Les jantes Ro­style

Octane (France) - - Allumage - John Si­mis­ter

Dans les an­nées 60, les jantes à rayons sont dé­mo­dées: trop dé­li­cates, trop chères et pas as­sez so­lides. Les voi­tures de sport sont pas­sées aux jantes en alu et les construc­teurs de voi­tures grand pu­blic veulent eux aus­si jouer la carte du sport. C’est alors que Ru­be­ry Owen, fa­bri­cant de jantes, de ré­ser­voirs d’es­sence et d’autres pièces au­to­mo­biles em­bou­ties, a l’idée de re­prendre une li­cence de la Mo­tor Wheel Cor­po­ra­tion amé­ri­caine. Ses ini­tiales ac­co­lées au mot “style” dé­si­gnent une jante en tôle em­bou­tie comme un simple en­jo­li­veur, mais sculp­tée avec so­phis­ti­ca­tion. Ses branches – 4 sur les roues à 4 écrous, 5 sur celles à 5 écrous – étaient ar­gen­tées sur fond noir, avec cer­clage ar­gen­té, sin­geant par­fai­te­ment une jante en alu.

Les Ro­style connurent un suc­cès ins­tan­ta­né, don­nant une ap­pa­rence co­ol et course aux MGB, Cor­ti­na 1600E, Ro­ver P5B et bien d’autres voi­tures an­glaises, dont de pe­tites ver­sions 10 pouces pour les Mi­ni 1275GT.

Leur at­trait était tel que cer­taines Triumph avaient même des imi­ta­tions de Ro­style sous la forme d’en­jo­li­veurs en acier in­oxy­dable – une imi­ta­tion d’imi­ta­tion. Nous ado­rons les Ro­style pour cette ca­pa­ci­té à se rendre dé­si­rables.

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