« Il a tout pour réus­sir ! »

Qui a fait en­trer dans le monde du foot­ball nous parle de lui

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Sports - PHI­LIPPE CAMPS

Dans le mi­lieu du foot, tout le monde connaît Ger­vais Mar­tel. Pré­sident du RC Lens pen­dant 30 ans, il a vu le fu­tur pré­sident du Gym éclore, gran­dir et réus­sir. Il nous ra­conte son Gau­thier Ganaye à lui.

A quand re­monte votre der­nière conver­sa­tion avec Gau­thier Ganaye...

A hier soir (NDLR : sa­me­di) .Ilm’a ap­pe­lé. Vous n’igno­rez pas de quoi nous avons par­lé... Je ne peux pas tout vous dire, mais il est content de ve­nir à Nice. Il ne pen­sait pas que ça irait si vite. Le ti­ming l’a sur­pris. La dé­ci­sion moins...

Que lui avez-vous dit ?

Que la seule chose qui m’en­nuie dans l’af­faire, c’est qu’il me bat. Il de­vient pré­sident d’un club de L à  ans. Moi, j’en avais .

Qui est Gau­thier Ganaye ?

C’est quel­qu’un de très sym­pa. C’est aus­si un pas­sion­né de foot. C’est en­fin un gar­çon très com­pé­tent. Je l’ai connu pe­tit. Vous sa­vez, je tra­vaillais avec son pa­pa dans le groupe Au­chan il y a très long­temps. J’ai donc tou­jours sui­vi son par­cours. Ger­vais Mar­tel : « Ganaye-Viei­ra, ça va faire un beau duo. »

Il a tra­vaillé avec vous au RC Lens...

Un jour, il a pos­tu­lé au club. Il avait sui­vi des études im­por­tantes au ni­veau ju­ri­dique, ges­tion et ma­na­ge­ment. Je lui ai dit ‘‘Et pour­quoi pas ?’’. Il a fait plu­sieurs stages don­nant en­tière sa­tis­fac­tion. La preuve : quand je suis re­ve­nu à Lens (), un an après avoir été écar­té par l’ac­tion­naire ma­jo­ri­taire, je l’ai tout de suite re­pris avec moi. Il avait un vrai po­ten­tiel.

Après avoir été res­pon­sable du ju­ri­dique, je l’ai nom­mé secrétaire gé­né­ral.

Vous aviez confiance en lui ?

Une to­tale confiance. Gau­thier est un gros bos­seur qui connaît et tra­vaille ses dos­siers. Il est ri­gou­reux et ne s’est ja­mais pris pour un autre. Vous ver­rez, il est humble, très abor­dable.

C’est un peu votre pe­tit pro­té­gé ?

En  an­nées de pré­si­dence à Lens, j’ai mis le pied à l’étrier à pas mal de monde. Lui n’est ja­mais tom­bé du che­val... Mais je ne suis pas son con­seiller pri­vé.

Vous n’êtes pas éton­né de le voir pré­sident d’un club de L à  ans ?

En tout cas, je ne suis pas éton­né que les ac­tion­naires de l’OGCN lui aient pro­po­sé le poste. Il en a les qua­li­tés et l’in­tel­li­gence. Quand il était au RC Lens, il s’in­té­res­sait à toutes les com­po­santes. Il vou­lait voir com­ment un club fonc­tion­nait. Dans la vie, il y a ceux qui savent tout et les cu­rieux. Lui, fait par­tie des cu­rieux. Il a une vi­sion pa­no­ra­mique des choses. Et il est jeune : il va vite. Il ose, s’en­gage. Lui, le pe­tit Fran­çais a dé­cro­ché le poste à Barns­ley, tout seul, sans pis­ton et il y a fait du bon bou­lot.

Vous pen­sez qu’il peut réus­sir à Nice ?

Je l’es­père pour lui et pour l’OGC Nice qui est un club que j’aime. Vous vous sou­ve­nez qu’à l’époque où le Gym al­lait mal fi­nan­ciè­re­ment, j’avais ache­té trois joueurs pour don­ner

() un coup de main au club et au pré­sident Mau­rice Co­hen avec qui j’avais de très bonnes re­la­tions. Pour re­ve­nir à Gau­thier, il va faire un su­per duo avec Pa­trick Viei­ra que j’ai dé­cou­vert au Mon­dial  quand je sui­vais les Bleus. Ganaye-Viei­ra : voi­là deux vrais jeunes ta­lents. Bref, Gau­thier a tout pour réus­sir à Nice.

Vous con­nais­sez aus­si Jean-Pierre Ri­vère ?

Bien sûr. Un homme bien et son bi­lan à la tête de Nice est très po­si­tif.

Un Nor­diste peut-il s’adap­ter au contexte ni­çois... ?

Nice est un club de pas­sion. Comme Lens. C’est par­fois chaud, mais Gau­thier est cos­taud dans sa tête. Et puis, il ne vient pas à Nice pour faire la ré­vo­lu­tion. Il va ten­ter de faire avan­cer le club. Il va ren­con­trer les gens à l’in­té­rieur comme à l’ex­té­rieur. Il n’a pas peur. Et il ne faut pas avoir peur de lui. Je vous rap­pelle que Ju­lien Four­nier qui a réus­si à Nice est Mar­seillais. On n’est plus au foot­ball d’avant, mais à l’heure de la mon­dia­li­sa­tion...

Der­nière ques­tion : on dit Ganaye ou ‘‘Ga­nai’’ ?

Moi j’écris Ganaye, je dis Ga­nai. (1) Fein­dou­no, Se­gre­to et Mou­geot

(Ph. AFP)

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