Sé­niors : plu­sieurs axes de crois­sance

Les plus de 55 ans ont le vent en poupe ! En té­moigne le der­nier Sa­lon des se­niors de Pa­ris, où l’on ap­prend qu’ils sont ma­jo­ri­tai­re­ment sa­tis­faits de leur vie

Nice-Matin (Cannes) - - Actualités Immobilières - MÉ­LIS­SA MA­RI / SOPRESS *Sources : Via­voce/Har­mo­nie Mu­tuelle / Do­mi­tys/IFS.

Les études pleuvent et les conclu­sions sont les mêmes : les se­niors se sentent jeunes dans leur tête et glo­ba­le­ment en bonne san­té. Un bon point, puis­qu’au­jourd’hui, de nom­breuses pro­po­si­tions s’offrent à eux pour avoir un train de vie ac­tif : 72 % des 55 ans et plus font du bri­co­lage, 66 % jar­dinent, 57 % lisent et 55 % pra­tiquent des ac­ti­vi­tés phy­siques, se­lon le ba­ro­mètre 55+ IFOP du Co­ge­dim Club. C’est d’ailleurs une pré­oc­cu­pa­tion ma­jeure, puisque s’ac­ti­ver est im­por­tant, entre 32 % et 48 % des se­niors es­time que la dis­tance avec le do­mi­cile consti­tue le prin­ci­pal frein pour pra­ti­quer des loi­sirs en de­hors de la mai­son. D’où l’im­por­tance de trou­ver des so­lu­tions adap­tées chez soi, avec un ha­bi­tat con­for­table, mo­du­lable, des ou­tils et des équi­pe­ments tou­jours plus in­no­vants et un ac­com­pa­gne­ment adap­té.

Les se­niors et l’ha­bi­tat

Se­lon le ba­ro­mètre Do­mi­tys, 36 % des se­niors en­vi­sa­ge­raient de s’ins­tal­ler dans une ré­si­dence ser­vices lorsque leur lo­ge­ment ne se­ra plus adap­té. Mais la plu­part d’entre eux sou­haitent res­ter à proxi­mi­té de la fa­mille ou, du moins, vivre dans un en­droit où il se­ra pos­sible de ren­con­trer du monde, c’est pour­quoi ils sont plus en­clins à vivre chez eux. Mais si l’on vit seul, quelles sont les so­lu­tions ? La sé­cu­ri­té et le main­tien du lien so­cial sont es­sen­tiels : mise à dis­po­si­tion de ré­seaux d’entre-aide entre par­ti­cu­liers (vi­site de voi­si­nage, li­vrai­son de re­pas et courses à do­mi­cile), dé­ve­lop­pe­ment des struc­tures as­so­cia­tives qui pro­posent des ren­contres, des ani­ma­tions (avec des per­sonnes du même âge, des étu­diants et même des en­fants au sein des crèches) et lorsque l’on a la fibre tech­no, les ob­jets connec­tés sont éga­le­ment un bon moyen de main­te­nir le lien avec la fa­mille (ta­blettes, té­lé­phones spé­cia­li­sés) ou les pro­fes­sion­nels de san­té par exemple (42 % font confiance à la té­lé­mé­de­cine). Ils per­mettent aus­si de se sen­tir ras­su­ré (sys­tèmes d’alerte, de vi­déo sur­veillance, cap­teurs de mou­ve­ments, li­te­rie connec­tée et cou­verts in­tel­li­gents, etc.). Au­jourd’hui, jus­qu’à 75 ans, les se­niors restent glo­ba­le­ment « connec­tés ». Ils sont 55 % à uti­li­ser un or­di­na­teur fixe ou por­table, 35 % ont un smart­phone et 27 % une ta­blette tac­tile.*

Des so­lu­tions in­no­vantes

Des promoteurs pro­posent dé­jà des ha­bi­tats mo­du­lables, qui s’ajustent en fonc­tion de l’âge et des be­soins (cloi­sons amo­vibles, ins­tal­la­tions élec­trique et d’eau adap­tées). C’est dé­jà ce que pro­pose Bouygues Im­mo­bi­lier avec Ow­wi, un concept qui per­met à l’ac­qué­reur de des­si­ner son in­té­rieur (mis en place en Île-de-France). Cer­taines struc­tures de con­seils s’en­gagent même au­près des construc­teurs, à l’image d’Eif­fage Im­mo­bi­lier et Vi­va­lib, pour pro­po­ser des lo­ge­ments conçus se­lon une ar­chi­tec­ture dé­diée à tous les as­pects du confort de vie au quo­ti­dien (es­thé­tique simple, er­go­no­mie, au­to­ma­tismes, do­mo­tique, ob­jets connec­tés, lien avec les pla­te­formes de ser­vices ou d’as­sis­tance, etc.) si­tués à proxi­mi­té des com­merces, ser­vices et tran­sports, dans un en­vi­ron­ne­ment à do­mi­nante in­ter­gé­né­ra­tion­nelle, avec des biens en rez-de-chaus­sée ou au 1er étage, no­tam­ment. Lorsque les moyens ne per­mettent pas d’ache­ter sur me­sure, l’évo­lu­tion peut concer­ner de simples ré­amé­na­ge­ments d’ha­bi­tat, grâce à des aides di­verses. Le PACT ARIM pro­pose, par exemple, des con­seils tech­niques pour pro­cé­der aux dé­marches per­met­tant d’éla­bo­rer un plan de fi­nan­ce­ment (éva­lua­tion du do­mi­cile par un er­go­thé­ra­peute, ré­dac­tion des pré­co­ni­sa­tions, en­voi de tech­ni­ciens, pré­pa­ra­tion de cro­quis, de­mande de de­vis, aides fi­nan­cières). L’Agence na­tio­nale ou dé­par­te­men­tale pour l’in­for­ma­tion sur le lo­ge­ment (ANIL ou ADIL) font de même, tout comme la Fé­dé­ra­tion na­tio­nale d’ha­bi­tat et dé­ve­lop­pe­ment (H&D) ou d’autres or­ga­nismes. L’Anah et l’as­su­rance re­traite (Plan d’ac­tions per­son­na­li­sé) pro­posent, quant à eux, des aides fi­nan­cières (toutes les dé­tails sont à re­trou­ver sur : www.pour les-per­sonnes-agees.gouv.fr). En­fin, au-de­là de la simple ar­chi­tec­ture, c’est éga­le­ment le mode de vie qui se mo­der­nise, comme avec la co­lo­ca­tion. Qu’elle soit entre per­sonnes du même âge, ou in­ter­gé­né­ra­tion­nelle (avec des étu­diants no­tam­ment), elle per­met d’al­lier lien so­cial et éco­no­mies. •

La mai­son connec­tée est l’un des mar­chés les plus por­teurs de la Sil­ver éco­no­mie.

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