Es­sai cli­nique tra­gique: «Pas de faute» se­lon le pa­tron du centre

Nice-Matin (Menton) - - France/monde -

« Nous n’avons pas iden­ti­fié de faute » , as­sure Fran­çois Peau­celle, di­rec­teur gé­né­ral de Bio­trial – le centre ren­nais où l’es­sai cli­nique sur des vo­lon­taires a tour­né au drame –, dans un en­tre­tien au Fi­ga­ro. Outre le dé­cès d’un homme de 49 ans, l’es­sai de la mo­lé­cule « BIA 10-2474 » du la­bo­ra­toire por­tu­gais Bial avait oc­ca­sion­né cinq autres hos­pi­ta­li­sa­tions, quatre en rai­son de troubles neu­ro­lo­giques, et une par pré­cau­tion. Tous ces vo­lon­taires sont dé­sor­mais ren­trés chez eux, in­dique Fran­çois Peau­celle, qui se dit ras­su­ré à leur su­jet. Mais il est « trop tôt pour par­ler de sé­quelles » : « Il est pos­sible qu’il n’y en ait pas » , af­firme-t-il. La vraie ques­tion, se­lon le di­rec­teur de Bio­trial, reste « pour­quoi cette mo­lé­cule, qui n’avait rien pro­duit sur per­sonne [les vo­lon­taires pré­cé­dents de cet es­sai, Ndlr], a eu d’un seul coup cet ef­fet ». Des en­quêtes ju­di­ciaires et sa­ni­taires sont en cours, dont celle de l’Ins­pec­tion gé­né­rale des af­faires so­ciales (Igas), qui doit re­mettre un pré-rap­port en dé­but de se­maine pro­chaine.

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