Les aven­tures de nos Ford Mustang, VW Coc­ci­nelle et Alfa Romeo Giu­lia

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Octane (France) - - Sommaire - MARK DIXON

Bruits mys­té­rieux FORD MUSTANG 1966

C’est ar­ri­vé comme ça. Un jour, la ’Stang marche sans en­combres, le len­de­main un bruit ir­ri­tant sort des sus­pen­sions avant. Pas juste un ga­zouille­ment oc­ca­sion­nel, mais un grin­ce­ment in­ces­sant pro­vo­qué par le moindre dé­faut de la chaus­sée.

Une re­cherche sur Google m’a ap­pris que c’est un phé­no­mène cou­rant sur les pre­miers mo­dèles, c’est le “coui­ne­ment Mustang”. Il peut pro­ve­nir de plu­sieurs en­droits sur les sus­pen­sions et en iden­ti­fier la source est très dif­fi­cile, même en de­man­dant à quel­qu’un de se­couer la voi­ture tan­dis que vous pas­sez la tête en des­sous.

Le bruit ve­nait du cô­té conduc­teur, alors j’ai le­vé la voi­ture et en­le­vé la roue avant. Cou­vrir de graisse la ro­tule in­fé­rieure n’a rien chan­gé, ce­la de­vait donc ve­nir des pi­vots du tri­angle su­pé­rieur, as­sem­blé sans be­soin de lu­bri­fi­ca­tion, ou du sup­port de res­sort. Ce der­nier est une plate-forme mi­nia­ture qui pi­vote au som­met du tri­angle su­pé­rieur pour re­ce­voir le res­sort. Sans points de lu­bri­fi­ca­tion, il dé­pend de l’élas­ti­ci­té des silentblocs. Grâce à la fan­tas­tique dis­po­ni­bi­li­té des pièces pour Mustang, on peut dé­sor­mais ache­ter des tri­angles avec grais­seur in­té­gré et des sup­ports de res­sorts qui pi­votent sur rou­le­ments. Ces der­niers sont re­la­ti­ve­ment oné­reux, mais durent éter­nel­le­ment et il pa­raît qu’ils amé­liorent le confort et les sen­sa­tions dans le vo­lant, car tout le poids de la voi­ture re­pose sur ces sup­ports, et les pièces stan­dard ont ten­dance à frot­ter sous la charge.

Le seul autre pro­blème que j’ai eu en 4 000 km de ba­lades en­so­leillées ve­nait du mo­teur qui tourne trop froid de­puis que je l’ai ache­tée. Il y a 3 op­tions de tem­pé­ra­ture pour le ther­mo­stat de la Mustang (160, 180 et 198 °C) et ce­lui qui était ins­tal­lé était le 160, sans doute pour sur­vivre à l’été ca­li­for­nien, où elle a vé­cu pen­dant presque

50 ans.

J’ai ex­pé­ri­men­té avec un 195, mais ce­lui-ci fait trop chauf­fer le V8, le 180 était donc le bon et la voi­ture consomme dé­sor­mais 13,5 l/100 km, ce qui me semble cor­rect pour un V8 298. J’ai été amu­sé de re­mar­quer que la du­rite de ther­mo­stat est la même pour tous les V8 Ford de 1948 à 1989, le ra­tio­na­lisme de la marque est re­mar­quable !

À droite et ci-des­susMark es­saye de cor­ri­ger le “coui­ne­ment Mustang” et d’ins­tal­ler un nou­veau ther­mo­stat, qui a amé­lio­ré la con­som­ma­tion d’es­sence.

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