BRAHMS

(1833-1897)

Pianiste - - CHRONIQUES DISQUES, DVD -

So­nate n°3 op. 5. Va­ria­tions sur un thème de Pa­ga­ni­ni op. 35 + Jean-Rémy Gué­don : Afri­ca­brahms

Le Tri­ton Live TRI-15523. 2015. 1 h 04’

Jouer sans ré­serve, comme si sa vie en dé­pen­dait. Voi­là un sen­ti­ment que l’on éprouve ra­re­ment à l’écoute d’un disque en « live », sur­tout ré­cent. Il est vrai que le contexte est es­sen­tiel pour com­prendre la phi­lo­so­phie de l’al­bum, la dé­marche de l’ar­tiste (lire notre en­tre­tien page 26) guère éloi­gnée d’un Svia­to­slav Rich­ter (comparez avec ses Va­ria­tions cap­tées en 1988). On prend trop l’ha­bi­tude du confort so­nore – ce n’est certes pas un mal en soi – alors que tout res­pire ici l’in­tran­quilli­té. Ni­ma Sar­ke­chik se bat avec et contre le pia­no, jouant d’un dy­na­misme plus adap­té à l’or­chestre qu’à la struc­ture d’un quart-de-queue Ya­ma­ha (S4) pous­sé dans ses li­mites, mais qui tient ad­mi­ra­ble­ment. Voi­là un com­bat vaillant et jus­qu’au­bou­tiste, d’une cer­taine gran­deur parce qu’abou­ti tech­ni­que­ment et men­ta­le­ment. On a le souffle cou­pé de­vant ces phrases liées avec si peu de pé­dale, des ai­gus cin­glants sous les as­sauts, des graves gra­nu­leux. Et pour­tant, tout pa­raît juste,

ICas­tel­nuo­vo-Te­des­co a lais­sé un im­mense cor­pus de pièces sou­vent évo­ca­trices, dont l’écri­ture fluide et pia­nis­tique met le pia­no re­mar­qua­ble­ment en va­leur et dont l’harmonie per­son­nelle se si­tue dans une mou­vance po­stim­pres­sion­niste fau­viste. Al­ghe et I na­vi­gan­ti sont des ma­rines im­pres­sion­nistes dont l’opu­lence se double d’un ly­risme évo­quant plus Schmitt que De­bus­sy. Les Danses du roi Da­vid s’ins­pirent d’un re­cueil li­tur­gique juif har­mo­ni­sé par le grand-

I

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