Ça tweete

Nice-Matin (Cannes) - - Côte D’azur - Éric Ciot­ti, Chris­tian Es­tro­si, Sé­lec­tion : F. M.

« Si la ma­jo­ri­té ré­gio­nale re­fu­sait les fer­me­tures de gares, elle en avait le pou­voir. Men­teur et pé­teux, une autre fa­çon de faire de la po­li­tique. » Gé­rard Piel, ex-élu PCF an­ti­bois, mar­di, h.

« Em­ma­nuel #Ma­cron, c’est un pou­voir per­son­nel et der­rière, un gou­ver­ne­ment de tech­no­crates où l’ap­pa­reil d’Etat prend le pas sur le po­li­tique. »

mer­cre­di,  h .

« Le maire, c’est un peu le pa­pa de tous ceux qui ar­rivent au monde dans sa com­mune jus­qu’au mo­ment où ils quittent ce monde. De la ma­ter­ni­té jus­qu’à l’EH­PAD, nous de­vons gé­rer des cen­taines de pro­blèmes et quand on ne connaît pas ça, on ne peut pas gou­ver­ner un pays cor­rec­te­ment. » mer­cre­di,  h .

« #Cannes : Ber­nard Bro­chand, dé­pu­té par­mi les plus ab­sents de l’@As­sem­bleeNat, dé­nigre @Em­ma­nuelMa­cron et son ac­tion. On juge un Pré­sident à la fin de son man­dat. Pas au bout d’un an. Pour mé­moire, Ber­nard Bro­chand, après  ans de man­dat, c’était un bi­lan proche du néant. » Phi­lippe Buerch, ex-can­di­dat can­nois LREM aux lé­gis­la­tives, mer­cre­di,  h .

« Suite à la #rgpp (vo­tée par la droite en ), le gou­ver­ne­ment a les plus grandes peines à rem­pla­cer un mi­nistre par­tant à la re­traite sur . #Re­ma­nie­ment. » Sté­phane Gau­thier, cadre du PS-, mer­cre­di,  h .

