In­ter­view de Syl­vain Fe­ra­chau­glou

Syl­vain Fe­ra­chau­glou est membre de l’équipe de France sé­nior et 8ème au clas­se­ment in­di­vi­duel, ce qui re­pré­sente la meilleure per­for­mance dans cette ca­té­go­rie pour les bleus.

Pêche en Mer - - COMPÉTITION -

Comment se sont dé­rou­lées vos deux se­maines à Setú­bal ?

Nous avons d’abord eu une se­maine d’en­traî­ne­ment puis trois jours de com­pé­ti­tion. L’en­traî­ne­ment a pour but de sa­voir à peu près à quels types de pois­sons nous al­lons avoir à faire dans les dif­fé­rentes zones de la com­pé­ti­tion et d’adap­ter notre pêche en fonc­tion. Chose que l’on a su ana­ly­ser comme il fal­lait. Il est en est res­sor­ti que la pêche était étroi­te­ment liée à la pro­fon­deur avec une ma­jo­ri­té de sars à tête noire et de pois­sons de roche au-des­sus des 30 mètres de fond et en des­sous tou­jours ces mêmes sars mais avec un peu plus de do­rades grises prin­ci­pa­le­ment des pe­tites, des grosses gi­relles et quelques pagres. Mais c’était as­sez dif­fi­cile de ci­bler les plus belles es­pèces.

Quelle stra­té­gie avez-vous choi­sie d’adop­ter pour ce mon­dial ?

Il y a bien sûr la vi­tesse qui est une com­po­sante ma­jeure de la vic­toire sur la­quelle nous avons tra­vaillée. Il faut être le plus ra­pide pos­sible à bord pour prendre un maxi­mum de pois­sons. En terme de stra­té­gie pure et dure c’était sur­tout dans la pré­pa­ra­tion des ap­pâts que l’on a tra­vaillé. Ici il s’agis­sait no­tam­ment de sortes de coques molles four­nies par l’or­ga­ni­sa­tion. En­suite on a beau­coup tra­vaillé sur les bas de ligne et les bonnes tailles d’ha­me­çons. Le but était ici de sé­lec­tion­ner des pois­sons plus gros afin de comp­ter dans le sys­tème de clas­se­ment à points. À no­ter la forte pré­sence de ma­que­reaux, de chin­chards et de bogues qui ne comptent pas et qui ont donc très vite fait de pour­rir la pêche, no­tam­ment en uti­li­sant des plombs trop lé­gers, des ap­pâts trop vi­sibles et qui in­dé­nia­ble­ment orien­taient la stra­té­gie.

Quelle est votre im­pres­sion au sor­tir de ce mon­dial ? Et quelles le­çons en ti­rez-vous ?

Au fi­nal c’est un peu mi­ti­gé ! On se re­trouve 5ème à éga­li­té avec le 4ème.

On a une pre­mière jour­née qui nous cause du tord, nous em­pê­chant de fi­nir 3ème au gé­né­ral. Tan­dis qu’à la troi­sième manche on fi­nit 3ème, ré­sul­tat qui res­semble un peu plus à ce que l’on sait faire ha­bi­tuel­le­ment. On fait donc une place moins bonne que sur notre der­nière com­pé­ti­tion à Setú­bal, alors qu’en in­di­vi­duel on a trois gars qui sont mieux clas­sés. Ce qui est as­sez par­doxal : on a glo­ba­le­ment un peu mieux pê­ché mais nous ne sommes pas ar­ri­vés à tous bien pê­cher en même temps les bons jours. Je pense que l’on au­rait dû s’en­traî­ner un peu plus tout au long de l’an­née...

L’an­née pro­chaine les cham­pion­nats du monde au­ront lieu dans le sud de l’Ita­lie sur du pe­tits pois­sons et donc une pêche dif­fi­cile. Comment abor­dez-vous ce fu­tur chal­lenge ?

Plu­tôt se­rei­ne­ment. C’est une pêche que l’on connaît puisque nous avons la chance d’avoir la Mé­di­ter­ra­née aus­si. Se­lon nos in­for­ma­tions il n’y au­ra pas de bogues, un pois­son sur le­quel les Ita­liens ex­cellent. Ce se­ra cer­tai­ne­ment une pêche de fond. Si l’Ita­lie se­ra très dif­fi­cile à al­ler cher­cher, on de­vrait tout de même pou­voir faire un po­dium, tout du moins c’est notre ob­jec­tif et on va s’en­traî­ner pour ça !

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