5-7 ans

Elle pose plein de ques­tions sur le Père Noël

Parents - - Sommaire - FRÉ­DÉ­RIQUE PAYEN

Chaque jour, en ren­trant de l’école, Sa­lo­mé de­mande à ses pa­rents : « Mais ma­man, il existe vrai­ment le Père Noël ? ». C’est que dans la cour de ré­cré, les ru­meurs vont bon train… Il y a ceux qui, fiers de dé­te­nir un se­cret, an­noncent de but en blanc : « Mais non, en­fin, il n’existe pas, c’est les pa­rents… » Et ceux qui y croient dur comme fer. Si votre en­fant a dé­jà fait son en­trée au CP, il y a de bonnes chances pour que le doute s’ins­talle réel­le­ment… dé­bou­chant sur la fin d’une illu­sion, de celles qui ap­par­tiennent dé­li­cieu­se­ment à la pe­tite en­fance. Les pa­rents hé­sitent souvent sur la conduite à te­nir : le lais­ser y croire le plus long­temps pos­sible, ou lui dire la vé­ri­té ?

Tout dé­pend de son at­ti­tude

C’est à vous de sen­tir si votre pe­tit rê­veur est suf­fi­sam­ment mûr, à 6 ou 7 ans, pour en­tendre la vé­ri­té. S’il pose des ques­tions sans in­sis­ter, dites-vous qu’il a bien com­pris le fond de l’his­toire, mais ai­me­rait y croire en­core un peu. « Il est im­por­tant de ne pas al­ler contre les doutes de l’en­fant, sans pour au­tant en ra­jou­ter. Il faut aus­si sa­voir que cer­tains en­fants ont peur de dé­plaire à leurs pa­rents et de les rendre tristes s’ils n’y croient plus. Dites-leur alors que le Père Noël existe pour ceux qui y croient », conseille Sté­phane Cler­get, pé­do­psy­chiatre. Mais s’il in­siste, c’est que le mo­ment est ve­nu ! Pre­nez le temps de dis­cu­ter en­semble sur le ton de la con­fi­dence, pour lui ré­vé­ler avec tact ce qui se passe à Noël : on laisse les en­fants croire à une belle his­toire pour leur faire plai­sir. Ou parce que c’est une lé­gende qui exixte de­puis très long­temps. Ne lui men­tez pas : s’il for­mule clai­re­ment que pour lui le Père Noël n’existe pas, ne lui af­fir­mez pas l’in­verse. Le mo­ment ve­nu, la dés­illu­sion se­rait très forte. Et il vous en vou­drait d’avoir été ber­né. Alors même s’il est dé­çu, n’in­sis­tez pas. Par­lez-lui des ré­jouis­sances de Noël et du se­cret que vous al­lez par­ta­ger. Car main­te­nant, c’est un grand ! Ex­pli­quez-lui aus­si qu’il est im­por­tant de ne rien dire aux plus pe­tits qui ont aus­si le droit de rê­ver un peu. Pro­mis ?

Il n’y croit plus, ça change quoi ?

Et que les pa­rents se ras­surent : un en­fant qui ne croit plus au Père Noël n’a pas pour au­tant en­vie de re­non­cer aux ri­tuels de Noël. Donc, on ne change rien ! Le sa­pin, la mai­son dé­co­rée, la bûche et les ca­deaux ap­por­te­ront tout au­tant leur di­men­sion d’émer­veille­ment, voire en­core plus qu’au­pa­ra­vant. Et en plus du ca­deau qu’il vous de­man­de­ra, main­te­nant qu’il a per­cé le grand se­cret, n’ou­bliez pas de lui of­frir un ca­deau sur­prise : la ma­gie de Noël, elle, doit conti­nuer à vivre !

Face à ses ques­tions de plus en plus fré­quentes, com­ment ré­agir ? « A 6 ans, Louis nous in­ter­ro­geait souvent sur le Père Noël: nor­mal, à force d’en voir à chaque coin de rue ! Com­ment fai­sait-il pour en­trer dans les mai­sons ? Et pour por­ter les ca­deaux ? Je lui ai dit “Qu’en pen­ses­tu, toi, du Père Noël ?” Il m’a ré­pon­du : “Il est très fort et il trouve des so­lu­tions.” Il avait en­core en­vie d’y croire!» Mé­la­nie

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