Pa­na­so­nic SC-GA10

On Magazine - - SOMMAIRE - Al­ban Amou­roux

On connaît Pa­na­so­nic plus ac­tif dans le do­maine de la vi­déo que dans ce­lui de l’au­dio. Les écrans 4K et lec­teurs de Blu-ray UHD de la marque sont lar­ge­ment plé­bis­ci­tés. L’au­dio est plu­tôt dé­vo­lue à Tech­nics, la so­cié­té soeur qui pro­pose tou­jours sa cé­lèbre pla­tine vi­nyle SL1200 et de nom­breux autres élé­ments haut de gamme. Pour­tant, le groupe a dé­ci­dé de dé­ve­lop­per une gamme au­dio mul­ti­room sous la marque Pa­na­so­nic. Elle y ajoute au­jourd’hui une en­ceinte sans fil à com­mandes vo­cales, sous Google As­sis­tant, la SC-GA10. Un for­mat rec­tan­gu­laire, ça change un peu !

La Pa­na­so­nic SC-GA10 pré­sente un de­si­gn qui tranche avec ce que l’on voit d’ha­bi­tude, des en­ceintes aux formes plus com­pactes, plus ar­ron­dies. Ici, le for­mat car­ré est ori­gi­nal, elle sau­ra se dif­fé­ren­cier sur les li­néaires. Elle est sur­tout bien plus haute que ses concur­rentes, sans tou­te­fois dé­li­vrer un ni­veau so­nore plus éle­vé, ce que nous ver­rons plus loin. Dis­po­nible en gris clair ou en gris fon­cé, le cof­fret se par­tage en deux par­ties. Une base pleine qui oc­cupe un tiers du vo­lume en­vi­ron, sur la­quelle se rac­corde la prise de cou­rant à l’ar­rière et où l’on trouve une en­trée auxi­liaire. C’est l’une des rares dans ce cas, ses concur­rentes di­rectes sous Google As­sis­tant, les So­ny LF-S50G et On­kyo VC-GX30, n’ont pas de prise pour une source au­dio ex­terne. Les in­di­ca­teurs Google sous forme de quatre pe­tites LEDS sont bien là, mais pour une fois elles sont rec­tan­gu­laires, plus en rap­port avec la forme de l’en­ceinte, lo­gique. Comme sur l’on­kyo GX30, il y a six LEDS en tout qui per­mettent éga­le­ment de vi­sua­li­ser le ni­veau du vo­lume. Comme elles sont si­tuées au bord de l’en­ceinte, elles sont vi­sibles lorsque l’on est as­sis. C’est moins pra­tique sur cer­taines concur­rentes quand les LEDS sont sur le des­sus. La face su­pé­rieure ac­cueille les ou­ver­tures vi­sibles des mi­cro­phones ain­si que les dif­fé­rentes touches de fonc­tions sen­si­tives. Elles sont au nombre de neuf, ce qui est bien su­pé­rieur à la moyenne dans le do­maine. Il y a bien sûr le vo­lume, play/pause en plein centre et la cou­pure des mi­cro­phones. Moins clas­sique, une touche on/ off per­met de mettre vo­lon­tai­re­ment l’en­ceinte en veille. Les concur­rentes qui n’ont pas ce bou­ton se mettent en veille au­to­ma­ti­que­ment au bout de quelques mi­nutes. Il y a en­suite quatre touches qui cor­res­pondent aux en­trées : Blue­tooth, prise auxi­liaire, ser­vices au­dio & we­bra­dios, et en­fin les ser­veurs du ré­seau lo­cal. Cette der­nière fonc­tion est l’une des dif­fé­rences ma­jeures avec les concur­rentes. À l’in­té­rieur, Pa­na­so­nic a po­si­tion­né un haut-par­leur de 8 cm en face avant, avec une charge bass-re­flex, et deux twee­ters orien­tés vers les cô­tés. Le but est de créer un sem­blant de sté­réo à par­tir de cette en­ceinte mo­no­bloc, ou tout du moins une scène so­nore plus large pos­sible. Ces trois haut-par­leurs sont pous­sés par un am­pli­fi­ca­teur de 2 x 20 watts.

Double ap­pli­ca­tion mo­bile pour deux fonc­tions : vo­cale & Ch­ro­me­cast, UPNP/ DLNA & mul­ti­room

L’ins­tal­la­tion s’ef­fec­tue de­puis l’app Google Home, comme toutes les en­ceintes qui em­barquent Google As­sis­tant. La pro­cé­dure est tou­jours la même et tou­jours aus­si simple. L’app dé­couvre au­to­ma­ti­que­ment la nou­velle en­ceinte et pro­pose de l’ins­tal­ler. On suit les dif­fé­rentes étapes, sans même avoir à ren­trer le mot de passe du Wifi, et

