Pea­cock d’Ama­zo­nie : rendre le graal ac­ces­sible !

Partir Pêcher - - Sommaire N°57 - Texte et pho­tos de Lucas Val­lois

Au Bré­sil, il est l’un des pois­sons des plus sym­bo­liques pour les pê­cheurs spor­tifs : le tu­cu­na­ré açu, plus connu sous le nom de pea­cock bass. An­to­nio et Ju­lien se sont lan­cés dans un sé­jour-test, sur le rio Ju­ma, non loin de Ma­naus, avec l’idée d’en faire une des­ti­na­tion phare pour les pê­cheurs fran­co­phones en par­ti­cu­lier. Nous les avons sui­vis dans leur quête !

Lan­cer une des­ti­na­tion est toujours un pa­ri ris­qué. Alors, lorsque Ju­lien le guide et An­to­nio le com­mer­cial pro­po­sèrent, au prin­temps 2018, à un jour­na­liste de suivre leur pre­mière ex­pé­rience non seule­ment avec le pea­cock bass mais éga­le­ment avec le Bré­sil, ils se dou­taient bien que ce­la pou­vait être quitte ou double pour leur des­ti­na­tion... Qu’im­porte, ils vou­laient jouer le jeu. Le ren­dez-vous est donc fixé en cette mi-sep­tembre avec les deux ins­ti­ga­teurs, et trois de leurs com­pères, à Ma­naus, ca­pi­tale du vaste Etat de l’Ama­zo­nas et point de ren­contre des eaux du rio Ne­gro et du rio So­li­moes qui forment le fleuve Ama­zone. Nous pas­se­rons une nuit dans la ca­pi­tale et par­ta­ge­rons des spé­cia­li­tés cu­li­naires à la bonne fran­quette au pied du théâtre Ama­zo­nas. J’en pro­fite pour de­man­der à An­to­nio, dit To­nio, de m’ex­pli­quer com­ment l’idée de ce voyage a ger­mé. «En fait, au dé­part j’ ai ren­con­tré Ju­lien en Gua­de­loupe, j’ étais son client et lui mon guide. De­puis, on a tis­sé une vé­ri­table ami­tié et on s’ est dit que nous pour­rions or­ga­ni­ser des sé­jourspe ac ock­bass, ici au Bré­sil, vu que je parle por­tu­gais. Lepe ac ock c’ est un des pois­sons my­thiques à pê­cher avant de mou­rir ... On en avait dé­jà par­lé en­semble avec Ju­lie net lui vou­lait bien ten­ter la Co­lom­bie. Les prix étaient se­lon moi pro­hi­bi­tifs et le pays pas for­cé­ment sé­cu­ri­sant. Les prix au Bré­sil étaient éga­le­ment­pro­hi­bi­tifs, mais en trai­tant en di­rect j’ ai vu que c’ était pos­sible de rendre le graal ac­ces­sible. J’ ai en­suite choi­si l’ en­droit car c’ est le seul que je connais­sais qui puisse al­lier au­tant d’ es­pè­ces­myt hi ques:pe ac ock,aim ara, arow ana et p ira ru­cu .» Et Ju­lien me pré­cise, sou­rire au coin

des lèvres, que ça fait dé­jà trois mois que les cannes et boîtes de pêche à To­nio sont prêtes...

Trans­fert folk­lo­rique

Le len­de­main nous at­tend la par­tie road trip du sé­jour. Ser­gio, le par­te­naire bré­si­lien, nous ré­cu­père en van, cli­ma­ti­sé, pour un pre­mier trans­fert vers le port Do Cea­sa. Au port, nous fai­sons un tour du mar­ché aux pois­sons et ap­pre­nons que le no-kill ne fai­sait pas par­tie des moeurs du­rant de longues an­nées. De­puis 2017, une nou­velle loi le consi­dère comme es­pèce pro­té­gée et la pêche spor­tive est in­ter­dite du­rant la ➜

