Robert Schu­mann

(1810-1856) La Danse de l’ours, ex­trait de l’Al­bum pour la jeu­nesse op. 68

Pianiste - - PÉDAGOGIE -

Ce pe­tit mor­ceau est une pièce de ca­rac­tère très ima­gée et des­ti­née aux en­fants. Comme nous l’ex­plique l’écri­vain Mar­cel Beau­fils, « Pen­dant le cré­pus­cule de sa vie, Schu­mann a vou­lu écrire pour l’en­fance un vaste livre de contes 1. » On y en­tend ici un ours mal lé­ché. Vi­si­ble­ment, il grogne au fond de sa ca­verne.

MES. 1- 4

À la main gauche, il y a un ac­cord très grave la­mi. Ce­lui-ci est pré­cé­dé d’une pe­tite note bar­rée (do#). Ce­la si­gni­fie qu’elle doit être jouée avant le temps. L’ours se dan­dine lour­de­ment sur ses pattes, c’est pour­quoi Schu­mann a no­té par­tout des ac­cents (des : >), pour sup­pri­mer la dif­fé­rence entre les temps forts et les temps faibles de la me­sure ; c’est ce­la qui évoque l’ours pa­taud. À la main droite, res­pec­tez bien les pe­tites liai­sons et les points de dé­ta­ché. Sur les dé­buts des pe­tits arcs de phra­sés, pe­sez de haut en bas. Sur les ter­mi­nai­sons, lais­sez re­mon­ter votre main toute seule, afin de di­mi­nuer. At­ten­tion, ce n’est pas votre main qui doit être ac­tive, c’est votre poids ve­nant du bras qui s’al­lège. Votre poi­gnet doit être seule­ment com­plè­te­ment li­bé­ré, re­laxé. Si vous faites bien ces deux choses, votre main re­monte toute seule et le son di­mi­nue. Ap­pre­nez ces gestes de pia­niste, ils sont jo­lis à voir et ils ex­priment la mu­sique.

1. Mar­cel Beau­fils, La Mu­sique pour pia­no de Schu­mann, édi­tions Phé­bus, p. 168.

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