“De­ve­nir belle-mère a été une ré­vo­lu­tion dans ma vie.”

Belle-mère d’Adé­lia (11 ans) et de Maëlys (9 ans), et ma­man de Diane (2 ans).

Parents - - Ma Tribu/Témoignages - PRO­POS RE­CUEILLIS PAR ES­TELLE CINTAS

« J’ai ren­con­tré Laurent en soi­rée, chez des amis com­muns, j’avais 32 ans. Il était père de deux en­fants, Adé­lia et Maëlys, 5 ans et 3 ans. Je n’au­rais ja­mais pen­sé que je se­rais un jour “belle-mère”. Ce­la a été une vraie ré­vo­lu­tion dans ma vie. On est tous les deux is­sus de pa­rents di­vor­cés et de fa­milles re­com­po­sées. On sait que ce n’est pas fa­cile pour l’en­fant d’être confron­té à une sé­pa­ra­tion, puis à la re­com­po­si­tion d’une fa­mille. On a vou­lu prendre le temps de nous connaître avant que les en­fants soient par­tie pre­nante de notre vie. C’est bi­zarre, car lorsque je fais le cal­cul, je m’aper­çois qu’on a qua­si­ment at­ten­du neuf mois avant de pas­ser ce cap de la ren­contre. Le jour même, j’étais hy­per­stres­sée. Plus que pour un en­tre­tien d’em­bauche! J’avais mis ma plus belle jupe, pré­pa­ré des jo­lies as­siettes avec des ali­ments en forme d’ani­maux. J’ai beau­coup de chance, car dès le dé­but, les filles de Laurent ont été hy­per­gen­tilles avec moi. Au dé­but, Adé­lia avait du mal à com­prendre qui j’étais. Un wee­kend où on était chez les pa­rents de Laurent, elle a dit très fort à table : “Mais est-ce que je peux t’ap­pe­ler ma­man ?” Je me suis sen­tie mal, parce que tout le monde nous re­gar­dait et que je pen­sais à sa ma­man… Pas fa­cile à gé­rer !

Il y a plus de rires et de jeux

Plu­sieurs an­nées après, Laurent et moi nous sommes pac­sés, avec un pro­jet d’avoir un en­fant. Au bout de quatre mois, un “mi­ni-nous” était en route. Je vou­lais que les filles soient les pre­mières au cou­rant. Là aus­si, ça fai­sait écho à mon his­toire per­son­nelle. Mon père m’avait ap­pris l’exis­tence de ma soeur… trois mois après sa nais­sance ! À l’époque, il vi­vait au Bré­sil avec sa nou­velle femme. J’avais trou­vé cette an­nonce hor­rible, une tra­hi­son, une mise à l’écart de sa vie. Je vou­lais tout le contraire pour Adé­lia et Maëlys. Quand notre fille, Diane, est née, j’ai eu le sen­ti­ment qu’on for­mait vrai­ment une fa­mille. Les filles ont tout de suite adop­té leur pe­tite soeur. De­puis sa nais­sance, elles se dis­putent pour lui don­ner le bi­be­ron ou lui chan­ger la couche. De­puis que je suis mère, je me rends compte que je pou­vais par­fois être in­tran­si­geante sur cer­tains su­jets et prin­cipes édu­ca­tifs. Main­te­nant que j’ai mon bé­bé, je m’in­té­resse à l’édu­ca­tion bien­veillante, j’ai ap­pris beau­coup de choses sur le cer­veau des en­fants et j’es­saie d’être plus co­ol… même si je râle! La plu­part du temps, je laisse Laurent prendre les dé­ci­sions concer­nant les grandes. Avec l’ar­ri­vée de Diane, notre vie est moins schi­zo­phrène que quand on vi­vait sans en­fants la plu­part du temps et un week-end sur deux. Il y a plus de rires et de jeux qu’avant, des tonnes de câ­lins et de bi­sous. Tout va peut-être chan­ger à l’ado­les­cence, mais avec les en­fants, tout évo­lue sans ar­rêt… et c’est bien ! »

« Pour notre ren­contre, j’en ai fait en­core plus que pour un en­tre­tien d’em­bauche… J’avais mis une belle jupe, pré­pa­ré des jo­lies as­siettes avec des ali­ments en forme d’ani­maux…»

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