pé­riode de re­pro­duc­tion, soit en dé­cembre et jan­vier. Une pa­tente pro­fes­sion­nelle est re­quise pour pou­voir en faire com­merce, ou bien être ré­sident de cette contrée re­cu­lée afin d’en pré­le­ver pour sa propre consom­ma­tion. Pen­dant ce temps-là, une équipe de por­teurs se charge d’em­bar­quer les tubes de cannes et les ba­gages à bord de la « lan­cha ra­pi­da » qui nous per­met­tra de tra­ver­ser la ‘ren­contre des eaux’ : on sent que la mé­ca­nique est bien hui­lée. En na­vi­ga­tion, le groupe de jeunes pê­cheurs échange et an­ti­cipe dé­jà la par­tie tech­nique des pro­chains jours de pêche. Il faut pré­ci­ser que les cinq pê­cheurs sont loin d’être no­vices et tout par­ti­cu­liè­re­ment Ju­lien, le guide gua­de­lou­péen, qui en­cadre de­puis de nom­breuses an­nées dans des bio­topes en­com­brés où tar­pons et snooks peuvent fa­ci­le­ment mettre à mal le mo­ral de ses clients. Ques­tion mo­ral, pas de pa­nique, Ju­lien a toujours l’at­ten­tion et le mot juste pour fé­dé­rer ses équipes et les me­ner au suc­cès ! De l’autre cô­té du fleuve, l’am­biance change du tout au tout, on passe d’une mé­tro­pole à un pe­tit port de pê­cheurs. Des pê­cheurs lo­caux s’émer­veillent de­vant des dou­ra­dos à la robe do­rée tan­dis que nos pê­cheurs scrutent les su­ru­bis et autres es­pèces sur les étals des pois­son­niers. Deux com­bis VW nous at­tendent sur la cale de mise à l’eau, un se­ra char­gé de toute la ba­ga­ge­rie et nous nous en­gouf­frons dans le se­cond : c’est par­ti pour un peu plus d’une heure de route et de piste dans ce van folk­lo­rique. Der­nière étape de l’iti­né­raire, nous em­bar­quons sur des barques pour une ving­taine de mi­nutes de ca­bo­tage sur ce plan d’eau si­nueux qui se­ra, pour les cinq pro­chains jours, le ter­rain de jeu de nos cinq Fren­chies.

Faire cris­ser plu­tôt que de ron­ger son frein

À peine ar­ri­vée, la jeune équipe s’af­faire à pré­pa­rer le matériel pour... de suite. Nous sommes en fin de jour­née et Yo­han, ori­gi­naire du sud de la France, tré­pi­gnait d’im­pa­tience au vu de ce bio­tope luxu­riant. Quelques lan­cers du bord, et... « pois­son! » C’est le pre­mier pea­cock du sé­jour qui est mis au sec sur un ar­tist FR80. Ju­lien et son col­lègue Em­ric, éga­le­ment ré­sident gua­de­lou­péen, re­joignent le Su­diste et sor­ti­ront quelques pe­tits pea­cock, ce qui laisse pré­sa­ger que du po­si­tif pour le dé­rou­lé des pro­chains jours de pêche. De re­tour au lodge, nos Fren­chies se sont liés d’ami­tié avec des clients bré­si­liens et, comme vous vous ➜

en dou­tez, il était ques­tion de pêche et plus pré­ci­sé­ment des ten­dances en ma­tière de leurres. Evi­dem­ment, ce fut une ode aux leurres bré­si­liens, de sur­face prin­ci­pa­le­ment, et après quelques caï­pi­rin­ha, « é de to do nos », tra­dui­sez ‘à nous tous’ leur di­saient-ils en leur of­frant des leurres qu’ils de­vaient uti­li­ser « to­do o dia », ‘toute la jour­née’, pour ta­per des gros pea­cock. Le point com­mun de ces leurres était leur nage er­ra­tique qui pou­vait faire pen­ser à des leurres mal fi­nis et le bruit qu’il pro­dui­sait, digne d’un ins­tru­ment pour jouer de la sam­ba ! Un des leurres en ques­tion était le zara, stick­bait ser­pen­ti­forme, de sur­face, qui s’anime en wal­king t he dog et peut me­su­rer j us­qu’à 14 cm. Dans la li­gnée des leurres « obli­ga­toires » il y avait les sub­sur­faces à l’ins­tar du per­ver­sa, bi­ru­ta et sa­fa­da os­cil­lant au­tour d’une di­zaine de cen­ti­mètres.

