-Juillet : clash entre Bet­ta­ti et Ber­tin

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Nice - C.C.

Le su­jet n’en fi­nit plus de faire po­lé­mique. Une fois en­core, le dis­po­si­tif de sé­cu­ri­té mis en place à Nice, au mo­ment de l’at­ten­tat du 14 juillet 2016, sus­cite une vio­lente passe d’armes pu­blique. Cette fois­ci, le clash éclate sur Fa­ce­book et Twit­ter, via des posts re­pre­nant… un ar­ticle de Nice-Ma­tin. « Sé­cu­ri­té du 14-Juillet : la jus­tice conti­nue de fouiller », ti­trions-nous so­bre­ment, mer­cre­di 28 no­vembre, après la vi­site des en­quê­teurs au siège de la po­lice mu­ni­ci­pale. Une étape ju­di­ciaire lo­gique, dans la quête de vé­ri­té des fa­milles. Oli­vier Bet­ta­ti, conseiller mu­ni­ci­pal et ré­gio­nal Di­vers droite ap­pa­ren­té RN, op­po­sant dé­cla­ré à Chris­tian Es­tro­si, a re­layé cet ar­ticle. Il l’a agré­men­té d’un « scud » en­vers San­dra Ber­tin, la pa­tronne du centre de su­per­vi­sion ur­bain (CSU) au mo­ment de l’at­ten­tat. « Mme Ber­tin qui contrô­lait les ca­mé­ras de la PM le 14 juillet a re­çu une pro­mo. Elle est dans l’équipe de Mme Bor­ré et s’est même vu at­tri­buer une mai­son neuve ap­par­te­nant à la mai­rie… Il vous en faut plus ou tout le monde a com­pris ? », as­sène Oli­vier Bet­ta­ti, avec une plume trem­pée dans l’acide. Ses in­si­nua­tions laissent clai­re­ment en­tendre que le si­lence, ou in­ver­se­ment, les dé­cla­ra­tions de la po­li­cière mu­ni­ci­pale, dé­sor­mais di­rec­trice, au­raient ain­si été ache­tés.

« Vous dé­for­mez, ex­tra­po­lez et af­fa­bu­lez »

De quoi faire bon­dir l’in­té­res­sée, qui crie à la ca­lom­nie. « Vous dé­for­mez, ex­tra­po­lez et af­fa­bu­lez» , ri­poste San­dra Ber­tin, dans une lettre ou­verte pu­bliée sur Fa­ce­book, agré­men­tée du ha­sh­tag #Ba­lan­ceTonE­lu. Elle y ré­pond point par point, avec force ar­gu­ments et iro­nie. La vi­site des en­quê­teurs? « Quelle inep­tie y voyez-vous ? », in­ter­roge San­dra Ber­tin. Sa « pro­mo »? «Je suis di­rec­trice à la po­lice mu­ni­ci­pale de Nice, parce que j’ai pas­sé un concours que j’ai brillam­ment réus­si, et je de­meure une fonc­tion­naire et non pas un membre de ca­bi­net », ré­torque San­dra Ber­tin. Sa mai­son neuve? « Elle est neuve de plus de 70 ans (...), et je paye un loyer comme la ma­jo­ri­té des ci­toyens de ce pays », iro­nise l’in­té­res­sée. Et de re­prendre la for­mule du « Tout le monde a com­pris ? », pour mieux la re­tour­ner contre son contemp­teur. « Oui, Mon­sieur Bet­ta­ti, nous avons tout com­pris. Nous com­pre­nons que votre car­rière po­li­tique est aus­si spec­trale qu’en dé­ca­dence per­pé­tuelle. Nous com­pre­nons qu’il y a quelques an­nées vous avez dé­ci­dé de fi­na­le­ment ré­vé­ler votre vrai vi­sage en vous ral­liant à la cause du front na­tio­nal, le par­ti de la dé­chi­rure, le par­ti de la di­vi­sion, le par­ti de la haine. Nous com­pre­nons que cette haine vous ha­bite tou­jours. » Elle conclut par : « Nous com­pre­nons que vous faites d’une tra­gé­die une ré­cu­pé­ra­tion po­li­tique. » C’est dit.

(Pho­tos F. C. et S. B.)

San­dra Ber­tin, di­rec­trice à la po­lice mu­ni­ci­pale, a sè­che­ment ré­pon­du aux at­taques d’Oli­vier Bet­ta­ti, conseiller mu­ni­ci­pal d’op­po­si­tion.

Pho­to D.R.

Paillon fleu­ri.

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