Sa pre­mière coupe de che­veux !

Che­veux trop longs, mèches in­égales ou trop ef­fi­lées ? Le mo­ment est ve­nu de lui of­frir sa pre­mière coupe. Un ri­tuel qui né­ces­site quelques pré­cau­tions…

Parents - - Sommaire -

Maëlle, 20 mois, a d’ado­rables bou­clettes, mais cer­taines com­mencent à lui tom­ber sur le vi­sage. Sa ma­man s’in­ter­roge : n’est-elle pas trop jeune pour qu’on les lui coupe ? « Il n’y a pas d’âge pro­pice, Pour cer­tains, ce se­ra dès 4 mois – nos plus jeunes clients –, mais la ma­jo­ri­té se fait cou­per les che­veux, pour la pre­mière fois, entre 1 et 2 ans », ex­plique la coif­feuse Na­tha­lie Pe­ro-Alves (*).

Éga­li­ser et for­ti­fier le che­veu

La pousse est sou­vent in­égale chez les tout-pe­tits. Cer­tains ont les che­veux courts sur le des­sus du crâne et longs der­rière, ce qui n’est pas fran­che­ment es­thé­tique. Cou­per va alors per­mettre d’éga­li­ser et de for­ti­fier la che­ve­lure. Et puis, les bé­bés dorment sur le dos, alors les che­veux longs s’em­mêlent vite. Cou­per un peu leur fait du bien et évite la for­ma­tion de noeuds. Et si l’on rêve d’un car­ré ou d’une frange pour une pe­tite fille ? Pour Na­tha­lie Pe­ro-Alves : « On peut tout à fait réa­li­ser de vraies coupes de che­veux sur de très jeunes en­fants, à par­tir du mo­ment où il y a suf­fi­sam­ment de ma­tière. » A l’in­verse, si vous éprou­vez quelques ré­ti­cences car vous vou­driez lui lais­ser pous­ser les che­veux, sa­chez que ce­la ne veut pas for­cé­ment dire tout cou­per. « Juste une pointe peut suf­fire », ras­sure la coif­feuse pour en­fants. D’ailleurs, ajoute-t-elle, « on sait qu’il est temps de cou­per quand les pointes prennent la forme de pe­tits che­veux d’ange un peu pailleux. » Alors, cou­per soi-même ou prendre ren­dez-vous chez le coif­feur ? Dilemme au­quel est con­fron­té tout jeune parent. Outre quelques éco­no­mies, l’avan­tage, en le fai­sant à la mai­son, c’est que notre lou­piot se sen­ti­ra plus en confiance. Ce­la dit, « il faut avoir les bons ré­flexes parce qu’un bé­bé peut bou­ger à tout mo­ment, il a du mal à te­nir en place », si­gnale Na­tha­lie Pe­ro-Alves. Un coif­feur, sur­tout s’il est spé­cia­li­sé, a l’ha­bi­tude, il fait preuve d’une bonne dex­té­ri­té avec sa pe­tite clien­tèle.

Comment s’y prendre ?

Dans tous les cas, il faut ex­pli­quer à l’en­fant ce qu’on va lui faire et s’il a peur, le ras­su­rer sur le fait que c’est in­do­lore. Le mieux est de choi­sir un créneau le ma­tin, entre 9 h 30 et 11 h. Après, l’en­fant com­mence à avoir faim, puis c’est l’heure de la sieste et en fin de jour­née, il est sou­vent fa­ti­gué. Si vous le faites chez vous, vous pou­vez ins­tal­ler votre bé­bé dans sa chaise haute, avec son jouet pré­fé­ré. En­suite, « on hu­mi­di­fie ses che­veux au va­po­ri­sa­teur, c’est plus doux », conseille la pro­fes­sion­nelle. Il vaut mieux uti­li­ser des ci­seaux de coif­fure, pré­vient-elle : « Les pa­rents pensent que les ci­seaux à ongles à bouts ronds sont plus se­cure, mais ça hache le che­veu. » Voi­là votre ché­ru­bin beau comme un coeur ! A re­com­men­cer dans deux mois s’il y a une coupe à en­tre­te­nir, si­non deux fois par an. l DO­RO­THÉE LOUESSARD

(*) Coif­feuse pour en­fants, sa­lon de coif­fure pour fa­milles Los Niños, à Bou­logne-Billan­court (Hauts-de-Seine)

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.