Mis­sion pré­ven­tion au quo­ti­dien avec la Croix-Rouge d’An­tibes

Nice-Matin (Cannes) - - Grand Ouest -

Une mi­nute pas plus. Et 99% de fia­bi­li­té. « Et après on peut im­mé­dia­te­ment lire le ré­sul­tat. Sa­voir s’il est po­si­tif ou né­ga­tif », ex­plique Da­nielle Mu­noz, in­fir­mière au sein de l’an­tenne Croix-Rouge d’An­tibes. Aux cô­tés du mé­de­cin Jean-Fran­çois Dor, elle oeuvre au sein du centre mé­di­cal ou­vert tous les ma­tins du lun­di au ven­dre­di au sein du 6 rue de l’Isle. À la de­mande de la pa­tien­tèle, l’équipe réa­lise des Trod – test ra­pide d’orien­ta­tion diag­nos­tique. Ano­nyme, confi­den­tielle, gra­tuite et sans ren­dez-vous, cette dé­marche per­met de connaître sa po­si­ti­vi­té ou né­ga­ti­vi­té au VIH : « Pour qu’il soit fiable, il est pré­fé­rable de le réa­li­ser trois mois après la prise de risque. »Si l’acte de dé­pis­tage en lui-même s’avère peu chro­no­phage, les bé­né­voles en blouse blanche prennent sur­tout le temps d’échan­ger avec le pa­tient : « Avant toute chose, il faut que le mes­sage de pré­ven­tion passe. » Au­jourd’hui en­core. Au­jourd’hui tou­jours.

Une qua­ran­taine de tests par an « Ef­fec­ti­ve­ment on constate une prise de risque chez les quin­qua­gé­naires-sexa­gé­naires. Il ne faut pas pen­ser que la tri­thé­ra­pie dis­pense de se pro­té­ger. » Jus­te­ment, une pe­tite ar­moire trône fiè­re­ment dans la pièce pour le rap­pe­ler. « Elle contient des pré­ser­va­tifs. J’in­vite chaque per­sonne à se ser­vir. » Et pas seule­ment puisque, comme le rap­pelle la pré­si­dente Ma­ri­ka Ro­man : « Lors des ma­raudes au­près des san­sa­bri nous en dis­tri­buons éga­le­ment. Ce­la fait par­tie de notre kit hy­giène homme et femme. » Avec une qua­ran­taine de tests réa­li­sés par an, l’an­tenne an­ti­boise reste plus que ja­mais sur le front : « Il ne faut pas ou­blier que notre ré­gion est la plus im­pac­tée par le vi­rus du Si­da après l’Île-deF­rance. » C’est bien pour ce­la que les équipes re­di­rigent les pa­tients vers d’autres struc­tures : « Si nous avons le moindre doute, ou que le ré­sul­tat s’avère po­si­tif nous sommes tou­jours en étroite col­la­bo­ra­tion avec le centre hos­pi­ta­lier d’An­tibes-Juan-les-Pins. Les per­sonnes peuvent y réa­li­ser une prise de sang de contrôle dans le ser­vice idoine et éga­le­ment dé­bu­ter un trai­te­ment. » Le but ? Que per­sonne ne se re­trouve dé­mu­ni face à la ma­la­die : « Nous avons éga­le­ment une prise en charge psychologique chez nous. C’est une di­men­sion pri­mor­diale. » L’an­tenne mé­di­cale de la Croix-Rouge si­tuée au 6 rue de l’Isle à An­tibes est ou­verte du lun­di au ven­dre­di, sans ren­dez­vous, de 9 heures à 11 heures.

Au to­tal, le ren­dez-vous de dé­pis­tage dure un quart d’heure.

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