« J’ai mal à la pêche »

Pre­mier jour de pêche em­bar­quée, et la plu­part des pê­cheurs s’at­tèlent à mettre en ap­pli­ca­tion les con­seils des Bré­si­liens. Et ça ne paie pas vrai­ment sur les pre­miers lan­cers pour Ju­lien, ni même sur le reste de la ma­ti­née pour Yo­han – l’image du tu­cu­na­ré açu, agres­sif à sou­hait, ve­nant écla­ter un leurre à hé­lice, ou des zara brui­teurs ani­més en wal­king the dog en sur­face laisse rê­veur... Pen­dant l e bi­vouac du mi­di, le bi­nôme me lan­ce­ra « ona­ma­là­la

pêche », et le constat fut le même pour tout le monde : « pas­sief­fi­caces

ce­sin­con­tour­nables! » Dis­cus­sions après dis­cus­sions, tout était pas­sé en re­vue, la hau­teur d’eau plus éle­vée qu’à la nor­male en cette sai­son, les ani­ma­tions, la pré­ci­sion des lan­cers et une pres­sion de pêche non né­gli­geable au re­gard du nombre de ➜

lodges im­plan­tés dans la zone mais qui somme toute reste re­la­tive par rap­port à l’im­men­si­té du rio Ju­ma. C’est dans l ’ après- mi­di, sous une cha­leur écra­sante, que la si­tua­tion se dé­blo­qua. Em­bar­qué avec To­nio, ce der­nier t este dif­fé­rents l eurres en cas­ting, spin­ner bait, high rol­ler, buck­tail jigs, quelques at­taques mais rien n’est pen­du. On se di­rige vers un bras de ri­vière dans le­quel Em­ric, Va­len­tin et leur pi­lo­to s’étaient en­ga­gés, il y a bien une heure de ce­la. À fleur de fo­rêt im­mer­gée, au plus près des ra­cines, To­nio peigne mé­tho­di­que­ment la zone. Sou­dain, des re­mous sur­gissent en sur­face, les tu­cu­na­rés sont en pleine chasse. Equi­pé d’un per­ver­sa – un twitch bait de sub­sur­face bré­si­lien mon­té en cas­ting – To­nio ferre son pre­mier pea­cock bass, de type pa­ca. Dans la fou­lée il sor­ti­ra un pi­ran­ha noir qui s’est mê­lé au fes­tin. Nous nous en­fon­çons de plus en plus dans ce bras de ri­vière et nous en­ten­dons au loin des : « vas-y,vas-y,lance,lance,

en­core ». Em­ric et Va­len­tin pro­fitent d’une fré­né­sie qui dure de­puis une de­mi-heure : une ving­taine de jeunes tu­cu­na­rés par tête a été fer­rée et ce ex­clu­si­ve­ment au min­now. Et ça re­prend de plus belle, To­nio en pro­fite pour bo­ni­fier son comp­teur, cette fois au min­now éga­le­ment. La fin de jour­née se­ra cou­ron­née par un cou­cher de so­leil ma­jes­tueux et de très belles at­taques et chan­delles de pea­cock sur un popper re­bel mag­num ani­mé proche des bor­dures avec peu de « co­ver » (en­com­bre­ment) : on l’au­ra fi­na­le­ment eu cette at­taque en sur­face !

1500 lan­cers par jour plus tard

Au fil des jours le choix des confi­gu­ra­tions cannes-leurres s’af­fine et les prises de tailles ho­no­rables, au­tour des 4-5 kg, s’en­chaînent. C’est au prix de 1500 lan­cers par jour et des litres de sueur per­dus que cha­cun a pu faire une sé­lec­tion type et trou­ver son « pat­tern » (son mo­dèle de pêche). Les lan­cers de­viennent de plus en plus pré­cis et sont ex­pé­diés de plus en plus loin. Va­len­tin pré­cise : « il­faut­lan­cer­loin dans­le­co­ve­ret­çac’est­vrai­ment­cool, quand­tut’ap­pli­quesà­fai­reun­lan­cer pro­preet­que­tu­fais­deuxa­ni­mes­pour en­fin­voirl’at­ta­que­du­pea­cock­bass, c’est­jouis­sif! » Sa­chant que le ni­veau d’eau était anor­ma­le­ment éle­vé pour la pé­riode, soit un mètre cin­quante de plus, cer­tains pê­cheurs uti­li­saient les leurres brui­teurs aux nages er­ra­tiques en guise de tea­ser. La ther­mo­cline étant plus im­por­tante, la stra­té­gie était d’aga­cer les pea­cock bass et les at­ti­rer plus en sur­face pour en­suite les leur­rer avec des sub­sur­faces ou des cou­lants. Il était donc ex­trê­me­ment dif­fi­cile de coin­cer ces pois­sons paons sur des leurres à hé­lice par exemple. En re­vanche sur les chasses, toute la pa­no­plie était sus­cep­tible de payer, même les fa­meux buck­tail jigs, ani­més en pro­fon­deur ont fait leurs preuves à plu­sieurs re­prises. Sur ces mo­ments de dé­chaî­ne­ments, les gros tu­cu­na­rés ne se mé­lan­geaient pas for­cé­ment aux bouillons. À plu­sieurs re­prises, et de fa­çon lo­ca­li­sée, nous avons vu des tor­pilles at­tei­gnant al­lè­gre­ment les 6-7 kg, en pleine eau ou pos­tées sur les bor­dures, faire fuir une mul­ti­tude de pois­sons four­rage à toute vi­tesse... Le « pat­tern » qui avait le plus mar­qué les pi­lo­tos (ac­ces­soi­re­ment fins pê­cheurs et connais­seurs de la ré­gion)