« Jan­vier  : vote de la loi Si­mone Veil sur la dé­pé­na­li­sa­tion de l’#IVG . Oc­tobre  : le Pape com­pare l’#IVG au re­cours à un “tueur à gages”. Ne ja­mais consi­dé­rer une avan­cée comme dé­fi­ni­ti­ve­ment ac­quise. » Her­vé Caël, co­dé­lé­gué du Mou­ve­ment ra­di­cal-, mer­cre­di,  h . Après deux an­nées blanches, le Par­ti so­cia­liste azu­réen re­noue avec sa Fête de la Rose. Elle au­ra lieu ce sa­me­di  oc­tobre à la salle Re­croix du Cannet. Oli­vier Faure, pre­mier se­cré­taire na­tio­nal du PS, se­ra la tête d’af­fiche de cette jour­née qui dé­bu­te­ra à  h  par des dé­bats thé­ma­tiques, un con­cours de boules et des ani­ma­tions mu­si­cales, pour s’ache­ver en soi­rée par un re­pas ré­pu­bli­cain, après les dis­cours d’usage. Dou­ble­ment in­ter­pel­lée par la sé­na­trice Do­mi­nique Es­tro­si-Sas­sone et le pa­tron de la Com­mu­nau­té d’ag­glo­mé­ra­tion de la Ri­vie­ra fran­çaise, Jean-Claude Gui­bal, sur l’ave­nir de la ligne fer­ro­viaire Nice Breil - Cu­neo, la mi­nistre des Tran­sports Eli­sa­beth Borne a li­vré cette se­maine quelques in­di­ca­tions. « Des échanges ont été ini­tiés avec les col­lec­ti­vi­tés et les in­ter­lo­cu­teurs ita­liens concer­nant les in­ves­tis­se­ments ad­di­tion­nels à réa­li­ser en vue d’une re­mise en état et d’une pé­ren­ni­sa­tion de la ligne », a-t-elle fait va­loir, sans pré­ci­ser da­van­tage. Tou­jours se­lon la mi­nistre,  mil­lions d’eu­ros sont pré­vus dans le contrat de plan Etat-Ré­gion, dont  mil­lions de l’Etat « qui a d’ores et dé­jà fi­nan­cé une étude me­née par SNCF Ré­seau, afin de dé­ter­mi­ner les opé­ra­tions à réa­li­ser sur les dif­fé­rentes por­tions de cette ligne ». Mi­chelle Sa­lu­cki, maire de Val­lau­ris, a vo­lé au se­cours du pré­sident du Dé­par­te­ment, Charles-Ange Gi­né­sy, at­ta­qué par Jo­seph Sé­gu­ra, maire de Saint-Laurent-du-Var, ven­dre­di lors de l’as­sem­blée plé­nière du Dé­par­te­ment. Jo­seph Sé­gu­ra ayant évo­qué une po­li­tique d’éco­no­mie ef­fec­tuée sur le dos des com­munes, Mi­chelle Sa­lu­cki a li­vré son res­sen­ti, bien dif­fé­rent : « Le Dé­par­te­ment sou­tient tou­jours les com­munes, au quo­ti­dien. Etant maire d’une com­mune en dif­fi­cul­té, j’ai tou­jours eu le Dé­par­te­ment à mes cô­tés lorsque j’en ai eu be­soin. » « S’il n’y avait plus le Dé­par­te­ment à nos cô­tés, ce se­rait une ca­tas­trophe », a-t-elle ajou­té, ap­puyée par le maire de Cap-d’Ail Xa­vier Beck. Et d’in­vi­ter Jo­seph Sé­gu­ra « à ne pas cé­der à la po­li­tique po­li­ti­cienne ». Au coeur d’échanges sou­vent mal­sains, l’uni­ver­si­taire Ber­nard As­so a ap­por­té une touche de rai­son dans la po­lé­mique sur l’ave­nir des dé­par­te­ments, lors du der­nier con­seil dé­par­te­men­tal. « Il n’existe pas plus de mil­le­feuille ter­ri­to­rial chez nous qu’en Al­le­magne ou en Ita­lie », a no­té l’élu de Nice-Ouest, avant de rap­pe­ler « son at­ta­che­ment au couple Dé­par­te­ment-com­munes, gage du main­tien des en­ra­ci­ne­ments »... « Si on ré­sume ça (la dis­cus­sion sur la fu­sion de dé­par­te­ments et mé­tro­poles, ndlr) à des que­relles de per­sonnes, on se prive du vrai dé­bat », s’est-il ir­ri­té. En ju­riste, il a éga­le­ment po­sé la ques­tion du sta­tut des mé­tro­poles. Au­jourd’hui éta­blis­se­ments pu­blics de co­opé­ra­tion in­ter­com­mu­nale, elles pour­raient de­ve­nir des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­riales à part en­tière, ce qui chan­ge­rait sen­si­ble­ment leur na­ture.

