Billet d’hu­meur

“On en parle des fringues de gros­sesse ?”

Parents - - Sommaire - PAR KATRIN ACOU-BOUA­ZIZ

1. Les pan­ta­lons à ban­deaux larges

Pre­mière ré­ac­tion (de pri­mi­pare): «Waouh, mais c’est gé­nial, ce jean est à ma taille de cuisses et de fesses, et me per­met aus­si d’y ren­trer mon ventre, en plus le ban­deau est tout doux ! » Au bout de quelques jours d’uti­li­sa­tion, le­dit ban­deau se ré­vèle trop grand, trop pe­tit, trop ser­ré, trop haut se­lon les mor­pho­lo­gies, alors on le roule, on tire des­sus en réunion et on fi­nit par le mau­dire. Et si c’était lui la cause de nos re­mon­tées acides ?

2. Les pan­ta­lons à ban­deaux fins

Puisque les pre­miers sont in­gé­rables, on se met en quête des deuxièmes. Lors­qu’on trouve la perle rare (il y en a peu en ma­ga­sins), on res­pire mieux. Jus­qu’à ce qu’on croise notre sil­houette dans la glace: notre ventre de cinq mois res­semble plus à un ex­cès de tar­ti­flette.

3. Les vê­te­ments de gros­sesse de la gros­sesse pré­cé­dente

Ah ah, ma­ligne, on a tout gar­dé pour le deuxième (ou le troi­sième) ! Sauf qu’on n’avait pas pré­vu les pe­tits chan­ge­ments de mode. Le jean éva­sé en bas nous donne un air de cow-boy à la dé­rive. Le top, taille Em­pire, nous ren­voie di­rect à l’image de l’ex­cès de tar­ti­flette. Bref, on n’a plus qu’à chan­ger de garde-robe.

4. Les pièces “ho­me­wear”

Sur le coup, on se dit que c’est une sa­crée bonne idée ces leg­gings tout doux et ces grands gi­lets chauds… alors, on en achète un ki­lo pour pas­ser l’hi­ver. Jus­qu’à ce qu’on dorme avec (flemme de se désha­biller après une jour­née de bou­lot), qu’ils bou­lochent et de­viennent tout gris/beige moyen. Et qu’on res­semble à un zom­bie en py­ja­ma pour al­ler tra­vailler (et pas à la fu­ture ma­man cool qui cou­rait presque, sur le ca­ta­logue de fringues).

5. Les tops à mes­sages

« Loa­ding 50 % », « Pa­pa + Ma­man = Bé­bé », « Co­ming soon », « Bé­bé à bord » et com­pa­gnie, ont fait rire et plai­sir aux pauvres pri­mi­pares pleines d’hor­mones que nous sommes au pre­mier tri­mestre. Mais après quelques la­vages, leurs mes­sages ne font même plus sou­rire les fu­turs grands-pa­rents. Un sweat « Ma­man ra­bat­joie », ça existe ?

6. Les ac­ces­soires étranges

Ban­deau de cou­leur, bo­las de gros­sesse, sou­tien-gorge d’al­lai­te­ment (avant l’al­lai­te­ment)… On craque sou­vent pour tous les gad­gets qui traînent au rayon ma­ter­ni­té et nous confortent dans l’idée de de­ve­nir une vraie ma­man. Et pour­tant, avouons-le, on se sent mieux sans! (sauf les bas de conten­tion bien sûr…)

7. Les robes de fu­ture ma­man hy­per sexy

Courte, dé­col­le­tée, trans­pa­rente ou paille­tée, on en veut une pour en je­ter de temps en temps lors d’une fête ou d’une en­vie d’être “ma­gni­faique” tout sim­ple­ment. Sauf qu’elles grattent, elles dé­couvrent la moi­tié de nos seins (et les veines bleues qui ha­churent notre buste) et sont dif­fi­ciles à as­su­mer lors­qu’on n’a plus de hanches. Bref, là en­core, pas­sons notre che­min ! Et vi­sons les ba­sics de qua­li­té bien adap­tés à notre mor­pho­lo­gie. Res­pi­rer et sou­rire, c’est l’es­sen­tiel pour res­ter élé­gante.

« Sur le coup, on se dit que c’est une sa­crée bonne idée ces leg­gings tout doux et ces grands gi­lets chauds… Alors, on en achète un ki­lo pour pas­ser l’hi­ver. »

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.