa­mille Pi­chon, on est tou­jours à bloc. Après une pe­tite se­maine de break du cô­té d’ibi­za, on s’est re­mis en mode « Ro­cket » pour ter­mi­ner la sai­son du mieux pos­sible !

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Bon­jour, il s’est pas­sé pas mal de choses après le GP MX2 de Lom­bar­die dis­pu­té à Ot­to­bia­no, course lors de la­quelle Zach a mis des points dans les deux manches (20/17). Nous nous sommes ac­cor­dé une se­maine de break. Comme nous ne pou­vions par­tir pour rou­ler sur les deux courses in­do­né­siennes, on a pris des billets pour Ibi­za. Et c’était su­per sym­pa ! Une vraie se­maine de va­cances en fa­mille, c’est par­fait pour se res­sour­cer. Nous avions été in­vi­tés de- puis un mo­ment par la fa­mille Tor­tel­li pour fê­ter les 40 ans de Séb ! Et du coup, le ti­ming était ni­ckel. Nous nous sommes re­trou­vés dans une grande villa, il y avait des amis de Séb et Sté­pha­nie, Marc Blan­chard de chez 100% est pas­sé aus­si, c’était vrai­ment top. On a fait du sport avec Zach, un peu de tennis, on a aus­si dé­cou­vert le paddle. Bref, on s’est ré­ga­lé ! En­suite, nous sommes ren­trés au Mans. Juste avant de par­tir, Cé­dric Lucas était pas­sé à la mai­son pour re­faire notre piste de SX. Mon père a aus­si pas mal bos­sé des­sus pen­dant nos va­cances puisque de nom­breux orages l’avaient en­dom­ma­gée. Pour re­pendre la main, Zach a rou­lé une se­maine en su­per­cross. On le sait, pour la tech­nique, il n’y a rien de mieux. Après, nous nous sommes re­mis dans une lo­gique MX pour pré­pa­rer le GP de Lo­ket. Pour ce­la, je l’ai ins­crit sur l’élite d’if­fen­dic. Comme toutes nos 250 SX-F de GP étaient en ré­fec­tion, il s’est en­ga­gé en MX1 avec une 350. Il avait un peu uti­li­sé cette mo­to l’hi­ver der­nier. Après deux jours de rou­lage, nous sommes par­tis en Bre­tagne. Et Zach s’en est bien sor­ti, avec de bons chro­nos et deux manches aux portes du top cinq. Il a rou­lé avec des pi­lotes comme Grau­lus. Fran­che­ment, nous avons pas­sé un bon week-end. Mal­gré la cha­leur, le club avait su­per bien bos­sé au ni­veau de la pré­pa­ra­tion de la piste. Ça m’a im­pres­sion­né. Après cette pe­tite ex­pé­rience, nous avons re­pris le che­min de la Bel­gique pour une se­maine de trai­ning vers Lom­mel. Le GP de Bel­gique se rap­proche, il y au­ra aus­si As­sen en fin de sai­son et Zach n’a pas trop bouf­fé de sable de­puis le dé­but de l’an­née. Du coup, ça lui a fait du bien. Nous sommes ren­trés à la mai­son et nous étions tous en fa­mille pour re­gar­der la fi­nale de la Coupe du monde! C’était top, j’aime le foot de­puis tou­jours, mon pe­tit Len­ny joue en club, mon oncle est en­traî­neur. Fran­che­ment, les Bleus mé­ritent leur titre. Nous avons vé­cu un beau Mon­dial en Rus­sie. Je par­lais de mon plus jeune fils. Lui aus­si est en pleine forme. Quand on était à Lom­mel, il rou­lait tous les jours sur un pe­tit cir­cuit. C’est un tei­gneux, il veut tou­jours ga­gner. Dès qu’il y avait d’autres jeunes en piste, il vou­lait y al­ler et ne s’ar­rê­tait ja­mais ! En foot, il court par­tout, au tennis c’est la même chose… Il a beau­coup d’éner­gie, un peu comme moi quand j’étais jeune. Pour re­par­ler de cross, notre pro­gramme de fin de sai­son est char­gé puisque Zach va dis­pu­ter les sept der­niers GP, avec des dé­pla­ce­ments loin­tains en Tur­quie et en Bul­ga­rie. Du coup, ça de­mande pas mal de bou­lot et une grosse or­ga­ni­sa­tion. Entre la pré­pa­ra­tion des voyages, des mo­tos, les jour­nées s’an­noncent courtes, mais ça, je com­mence à avoir l’ha­bi­tude. Même si le ti­ming est ten­du, nous en­vi­sa­geons de rou­ler au SX Tour de La Trem­blade. Zach en a en­vie. C’est quelques jours avant la Suisse. Comme les GP s’en­chaînent der­rière, il ne fau­drait pas se bles­ser. Même une en­torse, ça se­rait em­bê­tant. Je sais que les frères Fou­chet ai­me­raient que nous soyons là, c’est nor­mal. Mais au­jourd’hui, avec le pro­gramme de GP, nos par­te­naires qui nous suivent pour ce­la, ce n’est pas évident. Mais on y pense (rires…) ! Je ne veux pas dé­bar­quer sur place à l’ar­rache. Si on a le temps de se pré­pa­rer un mi­ni­mum, ça pour­rait être une belle ex­pé­rience. Pour fi­nir, je vou­drais re­bon­dir sur l’an­nonce du ca­len­drier mon­dial 2019. Je ne veux pas pas­ser pour ce­lui qui cri­tique sans ar­rêt, j’avoue que Youths­tream fait plein de bonnes choses pour le MX, mais là, ça ne va pas. Su­zu­ki et Ka­wa­sa­ki ont ar­rê­té leur in­ves­tis­se­ment en MX2 de­puis l’an pas­sé. KTM n’au­ra qu’un pi­lote dans la ca­té­go­rie en 2019, Ya­ma­ha Ke­mea plus que deux. Ça de­vient dur, y com­pris pour les teams d’usine… Alors pour les équipes pri­vées, c’est mis­sion im­pos­sible. Vous avez vu le nombre de pi­lotes pré­sents der­rière la grille en In­do­né­sie ? Ces courses “over­seas” ré­clament un budget exor­bi­tant. C’est mons­trueux, le MX, ce n’est pas le Mo­togp qui n’est pas lui-même la For­mule 1. L’an pro­chain pour l’ins­tant, il y a l’ar­gen­tine, Hong Kong, la Chine, l’in­do­né­sie, on parle du Ko­weït, plus la Rus­sie qui n’est pas à cô­té non plus… Le pro­blème, c’est que les teams sont étouf­fés et les pi­lotes ne gagnent plus leur vie, hor­mis les poin­tures. Je pense qu’il faut re­voir ce mo­dèle et que la ré­par­ti­tion des re­cettes soit re­vue afin que toutes les par­ties trouvent leur compte, pro­mo­teur, team, pi­lotes, mo­to-clubs. Je ne sais pas quel se­ra notre pro­gramme en 2019, mais il va fal­loir se po­ser les bonnes ques­tions. Di­rec­tion Lo­ket pour nous. Ren­dez-vous le mois pro­chain les amis ! »

« Nous sommes al­lés en fa­mille fê­ter les 40 ans de Séb Tor­tel­li à Ibi­za, ça fait du bien ces mo­ments-là! »

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