AS Mo­na­co :

Dans le dur en fin de match, les Mo­né­gasques ra­mènent un bon point de Mar­seille (1-1) mais res­tent tou­jours 19es au clas­se­ment

Nice-Matin (Nice Littoral et Vallées) - - Sports - Textes : A Mar­seille,

Mo­na­co a mal dé­bu­té et mal fi­ni son match mais ra­mène un bon point du Vélodrome (1-1) dans un match mar­qué par la co­lère du pu­blic mar­seillais avant, pen­dant et après le match en­vers la di­rec­tion ac­tuelle. Le for­fait de der­nière mi­nute de Fal­cao a obli­gé Thier­ry Hen­ry à chan­ger ses plans et donc son ani­ma­tion of­fen­sive. Son 3-5-2 sans réel at­ta­quant avec Ro­ny Lopes et Go­lo­vin qui oc­cu­paient le front de l’at­taque sou­te­nus par Fa­bre­gas était une dé­cou­verte que l’on ne vou­lait pas man­quer. Mais face à une équipe en plein doute, qui baigne dans un cli­mat hos­tile, on re­grette que l’ASM ait com­men­cé son match si pe­tit bras. Si bas, aus­si. Fi­na­le­ment, l’OM n’a ja­mais pro­fi­té de la pas­si­vi­té de l’ASM et ce qui ar­rive sou­vent en foot­ball quand on s’ar­rête de jouer s’est pro­duit. Mo­na­co a re­mon­té son bloc, pris confiance, pour fi­na­le­ment éga­li­ser – après l’ou­ver­ture du score de Lo­pez (13’) – sans trop for­cer par Tie­le­mans sur une ac­tion où le Russe Go­lo­vin a en­fin mon­tré ce qu’il pou­vait ap­por­ter (38’). Mo­na­co est pas­sé par tous les sen­ti­ments, la peur, le doute, la confiance, la maî­trise mais le bout du tun­nel n’a ja­mais sem­blé aus­si proche.

Fa­bre­gas, c’est dé­jà sexy

Un gar­çon comme Fa­bre­gas va faire du bien. Il fait dé­jà du bien. Tech­ni­que­ment. Men­ta­le­ment aus­si. Hier, Tie­le­mans a joué de ma­nière plus li­bé­rée, Go­lo­vin aus­si. Est-ce un ha­sard ? Peut-être mais il fait bien les choses. En 90 mi­nutes, l’Ibère s’est ins­tal­lé au coeur du jeu, ai­man­tant tous les bal­lons, im­pri­mant le rythme à sa mène. Sa passe, en une touche et à l’ins­tinct, pour le Belge à la 90e au­rait mé­ri­té un autre sort qu’une frappe à cô­té. Oui, Cesc Fa­bre­gas va trans­for­mer cette équipe. Et l’OM dans tout ça ? Ti­mide. Une frappe de Payet re­pous­sée par Be­na­glio (63’), un but re­fu­sé à Thau­vin – via l’as­sis­tance vi­déo – après une se­melle d’Ocam­pos sur Be­na­glio (70’), un coup franc de Thau­vin re­pous­sé par le por­tier suisse (79’) et une tête du cham­pion du monde au-des­sus en fin de match. C’est peu et ce­la ré­sume as­sez bien ce match étrange entre deux équipes ma­lades – avec maux et symp­tômes dif­fé­rents – dont la bi­zar­re­rie a été par­fai­te­ment ré­su­mée par le but an­nu­lé de Thau­vin.

Le po­teau de Go­lo­vin…

Hier, chaque équipe s’est ar­rê­tée de jouer au mo­ment où elle te­nait l’autre à sa botte. Drôle de concept. Le po­teau ex­té­rieur tou­ché par Go­lo­vin à la sor­tie d’un contre lu­mi­neux de Ro­ny Lopes et Bal­lo-Tou­ré (51’) est un vrai re­gret et sans doute le tour­nant car l’OM ne sem­blait plus y être. Mais rien n’était ra­tion­nel, hier. Une am­biance sur­réa­liste car les joueurs de l’OM se sont fait co­pieu­se­ment sif­fler – ban­de­roles et ti­fos à l’ap­pui – par les deux vi­rages du Vélodrome. Mo­na­co au­rait pu re­ve­nir avec une nou­velle dé­faite dans la be­sace mais avec un peu plus de dé­ter­mi­na­tion une vic­toire n’était pas hors de por­tée non plus, loin de là. Reste qu’en l’ab­sence de Fal­cao – ma­lade hier – Mo­na­co est en mal de bu­teur. L’ar­ri­vée pro­chaine de Mi­chy Bat­shuayi mais aus­si les re­tours en forme de Ro­ny Lopes, Go­lo­vin et l’in­té­gra­tion de Fa­bre­gas vont don­ner un nou­veau vi­sage à cette équipe qui, après les ré­sul­tats du week-end, est tou­jours 19e du cham­pion­nat.

Ocam­pos - Nal­do : âpre duel.

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