Nice-Matin (Cannes)

L’OGC Nice est heureux

Un Gym, à deux visages, a fait l’essentiel avec la victoire. Et pratiqueme­nt assuré sa présence pour, au moins, le tour préliminai­re de la Ligue des Champions

- WILLIAM HUMBERSET

Séduisant en première mi-temps, poussif sur le reste de la partie, l’OGC Nice a encore marché sur un fil hier soir face aux Girondins. Mais dans la lignée de sa saison historique, le troisième du championna­t a rempli sa principale mission : gagner. Trois points qui portent le total à 67 unités et qui ramènent les Aiglons à quatre longueurs du leader monégasque et un petit point du PSG, deux premiers concernés par la finale de Coupe de la Ligue de samedi. Si les hommes de Favre gardent le droit de regarder vers le haut, ils ont surtout creusé le fossé avec le quatrième lyonnais. Avec 16 points d’avance sur les Rhodaniens malgré leur match en moins, le Gym a pratiqueme­nt assuré sa qualificat­ion pour le tour préliminai­re de Ligue des Champions. Ce qui relevait du miracle en début de saison s’avérait compliqué à aller chercher pour une formation amputée de deux hommes forts comme Plea et Cyprien à pratiqueme­nt dix journées de la fin. Mais ils l’ont montré encore hier, en prime du talent ces Niçois ont du caractère. Suffisamme­nt pour renverser un scénario à la fois favorable à la forme du moment des deux équipes et injuste au vu de l’entame appliquée des locaux. Le magnifique numéro solo de Laborde (9’) ne les a pas empêchés de réciter leurs gammes : plus de 70% de possession à la demi-heure de jeu, des redoubleme­nts de passes courtes et, surtout, un tranchant retrouvé dans les trente derniers mètres. Le penalty obtenu par Souquet et transformé par Balotelli en était une démonstrat­ion (16’), la superbe frappe d’Eysseric apportait la méritante consécrati­on d’une fluidité collective retrouvée.

Favre perd encore ses nerfs

Une réussite qui ne parvenait pas totalement à masquer la fébrilité défensive affichée notamment par la charnière centrale Le Marchand-Dante. Deux gauchers parfois étonnammen­t gauches dans leurs relances et perturbés par la qualité offensive girondine. Quand Gourvennec faisait entrer Menez, Rolan et Ounas en fin de match, Lucien Favre avait probableme­nt de quoi saliver. Comme Cardinale, qui s’est par ailleurs signalé par une parade devant Vada (35’) mais aussi une sortie approximat­ive sur corner (56’), le technicien suisse pouvait s’avouer heureux de constater une incroyable maladresse girondine dans les derniers mètres. Kamano a raté par deux fois l’immanquabl­e (56’, 66’) et Rolan était à un cheveu de reprendre le centre de l’impression­nant Sabaly (82’). Bordeaux a poussé, Nice a tenu mais son coach a de nouveau craqué au micro de Canal Plus (voir phrase). Un coup de gueule qui résume les soucis du technicien face à l’hécatombe de blessés mais aussi la pression qui entoure une équipe que beaucoup attendaien­t de voir chuter. Le coach s’est expliqué en conférence d’après-match, une fois le calme revenu. Lucide sur le « gros gros boulot encore à fournir défensivem­ent parce que ce n’est pas normal d’être mis en difficulté comme ça » ,le Suisse a retrouvé de la satisfacti­on vis-à-vis d’un super Mario. «Je l’ai vu plus investi, il a pressé. C’est normal, il faut qu’il le fasse. Sinon ce n’est pas possible de faire des résultats. » Il faudra faire sans lui au prochain rendez-vous à domicile contre Nancy. Mais ce Gym est décidément plein de ressources et n’a peut-être finalement pas fini de surprendre.

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Avec ce succès, les Niçois reviennent à un point de Paris.

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