AS Mo­na­co : main­te­nant ou ja­mais

Vic­toire im­pé­ra­tive contre Guin­gamp, ce soir, pour es­pé­rer se pré­sen­ter à Lyon avec la deuxième place du cham­pion­nat comme ob­jec­tif. Pour Mo­na­co, c’est main­te­nant ou ja­mais

Nice-Matin (Menton) - - Menton - MA­THIEU FAURE En rai­son de la non-pa­ru­tion de votre jour­nal le 1er mai, re­trou­vez le compte-ren­du, les notes et les dé­cla­ra­tions de ce Mo­na­co-Guin­gamp sur www.ni­ce­ma­tin.com

Le ha­sard du ca­len­drier est sou­vent là pour nous rap­pe­ler des choses que l’on sou­haite ou­blier. Du­rant ce week-end, Leo­nar­do Jar­dim joue une par­tie de son ave­nir en Prin­ci­pau­té alors que dans le même temps, beau­coup plus au Nord, Clau­dio Ra­nie­ri peut être sa­cré, de­main, cham­pion d’An­gle­terre avec Lei­ces­ter, ce qui consti­tue­rait le plus grand ex­ploit de l’his­toire de la Pre­mier League. En 24 heures, l’ac­tuel et l’an­cien en­traî­neurs de l’AS Mo­na­co vont re­gar­der le foot­ball droit dans les yeux. Pas for­cé­ment dans les mêmes pro­por­tions, ni pour les mêmes rai­sons. Et l’Ita­lien, à qui on a gen­ti­ment de­man­dé de par­tir, va sans doute écrire la plus belle ligne de son pal­ma­rès. Mais Leo­nar­do Jar­dim est au-des­sus de tout ça, il com­mence à com­prendre le fonc­tion­ne­ment de la Prin­ci­pau­té. Gé­nie le lun­di, ou­blié le mar­di. C’est le jeu, et l’en­traî­neur por­tu­gais connaît les fi­celles du mé­tier. D’ailleurs, de­puis quelques jours, la presse es­pa­gnole s’amuse à en­voyer Leo­nar­do Jar­dim tan­tôt à Va­lence où Jorge Mendes y fait, aus­si, la pluie et le beau temps -, tan­tôt au Ze­nit Saint-Pé­ters­bourg pour y prendre la suite d’An­dré Vil­las-Boas. On se sou­vient que lors de la der­nière ligne droite de la sai­son, au prin­temps 2014, Clau­dio Ra­nie­ri avait dû com­po­ser avec toutes les ru­meurs au­tour de son dé­part. On connaît la suite. L’his­toire se ré­pé­te­ra-t-elle ? Ce­la dé­pend, en par­tie, de la fin de sai­son de l’équipe du Ro­cher. Face à Guin­gamp, ce soir au Louis-II, Leo­nar­do Jar­dim don­ne­ra le «la» de la fin de sai­son. Une vic­toire, et l’AS Mo­na­co ira au Parc OL, dans une se­maine, avec l’am­bi­tion d’y jouer cette deuxième place tant convoi­tée.

Pas de pro­blème Le­mar

Tout autre ré­sul­tat don­ne­rait à cette aven­ture rho­da­nienne un goût bou­chon­né. « C’est un match dé­ci­sif. C’est un peu comme une de­mi-fi­nale… Il y au­ra quelque chose à jouer à Lyon uni­que­ment si on gagne contre Guin­gamp », a lâ­ché Jar­dim. Prag­ma­tique, Jar­dim s’est éga­le­ment ex­pli­qué sur la pré­sence de Tho­mas Le­mar sur le banc de­puis deux matches dans une pé­riode où l’ASM a be­soin de points. « Le­mar est un joueur de grand ni­veau mais il ne faut pas ou­blier que c’est seule­ment sa pre­mière an­née com­plète. Il n’est pas en­core pré­pa­ré phy­si­que­ment et men­ta­le­ment à jouer 40 matches par sai­son. Les joueurs de moins de 22 ans sont sou­vent ir­ré­gu­liers. C’est un pro­ces­sus de for­ma­tion ha­bi­tuel. Mon ob­jec­tif avec Le­mar c’est qu’il joue bien, pas qu’il joue beau­coup », a ex­pli­qué le coach. D’ailleurs, il n’est pas im­pos­sible que l’an­cien Caen­nais dé­bute une nou­velle fois sur le banc, ce soir, face à Guin­gamp. His­toire d’ame­ner un peu de fo­lie en sor­tie de banc, au cas où. Idéa­le­ment, il fau­drait faire gon­fler la co­lonne « dif­fé­rence de buts » contre des Bre­tons qui ne sont pas en­core of­fi­ciel­le­ment sau­vés mais dont l’ave­nir s’ins­crit mal­gré tout à 80% en Ligue 1 (12ème avec 6 points d’avance sur le 18ème). A ce jeu-là, l’OL (+21) et Nice (+15) ont une belle lon­gueur d’avance sur les Mo­né­gasques (+9). Et quand on sait que le meilleur bu­teur du club au Louis-II cette sai­son s’ap­pelle Gui­do Car­rillo (4 buts), on se dit qu’il se­rait en­fin temps de lâ­cher les che­vaux. Après, il se­ra trop tard.

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