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Les autres voi­tures que nous avons conduites

Octane (France) - - Sommaire - YAN-ALEXANDRE DA­MA­SIE­WICZ

Muscle car à l’an­glaise AS­TON MAR­TIN V8 VAN­TAGE “X-PACK” 1987

De pas­sage chez As­ton Mar­tin Works, dans l’usine his­to­rique de la marque à New­port Pa­gnell, pour je­ter un oeil à la fa­bri­ca­tion des DB4 GT “Con­ti­nua­tion” après notre pre­mière vi­site (voir re­por­tage dans Octane n° 36), j’en pro­fite pour prendre le vo­lant de deux As­ton lé­gen­daires, les DB4 GT étant dé­jà toutes ven­dues, pas ques­tion d’em­prun­ter un exem­plaire dé­jà as­sem­blé pour une ba­lade… Dans le sho­wroom He­ri­tage Sales, entre une Van­tage V550 Su­per­char­ged et une DB6 Van­tage Ba­ha­ma Yel­low, une V8 Van­tage rouge vif me fait de l’oeil. Il s’agit de l’un des 121 exem­plaires à avoir re­çu le “X-pack”, un kit de pré­pa­ra­tion ini­tia­le­ment ima­gi­né pour un client sud-afri­cain qui se plai­gnait du manque de puis­sance de sa Van­tage à haute al­ti­tude, fai­sant mon­ter celle-ci à 432 ch. Elle se re­con­naît à sa grosse bosse de ca­pot qui cache 4 car­bu­ra­teurs We­ber de 48 mm et ses jantes Ro­nal. La voi­ture im­pres­sionne par son agres­si­vi­té vi­suelle et ses di­men­sions gé­né­reuses. Même gé­né­ro­si­té dans son ha­bi­tacle au luxe com­pa­rable à ce­lui d’une Rolls-royce contem­po­raine : ava­lanche de bois et de cuirs les plus pré­cieux, mo­quette épaisse, chromes en nombres : quel pa­lace! Le confort des épais fau­teuils est in­des­crip­tible et les cous­sins d’ap­puie-tête les

rendent en­core plus douillets. De­vant moi, le vo­lant Nar­di en bois semble mi­nus­cule, le comp­teur de vi­tesse in­dique 200 mph (320 km/h) et l’im­mense ca­pot est toisé par cette bosse qui lui donne un im­pro­bable air de muscle car. Au dé­mar­rage, le V8 5,3 l dé­bor­dant de couple émet un gron­de­ment pro­fond et la moindre pres­sion sur l’ac­cé­lé­ra­teur fait bou­ger toute la voi­ture. In­ti­mi­dant. La V8 Van­tage est une brute, c’est la seule supercar an­glaise de son époque, mais avec un ga­ba­rit sans com­mune me­sure. La boîte à pre­mière dé­ca­lée et au le­vier à grand dé­bat­te­ment de­mande une sé­rieuse poigne pour ver­rouiller les rap­ports, les pé­dales sont dures, tout comme la di­rec­tion, mal­gré son as­sis­tance. Le contraste entre les sen­sa­tions de conduite, se rap­pro­chant de celles d’une voi­ture de course, et la fi­ni­tion est sai­sis­sant.

Plus que les ac­cé­lé­ra­tions, ce sont les re­prises sans ef­forts qui im­pres­sionnent, même en 5e, dans un bruit de bom­bar­dier en pleine charge. Après une brève phase d’ap­pren­tis­sage la V8 Van­tage se montre re­la­ti­ve­ment simple à conduire pour une supercar des an­nées 80, même si elle de­mande une concen­tra­tion et un en­ga­ge­ment per­ma­nents: elle est bien plus poin­tue que la plu­part des GT As­ton.

C’est une voi­ture qui flatte tous les sens de son conduc­teur, que ce soit par son ap­pa­rence, sa mé­ca­nique ou ses fi­ni­tions, et sa conduite est tout sim­ple­ment pas­sion­nante. Quelle au­to !

LE COMP­TEUR IN­DIQUE 320 KM/H ET L’IM­MENSE CA­POT EST TOISÉ PAR CETTE BOSSE QUI LUI DONNE UN AIR DE MUSCLE CAR

Ci-des­sus et en haut à droite La conduite de la V8 Van­tage X-pack de­mande une at­ten­tion per­ma­nente et la com­mande de boîte une poigne ferme. L’ha­bi­tacle n’a rien à en­vier à ce­lui d’une Rolls-royce. Supercar an­glaise ou muscle car ?

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