De­non AH-D5200

On Magazine - - SOMMAIRE - par Pierre Stem­me­lin

En 2017, De­non lan­çait L’AH-D7200 an­non­çant son re­tour aux sources du bon casque au­dio­phile tra­di­tion­nel. Nous avions sa­lué l’évè­ne­ment d’un On-to­pau­dio Award. De­puis, la marque nip­pone a dé­cli­né ce casque en deux ver­sions, une en­core plus haut de gamme, ré­fé­ren­cée AH-D9200, et l’autre plus abor­dable, que nous tes­tons ici.

Cette dé­cli­nai­son AH-D5200 est donc plus abor­dable, mais n’en de­meure pas moins un casque haut de gamme. Son prix maxi­mum conseillé est de 600 € (contre 800 € pour L’AH-D7200 et 1700 € pour L’AH-D9200). Mal­gré cette ré­duc­tion, de prime abord, le De­non AH-D5200 dif­fère as­sez peu de son aî­né AH-D7200. L’élé­ment dif­fé­ren­ciant le plus vi­sible ré­side dans le bois uti­li­sé pour les coques des oreillettes. Il s’agit ici d’un bois un peu moins luxueux, en l’oc­cur­rence du zé­bra­no dont la teinte est très sombre. Les coques de L’AH-D7200 sont de leur cô­té en noyer et celles de L’AH-D9200 sont en bam­bou ja­po­nais. Les peaux uti­li­sées pour les cous­si­nets sont éga­le­ment un peu moins luxueuses. Il n’y a plus de sur­pi­qûres en croi­sillons sous l’ar­ceau. Pour le reste, L’AH-D5200 est ex­té­rieu­re­ment iden­tique à L’AH-D7200. Il re­pend la même ar­ma­ture, tout en alu­mi­nium mou­lé et acier in­oxy­dable, à la fois très so­lide et d’une er­go­no­mie très bien pen­sée, qui ap­porte un très bon confort, mal­gré un poids res­pec­table, comme nous avons pu le vé­ri­fier en­core une fois pen­dant nos es­sais. Nous avons por­té ce casque du­rant des heures sans res­sen­tir de fa­tigue. Le poids est idéa­le­ment ré­par­ti entre l’ar­ceau et les oreillettes qui serrent juste ce qu’il faut. Les cous­si­nets asy­mé­triques des oreillettes comme ce­lui de l’ar­ceau sont en outre bien moel­leux.

En ma­tière de confort, com­pa­ré au Fo­cal Ele­gia, au Hi­fi­man Anan­da et au Senn­hei­ser HD 820, le De­non AH-D5200 est ce­lui que nous avons pré­fé­ré. En par­cou­rant les spé­ci­fi­ca­tions, on re­marque aus­si que les conduc­teurs du câble de rac­cor­de­ment amo­vible de L’AH-D5200 sont en cuivre de grade 4N et non plus de grade 7N. Mais la plus grosse dif­fé­rence tech­nique se si­tue cer­tai­ne­ment au ni­veau des trans­duc­teurs. Ils me­surent tou­jours 50 mm de dia­mètre et leur mem­brane est tou­jours d’un pro­fil si­mi­laire à ce­lui d’un boo­mer d’en­ceinte Hi­fi. Mais, elle n’est plus en na­no­fibres ou bio­cel­lu­lose, mais en pa­pier im­pré­gné, ce qui s’avère d’ailleurs as­sez in­ha­bi­tuel sur un casque Hi­fi. À l’écoute, le De­non AH-D5200 n’a donc pas tout à fait l’am­pleur et l’ai­sance ma­gis­trale de L’AH-D7200. La res­ti­tu­tion est un peu moins dense dans les basses et plus brillante dans le haut du spectre. Elle est peut-être même un peu plus neutre et moins ty­pée. L’AH-D5200 n’en de­meure pas moins un vrai casque Hi­fi De­non, ca­pable de dé­li­vrer une image so­nore très vaste, avec des graves pro­fonds et per­cu­tants. Pour un casque fer­mé, il offre une très belle sen­sa­tion d’es­pace. Dès que l’on pousse le vo­lume, la pers­pec­tive s’ouvre, les timbres s’épa­nouissent. Même s’il n’en fait pas au­tant que son grand frère, le De­non AH-D5200 est en me­sure de don­ner à la mu­sique des timbres ru­ti­lants. Il montre beau­coup de gé­né­ro­si­té so­nore, ne pa­rais­sant ja­mais trop re­te­nu, n’es­sayant pas non plus d’être trop chi­rur­gi­cal.

600 €

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