Je poppe ou je splashe ?

Partir Pêcher - - Sommaire N°57 - Texte et pho­tos de De­nis Mou­ri­zard

Le popper, ce leurre en­core très uti­li­sé mais qui souffre de plus en plus de la concur­rence, il reste ce­pen­dant ma­gique à l’emploi.

Le popper est au­jourd’hui concur­ren­cé par de nom­breux pro­duits, si bien que cer­tains ont ten­dance à un peu moins l’uti­li­ser. Pour­tant, ce leurre reste toujours aus­si ma­gique pour ses ca­pa­ci­tés à faire « bou­ger » les pois­sons… S’il est em­ployé comme il faut bien sûr !

Un popper est un leurre très simple à uti­li­ser. Qui­conque peut, avec quelques mi­nutes d’es­sais en faire le tour. Ce­ci dit, ce n’est pas parce que l’on com­prend com­ment popper que l’on peut ex­ploi­ter plei­ne­ment ce leurre. L’ef­fi­ca­ci­té du popper va bien au-de­là de ce que l’on ima­gine quand on parle de lui. Il ne se ré­sume pas au simple pop, d’ailleurs il est fré­quent que les pê­cheurs n’uti­lisent même pas ce pop ca­rac­té­ris­tique. Un popper est do­té d’un mu­seau plus ou moins pro­fond, et sur­tout plus ou moins in­cli­né. Plus le mu­seau est in­cli­né vers l’avant, plus il a de chances de créer un pop bien per­cep­tible. Pour le réa­li­ser, il ne faut pas ti­rer du­ra­ble­ment sur le leurre. On se contente de don­ner un très lé­ger coup de scion (un ou deux cen­ti­mètres suf­fisent). Le pop dé­clenche des at­taques s’il est bien réa­li­sé, c’est-à-dire bref et bien do­sé sans bru­ta­li­té.

Après le pop vient le splash

Vient en­suite l e splash qui consiste à f aire gi­cler des bulles. Ce splash pro­jette des gouttes d’eau de­vant le leurre, créant une trace vi­sible par des pois­sons si­tués en pro­fon­deur. Pour que la sur­face écla­bous­sée soit la plus large pos­sible, il ne faut pas ti­rer trop long­temps, mais sur­tout avec une grande vi­va­ci­té. Le geste doit être court, bru­tal et vif. Ce geste dé­clenche très peu d’at­taques, et c’est pour­tant ce­lui qui est le plus sou­vent em­ployé. Le splash a pour ef­fet d’at­ti­rer les pois­sons, car il s’en­tend et se voit à grande di s t ance. L’ er r eur l a pl us com­mune consiste à n’uti­li­ser que le splash du popper sans au­cune autre va­ria­tion. Très agres­sif, ce com­por­te­ment du leurre main­tient le pois­son à dis­tance, même s’il s’est rap­pro­ché pour le voir de plus près. Il est im­pé­ra­tif de tem­po­ri­ser afin d’ou­vrir des fe­nêtres de calme et de réa­lisme. Le pop est une bonne tech­nique, mais on peut éga­le­ment tra­vailler le popper en l i néaire. Plus au­cune écla-

“Plus le popper est bruyant, plus il im­porte de ca­li­brer ses ani­ma­tions.”

bous­sure, plus au­cun bruit en de­hors de l’eau qui s’écarte au pas­sage du leurre. N’ani­mez pas, lais­sez le leurre dé­chi­rer la sur­face, len­te­ment. La pres­sion de l’eau sur le mu­seau suf­fit à le faire do­de­li­ner. Ce simple mou­ve­ment est réell ement hyp­no­tique sur des pois­sons qui ont fait l’ef­fort de ve­nir jus­qu’au leurre. Le popper est un al­lié de choix pour les pêches du bord, mais éga­le­ment pour les pêches en ba­teau. Il est en ef­fet le plus ef­fi­cace pour faire mon­ter des pois­sons, à condi­tion bien en­ten­du d’en mo­di­fier l’uti­li­sa­tion pour être en me­sure de les prendre... •

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