était ce­lui de Yo­han et son em­ploie de la tech­nique du « skip­ping » dès le deuxième jour de pêche. Un leurre souple, mon­té en texan, que le Su­diste fai­sait ri­co­cher tan­tôt avec suc­cès, tan­tôt sans, pour at­teindre les en­com­bre­ments où étaient plan­qués à 100 % les gros tu­cu­na­rés. Plu­sieurs sui­vis, plu­sieurs re­mous gi­gan­tesques, mais pas d’at­taque franche. C’est avec per­sé­vé­rance – et ce fut beau à voir – que Yo­han a lais­sé bouche bée ces mêmes pi­lo­tos en pi­quant et bri­dant dans les bran­chages et un des plus gros pea­cock du sé­jour, es­ti­mé entre 5 et 6 kg, le der­nier jour de pêche et de sur­croît à quelques en­ca­blures du lodge.

Des­ti­na­tion va­li­dée

Cô­té t ech­niques, aus­si bi en le spin­ning que l e cas­ting ont payé. En re­vanche, le cas­ting per­met­tait d’être bien plus pré­cis pour tou­cher des zones en­com­brées et d’être sur­tout plus ra­pide pour ce­lui qui cherche un ra­tio éle­vé : l an­cers­zone ra­tis­sée. Comme at­ten­du, ce sont les min­now et les sub­sur­faces qui ont eu la fa­veur des pea­cock. Des pea­cock qui, à ce pro­pos, étaient très com­ba­tifs mais de taille moyenne, même si à la fin du

sé­jour cha­cun au­ra com­pris com­ment ta­per bien plus gros. Plus de po­si­tif que de né­ga­tif sur ce sé­jour pour l es t rois « co­bayes » . Com­men­çons par l es points né­gat i f s. Em­ric et Va­len­tin, deux aven­tu­riers- pê­cheurs ayant dé­jà ef­fec­tué des ex­pé­di­tions « à l a dure » , en Guyane, avec l es f r èr es Thor, à f ran­chir en pi­rogue f orêts et cours d’eau à l a seule f orce des bras, ont sou­li­gné i ci l e manque de f olie et cett e s en­sa­tion de s e s en­tir s eul au monde et de pê­cher des spots en­core vierges. En ef­fet, comme nous l’évo­quions, la pres­sion de pêche est réelle mais pro­por­tion­nelle par rap­port au po­ten­tiel

ha­lieu­tique que re­pré­sente la ré­gion. Pour cette rai­son, Va­len­tin in­dique «qu’ avec cette proxi­mi­té on perd ce

cô­té‘ pre­mier de cor­dée ‘.» Se­conde ré­serve: la pé­riode de ce sé­jour- test et la hau­teur d’eau. Pour les deux or­ga­ni­sa­teurs Ju­lien et To­nio, quand on leur parle de pea­cock « on­pen­sed’em­bléeà l’ at­taque de sur­face, ce qui n’ a pas été to­ta­le­ment le cas. En fait, on peut prendre ce pois­son en sur­face tout au long de l’ an­née sur la pre­mière et la der­nière heure de la jour­née. Il y a donc que pen­dant un ou deux mois qu’ on peut pê­cher toute la jour­née en sur­face quand le ni­veau d’ eau est suf­fi­sam­ment­bas. »

