«Pas tout foutre en l’air»

Après la dé­route 7-1 contre le PSG di­manche, le dé­fen­seur ita­lien An­drea Rag­gi a pris le temps de ré­pondre à nos ques­tions. Le coeur lourd, mais sans tom­ber dans la pa­nique

Nice-Matin (Antibes / Juan-les-Pins) - - Sports - FA­BIEN PI­GALLE

Il était mi­nuit pas­sé, après la rouste contre Pa­ris, quand An­drea Rag­gi s’est ar­rê­té quelques mi­nutes pour ten­ter de po­ser des mots sur ce nau­frage col­lec­tif. For­cé­ment, le dé­fen­seur n’a pas sou­ri une seule fois - l’in­verse au­rait été sur­pre­nant. Cette dé­faite - contre le PSG a fait mal, mais dans le dis­cours de l’Ita­lien, il y avait bien une touche de po­si­ti­visme. Le pi­rate et Mo­na­co ont tra­ver­sé un ou­ra­gan énorme. Mais après la pluie vient le beau temps, non ?

Dans quel état d’es­prit étiez-vous avant la ren­contre ?

Fran­che­ment, à chaque fois qu’on joue contre Pa­ris, on veut mon­trer… (il réfléchit) pas qu’on est de la même qua­li­té, mais en tout cas, pas comme ce soir. Fran­che­ment, on a fait un match ca­tas­tro­phique et il faut s’ex­cu­ser au­près des sup­por­ters. Ça, c’est la pre­mière chose. En­suite, il faut re­gar­der de l’avant : on est tou­jours deuxième avec quatre points d’avance sur Lyon et Mar­seille. Il faut gar­der la deuxième place car c’est notre ob­jec­tif. Il reste  matches, il faut les jouer à fond.

Comment ex­pli­quer l’ab­sence de ré­ac­tion du­rant la ren­contre ?

On a pris trois ou quatre buts en dix mi­nutes ! Là ça nous tue les jambes (sic)… la tête aus­si. Après, c’est très com­pli­qué, en plus contre Pa­ris. Quand tu perds - à la mi-temps, il fait chaud.

Quelles ont été les consignes à la pause ?

A la mi-temps, on s’est fixé d’être un peu plus cos­taud, en rem­por­tant plus de duels. Mettre de la grin­ta, l’en­vie de mieux jouer… mais vous sa­vez, dans la tête à ce mo­ment­là, ce n’est pas fa­cile. Mais c’est de notre faute, on n’au­rait ja­mais dû ren­trer comme ça dans le match. On l’a payé très cher.

Le goal-ave­rage en prend un coup...

Je sais. Mais on a cet avan­tage de quatre points, ce n’est pas rien. Il faut se concen­trer sur nous. Le des­tin est entre nos mains. Lyon et Mar­seille peuvent faire ce qu’ils veulent, si on gagne nos matches, on fi­nit deuxième. On est dans cet état d’es­prit.

En quoi cette lourde dé­faite est dif­fé­rente de celle de Lyon en  (-) qui vous avait coû­té la deuxième place ?

Je ne pense pas à ça. Si on com­mence à pen­ser à ça, on est mort. La vé­ri­té, c’est que même si on a fait un match comme ça, la deuxième place que nous oc­cu­pons est mé­ri­tée. Ce n’est pas un match qui va foutre en l’air tout ce tra­vail. Mais il faut qu’on soit sou­dé pour ré­agir dès sa­me­di. A l’ex­té­rieur contre Guin­gamp, ça va être un match cos­taud. Dif­fi­cile, sûr et cer­tain.

Entre la dé­faite - contre Lyon et le - contre le PSG, quelle est celle qui fait le plus mal ?

Celle de Lyon ! Car on perd la Ligue des cham­pions et la deuxième place. Là, ce n’est pas fi­ni et on est deuxième. A Lyon, c’était ter­mi­né.

La deuxième place que nous oc­cu­pons est mé­ri­tée ”

(Pho­to AFP)

An­drea Rag­gi et la dé­fense mo­né­gasque a été ri­di­cu­li­sé par le PSG.

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