Mar­co Grilli, la dis­pa­ri­tion d’un pas­sion­né

Le res­pon­sable du ski nau­tique de l’hô­tel Belles-Rives s’est éteint sa­me­di à l’âge de 66 ans

Nice-Matin (Cannes) - - La Une -

Dans la baie de Juan-les-Pins, il y a la plage, le so­leil et la mer. Il y avait aus­si Marc Grilli, l’in­con­tour­nable pi­lier du ski nau­tique du Belles-Rives qui vient de nous quit­ter à l’âge de 66 ans des suites d’une ter­rible ma­la­die. Mar­co a pas­sé sa vie sur l’eau dans la ca­pi­tale du ski nau­tique. Il ne pou­vait pas y échap­per. C’était une tra­di­tion fa­mi­liale. Son père Ma­rius a été l’un des pion­niers de ce sport. Ma­rin pê­cheur l’hi­ver, il était pi­lote de ca­not l’été. Com­ment ne pas trans­mettre à son fils le vi­rus de la mer. À 9 ans, Mar­co monte sur des skis pour la pre­mière fois. À 15 ans, il donne ses pre­miers cours, tout en ai­dant son père à net­toyer les ba­teaux. Amou­reux des grands es­paces, le jeune Grilli sait dé­jà où se trouve sa place, aux cô­tés de son père... sur l’eau ! En sur­fant et sau­tant les vagues, il ai­mait à dire : «Je marche sur l’eau. »

Sa ren­contre avec Ma­rianne Es­tène-Chau­vin, pro­prié­taire du Belles-Rives se­ra dé­ter­mi­nante. Pas­sion­née de ski nau­tique, la grande dame veut à l’époque per­pé­tuer la lé­gende de ce sport né en 1932, à Juan-les-Pins. L’homme est tout trou­vé : il est dé­jà sur place. Mo­ni­teur, Mar­co fe­ra mon­ter sur les skis les clients de l’hô­tel et de nom­breuses ve­dettes du sport et du show-biz comme Mi­chel Bou­je­nah, Jean Ale­si, Yan­nick Noah et bien d’autres. L’homme bron­zé, au sou­rire ra­dieux, n’a ja­mais quit­té la baie jua­naise. «Nous avons un cadre mer­veilleux, avec un pa­lace comme lieu de tra­vail, pour­quoi al­ler voir ailleurs ? Je suis amou­reux de ma ville, de la mer et de ma femme », di­sait-il.

« Homme libre, tou­jours tu ché­ri­ras la mer »

Son plai­sir ? S’oc­cu­per des jeunes ta­lents et trans­mettre sa pas­sion aux ados: «L’ave­nir, c’est eux!» D’ailleurs, il avait re­çu la mé­daille de che­va­lier du Mé­rite ma­ri­time, pour sa car­rière d’édu­ca­teur spor­tif pour ses per­for­mances en tant que com­pé­ti­teur, mais aus­si d’en­sei­gnant. Mar­co était un bat­tant. «Quand on veut, on peut. Pro­gres­ser tout en ayant du plai­sir, c’est pos­sible. »

Il n’a d’ailleurs ja­mais pen­sé à prendre sa re­traite. Tout au contraire, il au­rait bien ra­jou­té des an­nées à son comp­teur. Mal­heu­reu­se­ment la ma­la­die en a vou­lu au­tre­ment. Il lais­se­ra un grand vide à Juan-les-Pins, mais aus­si à An­tibes, sa ville na­tale, où il compte de nom­breux amis qui n’ou­blie­ront pas sa de­vise : « Homme libre, tou­jours tu ché­ri­ras la mer. »

Les ob­sèques de Marc Grilli se­ront cé­lé­brées de­main, à 14 h 30, à la ca­thé­drale d’An­tibes. En cette dou­lou­reuse cir­cons­tance, «Nice-Ma­tin » pré­sente ses condo­léances à son épouse Nel­ly, sa fille Na­tha­lie, son fils Pa­trice, ses pe­tites-filles Anaïs et Car­la, ain­si qu’à toutes les per­sonnes tou­chées par ce deuil.

« Homme libre, tou­jours tu ché­ri­ras la mer ». (Pho­tos d’ar­chives S. B., F. B., M. O., M. B., Ca­len­di­rer les gueules d’An­tibes et DR)

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