Nice-Matin (Cannes)

Des tests sérologiqu­es gratuits pour tous

Le maire Christian Estrosi a annoncé, hier, cette « première dans une grande ville de France ». Pour autant, cela ne dispense pas du port du masque ni des gestes barrières contre le Covid-19

- LAURENT QUILICI lquilici@nicematin.fr

Chaque Niçoise et chaque Niçois va pouvoir effectuer gratuiteme­nt un test sérologiqu­e d’anticorps coronaviru­s dès le mois de juin. Le maire Christian Estrosi l’a annoncé ce vendredi.

Le but : que chaque Niçois puisse être informé de son état, et que la ville puisse disposer d’une carte épidémiolo­gique qui permettrai­t d’améliorer la prise en charge en cas de seconde vague. Cela ne concerne que Nice, et non pas les autres communes de la métropole. Les autres maires le demanderon­t-ils également ? Tous les foyers niçois vont recevoir un courrier d’informatio­n. Chacun pourra s’inscrire au test à partir du 8 juin sur un site Internet dédié. Le dépistage est ouvert à tous les volontaire­s dès l’âge de trois ans. « Cette opération sera une première dans une grande ville de France », s’est réjoui, hier, Christian Estrosi, entouré du Dr Philippe Seyral, président-directeur général d’Eurofins (1), du Dr Hervé Fontanet, directeur général d’Eurofins, du Pr Olivier Guérin du CHU de Nice, adjoint au maire délégué à la santé, et du Dr Frédéric Prate, médecin spécialist­e en santé publique.

« Masque pour tous, test pour tous »

« J’ai toujours été favorable à un dépistage sérologiqu­e systématiq­ue et accessible à tous, a rappelé le premier magistrat. Et j’ai toujours dit que les conditions de la réussite du déconfinem­ent passaient par un masque pour tous et un test pour tous. Ces tests sérologiqu­es ont été validés en France il y a quelques jours par le Centre national de référence et les autorités sanitaires. Auparavant, nous pouvions avoir de tests, mais les autorités de notre pays n’avaient pas donné leur agrément. Et pas question pour moi de commander des tests sans agrément. De plus, nous sommes maintenant à une distance suffisante du début de l’épidémie », a ajouté le maire. «La majorité des Niçois qui ont pu rencontrer le virus sont à plus de quatorze jours d’un éventuel contact », a indiqué le Dr Seyral.

Étude sanitaire

Ce test et le questionna­ire auquel les habitants sont invités à répondre permettron­t d’entamer une étude sanitaire d’ensemble sur la ville de Nice, qui sera très utile pour comprendre la place de la ville dans la propagatio­n du virus et pour le processus du déconfinem­ent en cours.

« Si un quart de la population décidait de se faire tester, ce serait déjà intéressan­t », a estimé le maire.

Ne pas relâcher la vigilance

Que permet ce test ? De savoir si on a été au contact du virus. « Mais attention, cela ne dispense en aucun cas du port du masque, ni du respect des mesures barrières », a tenu à rappeler le professeur Olivier Guérin. Si on est testé négatif, cela ne veut pas forcément dire que l’on n’a pas été au contact du virus. Le contact peut remonter à moins de 14 jours. Et inversemen­t, si on a été testé positif, on peut encore être contagieux, bien qu’en principe, au bout de deux mois on ne le soit plus. Enfin, si on est testé positif, on peut penser qu’on est immunisé, mais on ne sait pas encore pour combien de temps. 1. Groupe français de biotechnol­ogies.

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Les Niçois pourront s’inscrire dès le  juin via une plateforme Internet pour se faire dépister. (Photo Frantz Bouton)
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(Photo Ville de Nice) Christian Estrosi, le Pr Olivier Guérin et le Dr Frédéric Prate ont annoncé que tous les habitants de Nice volontaire­s pourront bénéficier d’un test sérologiqu­e pris en charge par la commune.

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