BA­TEAUX À FOILS Luxe & tech­no­lo­gie avan­cée

Neptune Yachting Moteur - - Salon Cannes Yachting Festival 2018 -

Ef­fleu­rer la sur­face, pour se li­bé­rer du mi­lieu li­quide et de la ré­sis­tance qu'il op­pose à l'avan­ce­ment, est un vieux rêve dont les hommes et prin­ci­pa­le­ment les mi­li­taires se sont ac­co­mo­dés de­puis le dé­but du ving­tième siècle. Les foils ont connu leurs heures de gloire puis sont tom­bés en désué­tude avant faire un re­tour en force avec la voile de com­pé­ti­tion et no­tam­ment la Coupe de l'Ame­ri­ca. Les com­pé­ti­teurs du Ven­dée Globe se sont en­gouf­frés dans leur sillage, sui­vis par les Ul­times, ces tri­ma­rans de course géants. Pour le mo­to­nau­tisme de plai­sance, les foils sont en­core em­bryon­naires, mais trois ac­teurs très dif­fé­rents ont dé­ve­lop­pé cha­cun un concept de foils pour faire vo­ler un ba­teau à mo­teur : Ena­ta et son Foi­ler, Prin­cess et le R 35, et SEAir avec des se­mi-ri­gides. Leur point com- mun est l'uti­li­sa­tion du car­bone très ré­sis­tant et lé­ger sans le­quel rien ne se­rait pos­sible, et des lo­gi­ciels de cal­culs qui dé­fi­nissent la forme des foils et celle des ba­teaux. Mais ces deux élé­ments ne sont que ma­tière et ou­til, et vo­ler de­mande des heures de tests et d'es­sais. Par­mi les trois foi­lers pré­sents à Cannes, seul SEAir était opé­ra- tion­nel, le foi­ler de Ena­ta ren­con­trait des pro­blèmes de main­te­nance et le R 35 de Prin­cess ne de­vait pas na­vi­guer avant d’être par­fai­te­ment au point. Cha­cun de ces pro­to­types, dans le se­cret de leurs ate­liers res­pec­tifs, a dé­jà dé­mon­tré sa ca­pa­ci­té à vo­ler, mais ils prouvent aus­si que la route est en­core longue.

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