Quelles couches pour nos bé­bés ?

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Pour la deuxième an­née consé­cu­tive, le ma­ga­zine “60 mil­lions de consom­ma­teurs” a ana­ly­sé la qualité et la com­po­si­tion des couches pour bé­bé. 12 mo­dèles ont été pas­sés au banc d’es­sai. Avec de bons élèves, de moins bons et des sur­prises! Comme l’ex­plique Vic­toire N’Son­dé, une couche chère peut être peu safe, contrai­re­ment à une marque dis­tri­bu­teur. Et un pe­tit fa­bri­cant être au top ou au flop !

Vos es­sais ont per­mis de mon­trer le dys­fonc­tion­ne­ment de la fi­lière couches et un dé­faut de trans­pa­rence pour de nom­breuses marques.

Oui mais, il y a du mieux par rap­port à l’an der­nier ! De­puis notre der­nier test, cer­taines marques ont fait le choix d’in­di­quer la com­po­si­tion sur le pa­quet de couches. Pour l’ali­men­ta­tion, il y a obli­ga­tion de men­tion­ner par exemple « sus­cep­tible de conte­nir des traces d’ara­chides, de fruits à coque… ». Pour­quoi n’est-ce pas obli­ga­toire pour les couches, en contact per­ma­nent avec la peau et les mu­queuses des bé­bés ? Pour­quoi n’existe-t-il pas un ser­vice de vi­gi­lance in­dé­pen­dant, comme pour la cos­mé­to ?

Love & Green, su­per bien pla­cé l’an­née der­nière, est dans le bas du ta­bleau au­jourd’hui. Pour­quoi ? Nous avons re­tes­té les couches Love & Green parce qu’après l’étude 2017, nous avons été aler­tés par les cour­riers des lec­teurs nous di­sant que la couche n’était pas la même qu’avant. En fait, pour sa­tis­faire la de­mande après le suc­cès de 2017, la marque a chan­gé de sous-trai­tant et a eu un pro­blème avec l’un d’entre eux en Al­le­magne. Et c’est ce mo­dèle en vente à l’époque du test que nous avons ana­ly­sé. De­puis, la marque a re­chan­gé de four­nis­seur et sa nou­velle couche porte l’éco­la­bel. À vé­ri­fier en ma­ga­sin pour ne pas ache­ter un vieux stock !

Pam­pers était mal no­té dans votre pré­cé­dente étude. Là, deux de ses ré­fé­rences sont dans le top 3. Après notre es­sai de 2017, la marque a mis en place de nou­veaux pro­cess de fa­bri­ca­tion pour écar­ter le risque de trou­ver des ré­si­dus po­ten­tiel­le­ment toxiques.

En fait, dans la ma­jo­ri­té des cas, les bé­bés sont as­sis sur du plas­tique (le voile su­pé­rieur). Dans votre es­sai, seule Love

& Green a un voile vé­gé­tal.

Le co­ton est mieux que le plas­tique pour l’en­vi­ron­ne­ment. Mais en soi, le plas­tique, gé­né­ra­le­ment du po­ly­pro­py­lène, n’est pas for­cé­ment mau­vais. Et il faut sa­voir qu’à par­tir du mo­ment où l’on in­tègre des ma­tières pre­mières d’ori­gine vé­gé­tale (co­ton, cel­lu­lose de bois, maïs…), on peut trou­ver des traces de pes­ti­cides si leur cul­ture est conven­tion­nelle et non bio. C’est le risque. C’est ce qui est ar­ri­vé aux 4 der­niers du clas­se­ment.

Pour les marques in­cri­mi­nées, il s’agit de traces in­fimes…

Oui. Ces ré­si­dus peuvent s’être in­vi­tés lors du sto­ckage ou dans le pro­ces­sus de fa­bri­ca­tion ou en­core dans les vé­gé­taux choi­sis.

Vic­toire N’Son­dé CHEF DU SER­VICE SAN­TÉ DE 60 MIL­LIONS DE CONSOM­MA­TEURS, LE MA­GA­ZINE DE L’I.N.C.

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