FRANZ LISZT È

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Le pia­niste pro­pose ce nou­veau spec­tacle au théâtre du Ra­ne­lagh, à Pa­ris. Nous l’avons dé­cou­vert, le 25 jan­vier der­nier. À ne pas man­quer !

Sur scène, un pe­tit ga­rèon. Le mé­tro­nome donne le rythme. C'est le jeune Franz qui, sous le joug de son père, un homme strict, fait ses pre­miers pas de vir­tuose. En réa­li­té, sur les planches, Pas­cal Amoyel mèle sa vie per­son­nelle à celle de mul­tiples per­son­nages pour ra­con­ter son Franz Liszt, ce­lui-là mème qui le guide de­puis long­temps en tant que mu­si­cien. Tout a com­men­cé le jour oè son grand-père lui a dé­voi­lé la mu­sique du pre­mier pia­niste mo­derne de l'his­toire en lui jouant Wie­gen­lied. Pas­cal n'était alors qu'un en­fant, mais il a été mar­qué à ja­mais. La ma­gie avait opé­ré… Au­jourd'hui, il fait vivre au théâtre ce per­son­nage haut en cou­leur que l'on conna”t fi­na­le­ment bien mal. Dé­buts pro­met­teurs d'un jeune Hon­grois, un nou­veau Mo­zart ? Voyages, évo­ca­tion de la mu­sique des tsi­ganes, ren­contre avec Bee­tho­ven qui, par un jeu de lu­mières, hante la scène, telle la sta­tue du Com­man­deur. Mo­ment plus léger avec l'imi­ta­tion du très Ita­lien Che­ru­bi­ni, alors di­rec­teur du Conser­va­toire de Pa­ris, qui re­fuse l'en­trée de sa vé­né­rable ins­ti­tu­tion « à un étran­ger » ! Franz et les femmes ? Il ne res­tait pas de marbre de­vant ses élèves qui, plus ou moins ta­len­tueuses, lui fai­saient tour­ner la tète. Co­casse, ce cours don­né par le jeune homme à une de­moi­selle dont les charmes étaient vi­si­ble­ment à la hau­teur de son in­com­pé­tence pia­nis­tique, si l'on en croit l'in­ter­pré­ta­tion d'une Lettre à …lise mas­sa­crée ! Simple évo­ca­tion de son amour pour Ma­rie d'Agoult. L'es­sen­tiel, pour Pas­cal Amoyel, est dans la quète d'un homme qui conna”t une vie de star su­prème, puis re­jette ces hon­neurs pour quit­ter les feux de la rampe en pleine gloire et pas­ser les qua­rante der­nières an­nées de sa vie à com­po­ser, à la re­cherche de l'es­sen­tiel. Tout ce qui est évo­qué au cours de cette heure et de­mie d'un spec­tacle tant vi­suel qu'au­dio est vé­ri­dique : le pia­no dis­po­sé de faèon à voir les mains du vir­tuose ain­si que son pro­fil Ð une fois en­core, Pas­cal Amoyel prend la pose, une fois en­core, on s'amuse Ð, le re­fus d'em­prun­ter la pe­tite porte pour en­trer au théâtre, les coups de gueule lorsque le pu­blic, aus­si noble soit-il, ose par­ler lors­qu'il joue… Avec humour comme avec gra­vi­té, dans un ré­per­toire va­rié com­po­sé de Bach, Czer­ny, Schu­mann, Cho­pin et Liszt, bien sžr, in­ter­pré­té ma­gis­tra­le­ment par le pia­niste, un bel hom­mage est ren­du à ce­lui sans qui le pia­no du XXe siècle n'au­rait pas été le mème.

Spec­tacle pro­lon­gé jus­qu’au 27 mars

www.theatre-ra­ne­lagh.com

Syl­via Avrand-Mar­got Hé­lène Tys­man.

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