Pour les points po­si­tifs. Mêmes ile cô­té‘ seul au monde’ n’y est pas, le cô­té na­ture est in­dé­niable, Yo­han at­teste que« l’ en­vi­ron­ne­ment de pêche est fan­tas­tique avec une b io di­ver­si­té fa­bu­leuse( dau­phins roses, caï­man, singes, ser­pents, oi­seaux...). » La prise en charge parles deux or­ga­ni­sa­teurs et leur par­te­naire bré­si­lien est juste re­mar­quable et le­lodge as­sure un confort op­ti­mal. Concer­nant la pêche, Va­len­tin tient à sou­li­gner le pro­fes­sion­na­lisme des pi lot os/ guide set no­tam­ment leur ré­ac­ti­vi­té lors qu’ il faut pla­cer cor­rec­te­ment le ba­teau pen­dant les com­bats. Tous les trois se sont ré­ga­lés sur la tech­ni­ci­té des lan­cers, l’ agres­si­vi­té des at­taques et le cô­té spec­ta­cu­laire des com­bats. La pêche a été très pro­duc­tive, «sur notre sé­jour on a pu faire des grosses jour­nées à 53 ou 56 pois

sons au ba­teau !» Mal­gré les points né­ga­tifs, Va­len­tin et Yo­han re­tour­ne­ront l’an­née pro­chaine, en pleine sai­son, avec des eaux basses, « on ima­gine même pas, ça va être un

car­ton ». Quant àEm­ric,ilv oit les choses en grand et compte pri­va­ti­ser tout le­lod­ge­pourf aire dé­cou­vrir à sa fa­mille les­tu­cu na rés du rio Ju­ma. En somme, men­tions spé­ciales pour Ju­lien et ses qua­li­tés pé­da­go­giques et To­nio pour ses qua­li­tés com­mer­ciales et re­la­tion­nelles: des­ti­na­tion va­li­dée, les deux or­ga­ni­sa­teurs pré voient des sé­jours pour l ’ au­tomne pro­chain. Contact :

ju.aud on [email protected] la poste. net•

Dans ce type de bio­tope il est cru­cial de bien bri­der les pea­cock bass pour évi­ter qu’ils coupent vos tresses dans les bran­chages.

Le ni­veau d’eau était anor­ma­le­ment éle­vé en cette mi-sep­tembre, ce qui a com­pli­qué la traque des très gros su­jets. À la mi-no­vembre, le ni­veau est des­cen­du de 4 mètres et on nous in­dique la prise d’un spé­ci­men de 11 kg.

Ce pea­cock de type pa­ca n’a fait qu’une bou­chée de ce popper re­bel mag­num ani­mé proche des bor­dures.

Les pea­cock sont su­jets à des va­ria­tions de cou­leurs en fonc­tion de la pé­riode de frai. Hors pé­riode de frai : ils sont de type pa­ca, plus sombres avec des points blancs ou jaunes. En pé­riode de pré-frai, les spé­ci­mens adultes changent de cou­leur et adoptent le type açu, pré­sen­té ci-contre par Em­ric.

Sur de­mande d’Em­ric, nous nous sommes en­gou­frés dans ce pas­sage vé­gé­tal afin d’ac­cé­der à une zone iso­lée. Ré­sul­tat : une belle at­taque et un beau pois­son dé­cro­ché au ba­teau.

Les pi­lo­tos sont très ré­ac­tifs pour as­su­rer vos coups de ligne. Et ce coup là était très im­por­tant aux yeux de Ju­lien.

Mo­ment de dé­tente noc­turne.

Va­len­tin, ori­gi­naire de Bourg-enB­resse, est éga­le­ment un pê­cheur confir­mé d’eau douce. Il a pour ha­bi­tude de pê­cher les gros bro­chets du Lé­man et des dif­fé­rents plans d’eau de sa ré­gion.

Après des prises moyennes en dé­but de sé­jour, Em­ric ne pê­chait qua­si­ment plus qu’avec du matériel lourd les der­niers jours pour dé­bus­quer les gros su­jets.

Les cou­chers de so­leil sont ma­jes­tueux, tout comme la na­ture en­vi­ron­nante.

C’est ce genre d’am­biance que vous pour­rez re­trou­ver le soir au lodge.

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