JO­HANNES BRAHMS

(1833-1897)

Pianiste - - CHRONIQUES DISQUES, DVD -

In­té­grale de l’oeuvre pour pia­no seul

Geof­froy Cou­teau (pia­no)

La Dolce Vol­ta 6 CD LDV170.5.

2015. 6 h 31’

On ne peut qu'ètre admiratif de­vant la vo­lon­té d'un ar­tiste Ð et l'en­ga­ge­ment du la­bel Ð qui a consa­cré tant d'éner­gie à la réa­li­sa­tion d'un pro­jet aus­si am­bi­tieux : en­re­gis­trer tout Brahms ! Ce com­po­si­teur qui vi­dait les salles de concert pa­ri­siennes après guerre… Geof­froy Cou­teau a choi­si un ordre chro­no­lo­gique qui fonc­tionne re­mar­qua­ble­ment bien, tant l'écri­ture de Brahms évo­lue au fil des ans. De ma­nière éton­nante, le tou­cher, la res­pi­ra­tion de l'in­ter­prète suivent ce pro­ces­sus qui nous porte des in­fluences com­bi­nées de Bee­tho­ven et Schu­mann vers une écri­ture de plus en plus épu­rée (quant à la quan­ti­té de notes !), mais dense sur le plan po­ly­pho­nique. Les ca­rac­tères des va­ria­tions, des Kla­vierstŸcke, des so­nates ( au­tant de titres dé­con­nec­tés de tout élé­ment lit­té­raire, contrai­re­ment au mo­dèle schu­man­nien) sont puis­sam­ment dif­fé­ren­ciés. L'écoute pro­lon­gée lais­sait craindre une forme de mo­no­to­nie. C'est tout l'in­verse qui se pro­duit, une sorte de li­bé­ra­tion d'un pia­nisme qui voit loin et ap­pré­cie, à l'ins­tar de grands crus, la cau­da­lie de chaque pièce. Le pia­no Ð ma­gni­fique Stein­way char­pen­té et ra­cé à la fois Ð s'épa­nouit dans un es­pace na­tu­rel. Que l'ex­pres­sion soit tour­men­tée ou bien re­cueillie, rien, dans cette

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