l’en­ceinte est connec­tée et uti­li­sable en quelques mi­nutes. Si c’est votre pre­mier as­sis­tant vo­cal, vous al­lez pro­non­cer quelques phrases pour que l’en­ceinte vous re­con­naisse bien. Une fois ce­la ef­fec­tué, on peut com­men­cer à lui par­ler pour lui de­man­der la mé­téo, les in­fos ou tout ce qui vous passe par la tête. Évi­dem­ment, on va lui de­man­der de lan­cer un mor­ceau de musique pour bien faire. La Pa­na­so­nic SC-GA10 re­con­naît aus­si bien ma voix que les concur­rentes. Je peux lan­cer des ordres do­mo­tiques sur mes ob­jets connec­tés. De près ou de loin, voire même de la pièce d’à cô­té, elle capte mes com­mandes vo­cales sans au­cun pro­blème. En termes d’en­trées, comme on l’a vu il y a le Blue­tooth, une en­trée auxi­liaire, mais aus­si l’ac­cès à votre musique par­ta­gée sur le ré­seau lo­cal. Google Home ne per­met pas d’ac­cé­der à sa musique de cette fa­çon en ré­seau, que ce soit des dos­siers par­ta­gés ou un par­tage UPNP/DLNA, pour l’ins­tant tout du moins. Contrai­re­ment à ses concur­rentes qui re­posent uni­que­ment sur l’app Google, Pa­na­so­nic pro­pose donc une app en com­plé­ment qui s’ap­pelle Mu­sic Con­trol. Elle a trois fonc­tions : lis­ter les ser­veurs de musique dis­po­nibles sur votre ré­seau lo­cal (PC, Mac, NAS, ser­veur dé­dié) pour en écou­ter le conte­nu, pa­ra­mé­trer l’en­ceinte SC-GA10, et faire du mul­ti­room avec d’autres en­ceintes Pa­na­so­nic. Dans les pa­ra­mètres de l’en­ceinte, on peut par exemple ré­gler l’éga­li­seur, ce que ne pro­pose pas l’app Google Home non plus. La par­tie mul­ti­room re­pose sur All­play de Qual­comm, le pro­to­cole re­te­nu par Pa­na­so­nic pour sa gamme mul­ti­room et que l’on trouve chez quelques autres marques. Je n’avais pas d’autres en­ceintes mul­ti­room Pa­na­so­nic pour le vé­ri­fier. Ce­pen­dant, j’avais d’autres en­ceintes All­play d’autres fa­bri­cants. Et je peux confir­mer mal­heu­reu­se­ment que chaque fa­bri­cant uti­lise All­play à sa sauce... Il est dom­mage d’avoir créé un pro­to­cole cen­sé être uni­ver­sel pour que cha­cun le rende fi­na­le­ment pro­prié­taire !

Une en­ceinte mo­no qui cherche à s’éman­ci­per grâce à un double twee­ter

Le ren­du so­nore est as­sez droit, au­cun re­gistre n’est mis en avant. Le grave est tout à fait cor­rect, mais il n’y a pas au­tant d’impact qu’avec cer­tains autres mo­dèles concur­rents, pour­tant plus pe­tits en taille, par exemple les Bang & Oluf­sen M3 et So­nos Play One. Le ren­du est as­sez proche de ses concur­rents So­ny et On­kyo fi­na­le­ment. Les haut-par­leurs d’ai­gu sont orien­tés vers l’ex­té­rieur pour une bonne ou­ver­ture et évi­ter que le son ne reste col­lé à l’en­ceinte. Il faut faire at­ten­tion à ne pas trop mon­ter dans les tours, car on en­ten­dra le boo­mer com­men­cer à ta­lon­ner. Il faut jouer alors de l’éga­li­seur, dans l’app Mu­sic Con­trol, pour bais­ser le grave si né­ces­saire. C’est d’ailleurs le ré­glage «flat» qui est le plus adap­té à tous les styles de musique. Le ré­glage «rock», qui ra­joute du grave sur des mor­ceaux dé­jà char­gés dans le do­maine, est «too much».

En conclu­sion : un com­pro­mis entre en­ceinte à contrôle vo­cal et en­ceinte Hi­fi

Les en­ceintes Google As­sis­tant des spé­cia­listes de l’au­dio suivent toutes la même voie : ma­rier les nou­velles tech­no­lo­gies vo­cales avec un ren­du Hi­fi. Comme ses concur­rents di­rectes, On­kyo et So­ny, la Pa­na­so­nic SC-GA10 ré­pond au chal­lenge, en créant un com­pro­mis. La par­tie vo­cale fonc­tionne par­fai­te­ment bien, les mi­cro­phones captent de très loin. La par­tie au­dio n’est pas aus­si per­for­mante que ce à quoi l’on pour­rait s’at­tendre, sur­tout ve­nant de spé­cia­listes de l’au­dio, mais elle fait le job. Alors chaque fa­bri­cant a ses pe­tits bo­nus qui le dif­fé­ren­cie des autres. Chez So­ny, c’est le son à 360°. Chez On­kyo, c’est la caisse en bois avec une par­tie grave/ haut-mé­dium très riche. La Pa­na­so­nic, elle, re­crée une belle am­biance pour une en­ceinte mo­no. En­fin, deux fonc­tion­na­li­tés jus­ti­fient son ta­rif plus éle­vé que ses concur­rentes : l’en­trée auxi­liaire mi­ni-jack et la com­pa­ti­bi­li­té DLNA et mul­ti­room All­play.

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