Faire le mé­nage dans ses émo­tions avec les Fleurs de Bach

Ces élixirs flo­raux font tou­jours par­ler. D’au­cuns y voient de la poudre de per­lim­pin­pin quand leurs adeptes en vantent les mé­rites. Le point avec Na­tha­lie Au­zé­me­ry, na­tu­ro­pathe ni­çoise

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Santé - AXELLE TRUQUET atru­quet@ni­ce­ma­tin.fr

Ne vous at­ten­dez pas à un re­mède mi­racle. Les Fleurs de Bach n’ont pas vo­ca­tion à gué­rir les ma­la­dies mais à trai­ter les émo­tions. Na­tha­lie Au­ze­mé­ry, conseillère di­plô­mée en la ma­tière s’y in­té­resse de­puis vingt ans et leur a consa­cré plu­sieurs ou­vrages, dont le der­nier, Soi­gner ses en­fants avec les fleurs de Bach est sor­ti fin août. Sans dé­tours, elle pré­cise d’em­blée : « Ce ne sont pas des mé­di­ca­ments, elles ne sau­raient rem­pla­cer une pres­crip­tion mé­di­cale ou l’avis d’un mé­de­cin. L’ob­jec­tif est de sou­la­ger des émo­tions né­ga­tives comme la peur, la las­si­tude, l’an­xié­té, le manque de confiance en soi ... Un peu comme un ou­til de dé­ve­lop­pe­ment per­son­nel, pour se ré­équi­li­brer ». Un atout pour le bien-être donc. Dé­ve­lop­pées il y a presque un siècle par un An­glais, le Dr Ed­ward Bach convian­cu qu’il fal­lait s’in­té­res­ser à ce que res­sent l’in­di­vi­du, plus qu’à ses symp­tômes. les Fleurs conservent bien des se­crets. « À dire vrai, on ignore les mé­ca­nismes, on ne dis­pose pas d’étude scien­ti­fique qui ex­plique de ma­nière car­té­sienne pour­quoi ça marche. On sait que l’état d’es­prit, le men­tal a une in­ci­dence sur le corps. Fi­na­le­ment, c’est un peu pour comme les pla­ce­bos : l’es­sen­tiel, c’est le ré­sul­tat », constate Na­tha­lie Au­ze­mé­ry.

Na­tha­lie Au­ze­mé­ry, na­tu­ro­pathe et conseillère agréée, ne pro­met pas de mi­racle mais en­tend pro­po­ser une so­lu­tion pour ré­équi­li­brer ses émo­tions.

La conseillère re­fuse de dé­li­vrer un dis­cours trom­peur. « Je ne pro­mets rien. Je pro­pose sim­ple­ment aux per­sonnes qui viennent me voir d’es­sayer. Si ça marche tant mieux, et au pire si ça n’a au­cun ef­fet, ça ne fe­ra pas de mal. Mais fi­na­le­ment force est de consta­ter que si 80 ans après leur dé­cou­verte, les Fleurs de Bach sont tou­jours uti­li­sées, c’est peut-être qu’elles ap­portent bien quelque chose. »

Jus­qu’à sept Fleurs

Qui est concer­né ? Tout le monde, des en­fants aux per­sonnes âgées, quel que soit son état. « Il n’y a pas d’ef­fets in­dé­si­rables. Les Fleurs de Bach sont pré­pa­rées et conser­vées dans l’al­cool mais on peut en don­ner même aux tout-pe­tits car on uti­lise par exemple deux gouttes, di­luées dans 30 ml et de cette pré­pa­ra­tion, on donne deux gouttes. Il existe des fla­cons dé­diés aux en­fants, dé­jà condi­tion­nés. La quan­ti­té d’al­cool est donc in­fi­ni­té­si­male. » Comment choi­sir la ou les Fleurs ? Il faut s’adres­ser à quel­qu’un qui les connaît. On peut trou­ver la liste des conseillers agréés sur le site du Centre Bach (www.ba­ch­centre.com). Cer­tains na­tu­ro­pathes ou phar­ma­ciens peuvent éga­le­ment ren­sei­gner. « Lorsque je re­çois quel­qu’un, je lui de­mande ce qui l’amène, comment elle se sent. Je dé­code la ma­nière dont elle va dé­crire ses émo­tions et en le fai­sant, elle dé­crit une ou plu­sieurs Fleurs. Par exemple, la peur c’est le mi­mu­lus, la ru­mi­na­tion men­tale, le fait de res­sas­ser c’est le white chest­nut, la fa­tigue c’est l’olive, etc. Se­lon les be­soins, on opte pour une fleur ou on les mixe mais ja­mais plus de 7 à la fois si­non ce n’est plus ef­fi­cace, dé­crit Na­tha­lie Au­ze­mé­ry. En­suite, j’en­cou­rage ceux que je ren­contre à s’au­to­no­mi­ser. Ils peuvent no­ter

dans un car­net leurs émo­tions et com­po­ser leur propre fla­con. Le Dr Bach di­sait “gué­ris toi toi-même”. Au fur et à me­sure, on ap­prend à se connaître et on sait ce qui nous fait du bien. » Il existe 38 Fleurs de Bach. « On consi­dère comme la 39e le “re­scue” qui est un mé­lange de 5 es­sences ,dé­taille la conseillère. On l’uti­lise lors­qu’on est cha­hu­té, qu’on n’ar­rive plus à gé­rer, en gros c’est pour faire re­tom­ber la pres­sion. La liste est celle qu’avait édic­tée le

Dr Bach. Elle n’a pas évo­lué ses 80 der­nières an­nées car fi­na­le­ment, tout le re­gistre des émo­tions peut se re­trou­ver grâce aux com­po­si­tions : on ob­tient près de 290 mil­lions de pos­si­bi­li­tés!» Soi­gner ses en­fants avec les Fleurs de Bach par Na­tha­lie Au­ze­mé­ry. Edi­tions Le­duc.  pages. €.

(Pho­to Ax.T.)

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.