Constant de Pon­thieux

(XVIIIe siècle) La Mé­lan­co­lique So­na­tine

Pianiste - - PÉDAGOGIE -

Pour com­men­cer, res­sen­tez le ca­rac­tère triste de la to­na­li­té prin­ci­pale de ce mor­ceau en la mi­neur. Les to­na­li­tés, avec leurs dièses ou leurs bé­mols, ex­priment une at­mo­sphère. Cha­cune est pa­rée d’une « cou­leur », comme l’af­fir­mait le com­po­si­teur Serge Rach­ma­ni­nov. La res­sen­tir est im­por­tant pour in­ter­pré­ter.

MES. 1-4

Main droite. Ap­pre­nez d’abord à chan­ter votre mélodie et à la faire pas­ser dans votre main. Que dit-elle ? Ce qui est ca­rac­té­ris­tique est son rythme, qui nous berce au gré d’une noire poin­tée : la–A, si, do/ré–…, mi, ré, etc. Sen­tez en vous-même la pul­sa­tion sur la note du 1er temps qui se pro­longe. Contrac­tez-vous un peu sur les voyelles : A ou … (sur les notes qui durent), là où se placent les 2e temps. …prou­vez le ba­lan­ce­ment de la mu­sique. Main gauche. Dans cette par­tie de main gauche, ne vous conten­tez pas de jouer trois notes à la suite, la, do, mi…, pour rien. De­man­dez-vous : « Où chaque note va-t-elle dans l’ac­cord sui­vant ? » Ici, nous avons trois voix. Par exemple, le la de la pre­mière me­sure (joué par le pe­tit doigt) ne va pas seule­ment au do qui lui suc­cède, mais au sol # de la me­sure sui­vante (me­sure n°2), qui est un peu son ho­mo­nyme. Dans la me­sure n°3, il re­vient au la. Ces notes des­sinent une ligne mu­si­cale de me­sure en me­sure. Chan­tez-la et sen­tez-la sous votre doigt. De même, le do (2e temps, 2e doigt) va au si dans la me­sure sui­vante (2e temps, 3e doigt). Cher­chez à re­lier ain­si chaque note à une autre qui a la même place dans la me­sure sui­vante. Ces lignes mé­lo­diques de me­sure en me­sure sont la clé pour ap­prendre cette main gauche, à la fois par l’oreille et la main.

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