Le conseiller dé­par­te­men­tal PCF Fran­cis Tu­jague, par ailleurs maire de Contes, au­rait ai­mé que le pré­sident du Dé­par­te­ment, Charles-Ange Gi­né­sy, fasse vo­ter une mo­tion s’op­po­sant à la construc­tion d’une éven­tuelle pri­son sur le pla­teau Ter­cier, si­tué entre Drap et Contes, pour des rai­sons à la fois éco­lo­giques et de dif­fi­cul­té de des­serte. Tout en af­fir­mant son hos­ti­li­té « per­son­nelle » à une telle éven­tua­li­té, Charles-Ange Gi­né­sy n’a pas sou­hai­té al­ler plus loin. Par sou­ci d’apai­se­ment sans doute : pour l’im­plan­ta­tion de la nou­velle pri­son, le pla­teau Ter­cier est en ef­fet en ba­lance avec la rive droite du Var. Une op­tion qui est, elle, to­ta­le­ment re­je­tée par Jo­seph Sé­gu­ra, maire de St-Laurent-du-Var et nou­veau meilleur en­ne­mi de Charles-Ange Gi­né­sy. Long­temps ad­joint en charge des sports à la mai­rie d’An­tibes, le dé­pu­té LR Eric Pau­get a sug­gé­ré à la mi­nistre Roxa­na Ma­ra­ci­nea­nu, de fa­çon à pal­lier la di­mi­nu­tion des cré­dits al­loués à son mi­nis­tère, la créa­tion d’un  % spor­tif qui fa­ci­li­te­rait la réa­li­sa­tion d’amé­na­ge­ments spor­tifs an­nexes aux nou­velles construc­tions ur­baines. Il vient par ailleurs de dé­po­ser une pro­po­si­tion de loi, co­si­gnée par qua­rante-trois dé­pu­tés dont Ber­nard Bro­chand et Lau­rence Tras­tour-Is­nart, vi­sant à en­cou­ra­ger le mé­cé­nat spor­tif. Ce­la, en por­tant de  à  % et à dix pour mille du chiffre d’af­faires la ré­duc­tion d’im­pôt lé­gale en contre­par­tie des ver­se­ments au pro­fit d’or­ga­nismes qui ont pour ob­jet de pro­mou­voir la pra­tique du sport ama­teur. « Cette dis­po­si­tion, ap­puie-t-il, per­met­trait éga­le­ment aux en­tre­prises de sou­te­nir les spor­tifs de haut ni­veau et contri­bue­rait à dé­ve­lop­per une vraie stra­té­gie de mé­cé­nat en fa­veur du sport. »

Le Plan san­té du gou­ver­ne­ment a plu­tôt sé­duit Her­vé Cael, pa­tron du Par­ti ra­di­cal , qui est aus­si mé­de­cin. Il es­time que ce Plan part « d’un constat lu­cide de la si­tua­tion », no­tam­ment quant à « l’échec de la ré­gu­la­tion des dé­penses par la di­mi­nu­tion de l’offre de soins », pour abou­tir à « des pro­po­si­tions in­no­vantes en ma­tière de for­ma­tion, dont la sup­pres­sion du nu­mé­rus clau­sus à la fin de la pre­mière an­née de mé­de­cine est la me­sure la plus em­blé­ma­tique ». Il pose tou­te­fois deux bé­mols : « Le pa­ri ris­qué d’une ré­forme de la san­té avec des moyens fi­nan­ciers li­mi­tés » et « un ap­pel, lé­gi­time, à la res­pon­sa­bi­li­sa­tion des pro­fes­sion­nels de san­té » qui doit à ses yeux s’ac­com­pa­gner « d’un ap­pel iden­tique à la res­pon­sa­bi­li­sa­tion des pa­tients, voués à de­ve­nir de vé­ri­tables ac­teurs de leur san­té ».

