Nice-Matin (Cannes)

Bu­ck­ner est là !

- VIVEN SEILLER

Les places de cette fi­nale, salle Gas­tonMé­de­cin (3000 sièges) au stade Louis-II, étant par­ties comme des pe­tits pains, le club mo­né­gasque a ou­vert la nou­velle tri­bune S (au des­sus des pan­neaux, places as­sises mais bonne vi­si­bi­li­té de­bout). Des places (15 eu­ros) uni­que­ment dis­po­nibles aux gui­chets à par­tir de 13h15 au­jourd’hui. Ce n’était pas for­cé­ment le Mo­né­gasque le plus at­ten­du de ces playoffs. Pas ce­lui qu’on ima­gi­nait briller en pre­mier lieu. Pour­tant, Eric Bu­ck­ner a sans doute été le joueur le plus ré­gu­lier de ces deux pre­mières manches face à l’ASVEL, son an­cien club. Et aus­si le meilleur mar­qeur de la Roca Team. Plu­tôt éton­nant pour un joueur cen­sé épau­ler Ki­ka­no­vic en ap­por­tant de la ver­ti­ca­li­té. « Ki­ka­no­vic est to­ta­le­ment en tra­vers, glisse Ste­phen Brun, con­sul­tant bas­ket pour RMC Sport. Il est bien contes­té par les Villeur­ban­nais et il a très peu de bal­lons. Bu­ck­ner de­vient un mec qui doit mettre des points alors que ça de­vait être un joueur de com­plé­ment. » Si les per­for­mances du pi­vot US sont à sou­li­gner, elles sché­ma­tisent pa­ra­doxa­le­ment le manque de consis­tance collective de la Roca Team. « Ce n’est pas for­cé­ment un bon signe que ce soit lui le meilleur sco­reur ( points en deux matchs) », pour­suit le con­sul­tant qui ne manque pas de sou­li­gner les pro­grès de l’an­cien de l’ASVEL. « Avant, on le voyait sur­tout dans un rôle de fi­nis­seur ou au rebond of­fen­sif mais je le trouve en pro­grès sur ce dé­but de fi­nale. Il a su faire deux­trois mou­ve­ments dos au pa­nier même si ça reste avant tout un fi­nis­seur. »

Si elle es­père re­ve­nir dans le coup sur le par­quet de Gas­ton-Mé­de­cin, l’ASM au­ra for­cé­ment be­soin d’une me­nace bien plus va­riée que lors de ses deux pre­mières manches. Le sa­lut ne pour­ra pro­ba­ble­ment pas pas­ser par un Bu­ck­ner si iso­lé.

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