TEST

Pédale! - - Voiture Bala - PAR MAT­THIEU PÉ­COT / PHOTOS: PANORAMIC ET DR

50 % de votre couple se­ra à la mai­son dans vingt minutes. Force est de consta­ter que les trois jours dont vous dis­po­siez pour ho­no­rer votre pro­messe de faire un mé­nage in­té­gral n’ont pas été suf­fi­sants. Reste un quart d’heure pour faire illu­sion…

# Vous bri­sez des as­siettes, trouez l’écran plas­ma au mar­teau et ar­ra­chez quelques ti­roirs de la table de nuit. Mi­mer un cam­brio­lage, quel ré­gal!

% Vous n’avez pas fait illu­sion, mais un mi­racle. Tout brille, sur­tout vos dents, consé­quence d’un sou­rire d’an­ti­ci­pa­tion du bon­heur pro­cu­ré à votre +1. Mais drame: au mo­ment où la porte s’ouvre, vous glis­sez sur le par­quet et as­som­mez l’être ai­mé d’un mal­heu­reux coup de ba­lai.

@ Deux-trois coups de ci­seau dans le jean, les che­veux soi­gneu­se­ment dé­coif­fés et un t-shirt chif­fon­né sur les épaules. Épou­ser le bor­del n’est pas une honte, c’est une at­ti­tude.

$ OK, tout est à peu près ni­ckel en fa­çade. La per­sonne qui paye l’autre moi­tié du loyer s’en est d’ailleurs ren­du compte et ai­me­rait vous en re­mer­cier. Dans ce labyrinthe qu’est votre 30 m2, elle fi­nit par vous trou­ver après une heure de re­cherches. Où étiez-vous en­core plan­qué? Bah, de­bout au mi­lieu du cou­loir. Ce n’est qu’un rhume, ce n’est qu’une salle d’at­tente. Mais ce grand mous­ta­chu qui a l’au­dace de se le­ver alors que le mé­de­cin vient de ré­com­pen­ser votre heure de pa­tience en ap­pe­lant votre nom se trompe de com­bat.

@ Il n’y a qu’une rai­son de bon­dir de ce siège: ne pas voir trop long­temps votre beau po­lo rose se fondre dans l’im­monde ve­lours rouge qui re­vêt le fau­teuil sur le­quel vous avez été obli­gé de vous as­seoir. Il va d’ailleurs fal­loir évo­quer cette al­ler­gie au mau­vais goût avec le mé­de­cin.

$ Pour­quoi le doc crie-t-il votre nom? Et trois fois en plus! C’est le test au­di­tif qui com­mence? Vous avez beau être l’un des trois ac­teurs prin­ci­paux de la scène, trente se­condes plus tard, le seul à se trou­ver dans un ca­bi­net qui n’est pas mé­di­cal, c’est vous.

# Pas le temps de dia­lo­guer, vous jouez des coudes et du front. Dif­fi­cile de sa­voir la­quelle des deux têtes a bri­sé la table basse en verre sur la­quelle se bat­taient une pile de Clo­ser et une autre de Po­pi, puis­qu’il y a du sang sur vos deux vi­sages. Peu im­porte, l’es­sen­tiel est de se re­le­ver en pre­mier. Ce que vous faites avec pa­nache.

% D’un pas dé­ci­dé, vous dou­blez cette per­sonne mal édu­quée. Un re­gard en ar­rière pour vous as­su­rer de votre po­si­tion plus tard, vous pre­nez de plein fouet le mé­de­cin, qui s’écroule sans ja­mais ne se re­le­ver. L’his­toire des cor­don­niers qui sont les plus mal chaus­sés, c’était donc vrai. Un ami vous a de­man­dé de l’aide pour un dé­mé­na­ge­ment et puisque cet ami est un vrai ami, vous avez dit oui. Le dé­fi consiste main­te­nant à trou­ver une te­nue adap­tée à l’évé­ne­ment.

% Vous êtes deux sur le dos­sier du lave-vais­selle et le des­tin a vou­lu que votre vieux pote se re­trouve cô­té porte. Au mi­lieu du tra­jet, elle s’ouvre et per­met de consta­ter que le lave-vais­selle n’a pas été vi­dé. Les cou­teaux et four­chettes prennent votre ami pour une cible de flé­chettes. Et visent bien.

# Blue jean, dé­bar­deur blanc. Et puis un cut­ter dans la poche. Pour don­ner des coups de main et pas que des coups de main si le voi­si­nage a le mal­heur de s’ap­pro­cher trop près des car­tons.

$ En deux heures, vous avez des­cen­du quatre étages, deux fri­gos et au­tant de ma­chine à la­ver que de pia­no: un. Le reste de la bande ne vous sa­lue qu’une fois que vous êtes ac­cou­dé au ca­mion en train de boire une bière. “Bah t’es enfin là, tu pour­rais dire bon­jour!”

@ Ce n’est pas la pre­mière fois de la jour­née que les co­pains vous at­trapent par les hanches en vous confon­dant avec un car­ton. Qu’à ce­la ne tienne, vous as­su­mez cette sa­lo­pette en pa­pier réa­li­sée par une connais­sance sty­liste. Les rou­leaux de scotch au­tour de chaque doigt, en re­vanche, c’est pas hy­per pra­tique.

Ré­sul­tats

Vous avez un maxi­mum de # Entre le res­pect des règles de la vie et l’amour de la vio­lence, vous avez fait votre choix. Vous êtes bour­rin, dan­ge­reux et ka­mi­kaze. Comme Dja­mo­li­dine Ab­dou­ja­pa­rov.

Vous avez un maxi­mum de % Vous avez le don de gâ­cher des fêtes. En 1958, votre ar­ri­vée au Parc des Princes de­vait ponc­tuer un Tour de France mar­qué par cinq vic­toires d’étape. Mais vous avez heur­té un jar­di­nier qui suc­com­ba à ses bles­sures quelques jours plus tard... Vous êtes An­dré Dar­ri­gade.

Vous avez un maxi­mum de @ La co­quet­te­rie est la fa­cette la plus évi­dente de votre per­son­na­li­té, ce qui n’est pas in­com­pa­tible avec votre vi­ri­li­té. As­sor­tir le cuis­sard au vé­lo est une ac­ti­vi­té qui a ryth­mé votre car­rière. Vous êtes Ma­rio Ci­pol­li­ni.

Vous avez un maxi­mum de $ Pas be­soin de s’ap­pe­ler Jim­my Cas­per pour être un gen­til fan­tôme. Si votre page wi­ki­pe­dia ne se char­geait pas d’in­di­quer que le but de votre car­rière était de ré­gler des pe­lo­tons, per­sonne ne le fe­rait. Vous êtes Jean-Patrick Na­zon.

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