Nice-Matin (Cannes)

L’An­gle­terre s’af­firme

- CHRISTOPHE­R ROUX

Se pen­cher sur ce Ja­pon - An­gle­terre, re­make d’une de­mi-fi­nale du der­nier Mon­dial, re­vê­tait des in­té­rêts mul­tiples. En pre­mier lieu, il conve­nait de sa­voir qui évi­te­rait un hui­tième de fi­nale plus que délicat contre le Ca­na­da ou les PaysBas ? Dans un se­cond temps, il était ques­tion de se for­ger un avis sur ces deux for­ma­tions his­sées au sta­tut de fa­vo­rites pour le titre. Au terme d’une ren­contre plai­sante et ryth­mée, ce sont les Nip­pones, deuxièmes de ce groupe D après leur re­vers hier soir, qui au­ront le mal­heur de dé­fier l’un des deux gros pois­sons du groupe E. Quant à l’équipe ayant fait meilleure im­pres­sion, la palme re­vient aux Trois Lionnes. Les Na­de­shi­ko (Oeillets) d’Iwa­bu­chi, en re­cons­truc­tion

dans l’op­tique des Jeux Olym­piques à To­kyo l’an pro­chain, semblent trop naïves dé­fen­si­ve­ment pour al­ler au bout. Elles ont éga­le­ment man­qué de mou­ve­ment et de créativité à l’ap­proche de la sur­face an­glaise. Les vice-championne­s du monde en titre souffrent, éga­le­ment, quand le dé­fi phy­sique de­meure in­tense.

Une faille au mi­lieu

A l’in­verse, l’es­couade de Phil Ne­ville, qui pour­rait croi­ser la route des Bleues en de­mi-fi­nale - si la bande à Co­rinne Diacre ne connaît pas de sor­tie de route pré­ma­tu­rée monte en puis­sance. Même si l’an­cien dé­fen­seur de Man­ches­ter Uni­ted avait fait souf­fler Par­ris, Green­wood ou Kir­by au coup d’en­voi. La char­nière Hough­ton-Bright a été sou­ve­raine et d’une grande sérénité dans ses in­ter­ven­tions. De­vant, Ellen White n’a pas be­soin de cin­quante oc­ca­sions pour faire trem­bler les fi­lets. Et l’in­tel­li­gence de ses dé­pla­ce­ments saute aux yeux. Si les Bleues ont le bon­heur de fer­railler avec les An­glaises, elles de­vront éga­le­ment se mon­trer fé­roces sur les deuxièmes bal­lons et ne pas lais­ser Walsh ou Stan­way, entre autres, prendre leur chance de loin. Hier soir, elles ont don­né des sueurs froides à Ya­ma­shi­ta longue dis­tance.

S’il fal­lait poin­ter quelques failles chez la troi­sième na­tion FIFA, elles se si­tue­raient sans doute au mi­lieu de terrain. Sous pres­sion, la tech­nique du trio Scott-Walsh-Stan­way peut s’avé­rer dé­faillante. De quoi of­frir contre-at­taques et coup francs bien pla­cés à l’ad­ver­saire. De plus, quand cette équipe doit gé­rer un ré­sul­tat, elle est mal à l’aise. Sans Bard­sley ou leur mal­adresse, les Ja­po­naises au­raient pu ré­duire l’écart en fin de par­tie. Des dé­tails qui n’ont, peut-être, pas échap­pé au staff des Bleues.

 ??  ?? Les Trois Lionnes montent clai­re­ment en puis­sance, à l’image de leur ca­pi­taine, Steph Hough­ton, au­teure d’une er­reur de re­lance sanc­tion­née d’un but en ou­ver­ture face à l’Ecosse, im­pé­riale hier. (Photos Pa­trice La­poi­rie)
Les Trois Lionnes montent clai­re­ment en puis­sance, à l’image de leur ca­pi­taine, Steph Hough­ton, au­teure d’une er­reur de re­lance sanc­tion­née d’un but en ou­ver­ture face à l’Ecosse, im­pé­riale hier. (Photos Pa­trice La­poi­rie)

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