De son cô­té, le maire LR d’An­tibes Jean Leo­net­ti, car­dio­logue, tout en no­tant que le Plan san­té du gou­ver­ne­ment crée un nou­veau mé­tier à mi-che­min entre ai­de­soi­gnant et se­cré­taire mé­di­cal, re­grette qu’au­cune pro­po­si­tion n’ait été for­mu­lée pour la pro­fes­sion d’in­fir­mier, « in­dis­pen­sable pour la pré­ven­tion, la co­or­di­na­tion et les soins ». Comme LR, l’UDI  pro­cède elle aus­si à ses élec­tions in­ternes. Elles au­ront lieu ce lun­di  oc­tobre à Cannes. Et plus en­core que chez Les Ré­pu­bli­cains, tout sus­pense est éven­té. Pa­tron par in­té­rim de­puis le dé­part de Ru­dy Salles, le Can­nois Gilles Ci­ma est en ef­fet l’unique can­di­dat à la pré­si­dence. Outre la va­li­da­tion du pré­sident pour les trois an­nées à ve­nir, les adhé­rents au­ront à élire une quin­zaine de conseillers na­tio­naux et une ving­taine de conseillers dé­par­te­men­taux, sur des listes blo­quées qui ont fait l’ob­jet d’un consen­sus en amont. Au­tant dire que ce scru­tin est or­ga­ni­sé à la bonne fran­quette, par un par­ti qui veut ten­ter de se re­cons­truire sans dé­chi­re­ments. D’ores et dé­jà, le dé­lé­gué dé­par­te­men­tal de la fé­dé­ra­tion a été, se­lon les sta­tuts, nom­mé par les ins­tances na­tio­nales. Il s’agit de Pa­trice No­vel­li, conseiller mu­ni­ci­pal et an­cien pre­mier ad­joint de Men­ton, où il se­ra can­di­dat à la mai­rie en . Il est membre de l’UDI de­puis . Une mis­sion de plus pour Do­mi­nique Es­tro­si-Sas­sone. La sé­na­trice LR a été nom­mée membre de la com­mis­sion spé­ciale char­gée d’exa­mi­ner le pro­jet de loi re­la­tif à la crois­sance et à la trans­for­ma­tion des en­tre­prises. A sa­voir la loi Pacte, fourre-tout lé­gis­la­tif des­ti­né à fa­ci­li­ter la vie des en­tre­prises et à don­ner de la vi­gueur à la crois­sance, à tra­vers en par­ti­cu­lier de nou­velles pri­va­ti­sa­tions. Elle a été adop­tée, en pre­mière lec­ture, cette se­maine à l’As­sem­blée na­tio­nale. Le Dé­par­te­ment a un nou­veau di­rec­teur gé­né­ral des ser­vices, en la per­sonne de Chris­tophe Pi­card. Ce­lui-ci connaît dé­jà bien la mai­son, puis­qu’il y a exer­cé comme di­rec­teur des res­sources hu­maines et des fi­nances, avant de de­ve­nir di­rec­teur gé­né­ral des ser­vices du con­seil dé­par­te­men­tal du Nord. Il suc­cède à Chris­tophe-Noël du Pay­rat, qui a pris une nou­velle orien­ta­tion pro­fes­sion­nelle.

TH. P.

ce billet m’a été lar­ge­ment ins­pi­ré par notre chef des sports… En cas de griefs, mer­ci de vous adres­ser à Phi­lippe Camps lui-même. Le­quel me di­sait donc que nous sommes un peuple ter­ri­ble­ment ver­sa­tile et, en dé­fi­ni­tive, im­ma­ture. Mé­di­ter­ra­néen, en gros. Après avoir por­té Ma­cron au pi­nacle de ma­nière ir­rai­son­née, nous voi­ci à le lyn­cher sans ver­gogne. Tout ça parce que nous avons bien vou­lu nous lais­ser per­sua­der, pauvres sots, qu’il était ma­gi­cien. Et ca­pable de faire mieux que les autres, au mo­tif qu’il pro­cla­mait l’ir­rup­tion d’un nou­veau monde, sur­gi dont ne sait où. Ça marche à tous les coups ! Nous sommes dé­ci­dé­ment d’une naï­ve­té confon­dante. Cette fai­blesse-là est vieille comme la Terre. Jé­sus, dé­jà, en fai­sait son miel. Pour ne rien ar­ran­ger, elle se com­plique au­jourd’hui d’im­pa­tience, dans cette les­si­veuse où, mou­tons hys­té­ri­sés, nous sau­tons d’ur­gence en ur­gence, in­gambes mais les nerfs en pe­lote. Elle semble si désuète, cette in­vite de Fran­çois Mit­ter­rand à lais­ser du temps au temps. C’étaient les an­nées . Il y a une éter­ni­té.

(Pho­to S. B.)

Mi­chelle Sa­lu­cki.

(Pho­to C. D.)

Pa­trice No­vel­li.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.