G­TEAUX DU MONDE En­vie d’un des­sert folk­lo­rique ?

Pour le clou du dî­ner, il y a bien sûr la tra­di­tion­nelle bûche à la fran­çaise, mais pour­quoi ne pas sor­tir des sen­tiers en­nei­gés ? Pe­tit tour d’ho­ri­zon du cô­té de chez nos voi­sins eu­ro­péens…

My Cuisine - - Sommaire - Par Ti­phaine Cam­pet

LE MAR­BRÉ, ori­gi­naire d’al­le­magne, a été adop­té par le Da­ne­mark, où il est tra­di­tion­nel­le­ment ap­pré­cié à l’heure du thé, no­tam­ment dans le Jut­land, où vit en­core une pe­tite com­mu­nau­té al­le­mande. C’est là où dé­barque l’hé­roïne du film Le Fes­tin­de­ba­bette…

LE BO­LO REI, ou gâ­teau des Rois por­tu­gais, au­rait été in­tro­duit par les Fran­çais au siècle. Cette cou­ronne xix e brio­chée est gar­nie de fruits confits secs, qui sym­bo­lisent les joyaux.

LA TAR­TA DE SAN­TIA­GO réunit ce que l’es­pagne pro­duit de meilleur (oranges, amandes et huile d’olive). Nor­ma­le­ment, on réa­lise cette spé­cia­li­té dans un très grand plat pour que son épais­seur ne dé­passe pas 2,5 cm et cuise plus fa­ci­le­ment.

LE DUN­DEE CAKE a été créé à l’in­ten­tion de Ma­rie Stuart, reine d’écosse, dans la ville épo­nyme où se trou­vait la fa­brique de mar­me­lade d’oranges Keiller, qui a lan­cé la com­mer­cia­li­sa­tion de ce gâ­teau dans des boîtes en fer-blanc.

LE STRÜ­DEL, gâ­teau tra­di­tion­nel au­tri­chien à base de pommes et de pâte fine et crous­tillante, est l’un des des­serts de la gas­tro­no­mie juive – il est présent sur la table à l’oc­ca­sion de nom­breuses fêtes re­li­gieuses. La lé­gende ra­conte que c’est Ma­rie-an­toi­nette qui l’au­rait fait connaître en France.

LE PA­NET­TONE se dé­guste à Noël, mais il existe une tra­di­tion mi­la­naise qui consiste à ré­ser­ver une part pour la man­ger ras­sise, en fa­mille, le 3 fé­vrier, jour de la Saint-blaise, afin de se pré­mu­nir des maux de gorge et de nez. U

LE G­TEAU À ÉTAGES est com­po­sé de plu­sieurs bis­cuits dé­cou­pés dans l’épais­seur (bis­cuit de Sa­voie, gé­noise…), scel­lés par une gar­ni­ture, le tout étant mas­qué par un gla­çage. Mais il existe une forme plus an­cienne de gâ­teau à étages que l’on pré­pare dans les pays de l’est. La pâte est cuite dans une poêle comme une crêpe. Les crêpes sont en­suite as­sem­blées avec de minces couches de crème.

LA FO­RÊT-NOIRE doit se com­po­ser de kirsch (fa­bri­qué en Fo­rêt-noire), de ce­rises, de cho­co­lat noir et de crème. En­suite, toutes les in­ter­pré­ta­tions sont pos­sibles…

L’OME­LETTE NOR­VÉ­GIENNE a été mise au point à Pa­ris du­rant l’ex­po­si­tion uni­ver­selle de 1867, pour un dî­ner de la dé­lé­ga­tion chi­noise. Le chef du Grand Hô­tel dé­ci­da de créer un des­sert à ca­rac­tère scien­ti­fique. Il se pen­cha sur les ex­pé­riences de Ben­ja­min Thomp­son, phy­si­cien amé­ri­cain émi­gré en Ba­vière : ce­lui-ci avait éta­bli que le blanc d’oeuf bat­tu condui­sait mal la cha­leur. Pour em­pê­cher cette der­nière de faire fondre la glace de son en­tre­mets, le chef uti­li­sa alors de la me­ringue comme iso­lant. L’er­reur fut uni­que­ment géo­gra­phique, car il si­tua la Ba­vière en Nor­vège !

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