L L’ap­pren­tis­sage, comment ça se passe ?

Les avan­tages d’étu­dier en al­ter­nance ou d’ac­cueillir un ap­pren­ti au sein de son en­tre­prise sont nom­breux. Voi­ci quelques ré­ponses à des ques­tions que l’on se pose sou­vent au mo­ment de s’en­ga­ger

Nice-Matin (Cannes) - - Côte D’azur - FRAN­ÇOIS STAGNARO / SOPRESS

’ap­pren­tis­sage consiste à al­ter­ner pé­riodes de tra­vail en en­tre­prise et en­sei­gne­ment dans des centres de for­ma­tion agréés. Le tout peut du­rer de un à trois ans, pé­riode sanc­tion­née par un di­plôme (du CAP au di­plôme d’in­gé­nieur) ou un titre à fi­na­li­té pro­fes­sion­nelle. Pro­po­sé jus­qu’à pré­sent aux jeunes entre 16 et 26 ans, il est ac­ces­sible à titre ex­pé­ri­men­tal jus­qu’à 30 ans dans cer­taines ré­gions, et dev­rait l’être bien­tôt dans toute la France dans le cadre de la ré­forme an­non­cée.

Une lo­gique ga­gnant-ga­gnant

Avant de si­gner, bien sûr, le fu­tur ap­pren­ti doit avoir dé­fi­ni le mé­tier qu’il sou­haite exer­cer et la for­ma­tion la plus adap­tée à son pro­jet pro­fes­sion­nel. Comme nous l’avons vu hier, il existe de nom­breuses sources d’in­for­ma­tion et pos­si­bi­li­tés d’ac­com­pa­gne­ment, dans le cadre de l’Édu­ca­tion na­tio­nale, des Mis­sions lo­cales ou au sein des chambres consu­laires. Se­lon Co­rinne Mo­ri, res­pon­sable du Point A de la CCI Nice Côte d’Azur, « les ques­tions des jeunes sont très concrètes, comme par exemple “est-ce qu’on au­ra en­core des va­cances ?” ou “com­bien se­rat-on ré­mu­né­ré ?” Nous leur ex­pli­quons que, par l’ap­pren­tis­sage, ils entrent vrai­ment dans le monde de l’en­tre­prise et de­vien-nent sa­la­riés. Au­jourd’hui, la for­ma­tion par al­ter­nance consti­tue un atout consi­dé­rable pour être em­bau­ché en­suite. » Dans une lo­gique ga­gnant-ga­gnant, les for­ma­tions en al­ter­nance pro­fitent aus­si à l’en­tre­pre­neur, qui a en­suite l’op­por­tu­ni­té d’em­bau­cher une main d’oeuvre qua­li­fiée, for­mée pré­ci­sé­ment se­lon ses be­soins.

Un contrat de tra­vail

Il bé­né­fi­cie, en outre, de plu­sieurs aides et in­ci­ta­tions (exo­né­ra­tion to­tale de charges so­ciales, cré­dit d’im­pôt, etc.). Cé­line Giauf­fret, res­pon­sable du CAD de la Chambre de mé­tiers et de l’ar­ti­sa­nat dans les Alpes-Ma­ri­times, in­siste sur l’im­por­tance de se faire ac­com­pa­gner : « C’est fon­da­men­tal et c’est to­ta­le­ment gra­tuit, pour les employeurs comme pour les ap­pren­tis. Nous of­frons aux pre­miers un vrai ser­vice de diag­nos­tic RH, avec un conseiller dé­dié, et nous re­ce­vons in­di­vi­duel­le­ment les se­conds, en leur pro­di­guant de nom­breux con­seils. Les jeunes n’ont pas for­cé­ment conscience que l’ap­pren­tis­sage est une vraie re­cherche d’em­ploi, avec un for­ma­lisme au­quel ils ne sont pas ha­bi­tués. » Une fois que l’em­ployeur et l’ap­pren­ti se sont mis d’ac­cord, ils signent un contrat d’ap­pren­tis­sage d’une du­rée de 12 à 36 mois se­lon le di­plôme pré­pa­ré, et l’en­re­gistrent par l’in­ter­mé­diaire de leur chambre consu­laire. Il s’agit d’un contrat de tra­vail, avec une pé­riode d’es­sai de 45 jours et une ré­mu­né­ra­tion com­prise entre 25 et 78 % du SMIC. •

De plus en plus de mé­tiers sont ac­ces­sibles via l’ap­pren­tis­sage.

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