Nice-Matin (Cannes)

Paul La­combe : « Dos au mur, on voit les bon­hommes »

- FRANÇOIS PATURLE

Sans langue de bois, en pre­mier de cor­dée et fi­dèle à sa sin­cé­ri­té cou­tu­mière, Paul La­combe dresse un ta­bleau sans conces­sion : lui­même et sa Roca Team peuvent faire beau­coup mieux.

Paul, les deux pre­mières manches ont été dif­fi­ciles pour l’ASM...

L’ASVEL nous a mon­tré ce qu’il fal­lait faire chez nous. Ils nous ont to­ta­le­ment fait dé­jouer par leur du­re­té dé­fen­sive. On n’a pas réus­si à ré­pondre col­lec­ti­ve­ment. Il y a eu quelques sur­sauts d’or­gueil in­di­vi­duels. Mais ça ne suf­fit pas pour ga­gner. Mal­gré tout, les deux matches nous laissent de l’es­poir. A la vi­déo, on a vu qu’on ne fai­sait pas les choses dans le bon ordre. Certes, ils mettent de l’in­ten­si­té phy­sique, mais à cô­té de ça, on su­bit. On peut mon­trer un bien meilleur vi­sage. Prendre un match, ça passe par là. Il faut mon­trer plus de du­re­té, plus d’en­ga­ge­ment, plus d’in­ten­si­té. A par­tir de là, on re­trou­ve­ra de la flui­di­té of­fen­sive, et du plai­sir.

Vous êtes-vous mis trop de pres­sion ?

Sur un plan per­son­nel, in­cons­ciem­ment, oui, ce­la m’a rat­tra­pé. J’ai tout es­sayé, sans parvenir à me mettre dans une bulle. Ce­la s’est peut-être pro­pa­gé sur mes co­équi­piers. Mais sur le plan col­lec­tif, cer­tains n’ont pas en­core ré­pon­du pré­sent. Certes, l’Asvel joue très bien. Mais on n’est pas nous-mêmes. Les at­ti­tudes ne sont pas les mêmes qu’en quart et en de­mi­fi­nale. Il faut y re­mé­dier.

Tu souffres de la si­tua­tion ?

To­ta­le­ment. Par rap­port à une fier­té per­son­nelle, pour les gens qui me sou­tiennent, je dois faire mieux. J’ai re­çu énor­mé­ment de mes­sages de sou­tien, ça m’a fait plai­sir. J’es­père que ça va le faire pour le e match.

Tu peux être l’un de ceux qui mènent la créa­tion...

Oui. Je ne me suis pas re­trou­vé dans ce col­lec­tif sur ces deux matches, avec l’im­pres­sion d’être un peu mis à l’écart, que les bal­lons ne ve­naient pas dans le rythme. C’est fa­cile de cri­ti­quer. Quand un joueur n’est pas dans la bonne attitude, les bal­lons viennent moins bien. Le e quart-temps du match  m’a fait beau­coup de bien. Ce­la va être la voie à suivre.

Ton shoot à -pts qui ne veut tou­jours pas ren­trer dans cette fi­nale ?

Je me suis enfermé dans une spi­rale né­ga­tive. Je fais une mau­vaise sai­son à pts et pour­tant ma meilleure sai­son sta­tis­tique. Si je dois shoo­ter, je shoo­te­rai.

Mo­na­co y croit en­core ?

Mais bien sûr. On voit que l’ASVEL joue très bien. Mais dans les at­ti­tudes, on est ca­tas­tro­phiques. On est presque cho­qués par ce qu’on voit. Dè le dé­but, on montre des choses né­ga­tives. Le fait de re­ve­nir à la mai­son, j’es­père que ça va nous li­bé­rer. Il n’y pas le choix. Dos au mur, on voit les bon­hommes. Ce se­rait trop fa­cile d’aban­don­ner au­jourd’hui. On ver­ra, dans notre équipe, qui a le plus de ca­rac­tère. Et c’est aus­si per­son­nel, si je mérite tous les hon­neurs que l’on m’a faits, si­non ça ne veut pas dire grand-chose. Je dois mon­trer la voie dans l’en­ga­ge­ment et l’éner­gie. Si j’y par­viens, je pense pou­voir ai­der aus­si mes co­équi­piers à se li­bé­rer.

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