Fré­dé­ric Cho­pin

Pianiste - - PÉDAGOGIE -

Cette Ma­zur­ka de Cho­pin est d’une hu­meur poé­tique et tendre, perle de mé­lan­co­lie qu’il faut jouer avec sub­ti­li­té. Le pia­niste po­lo­nais An­dr­zej Ja­sins­ki – qui fut ju­ré dans le cé­lèbre Concours Cho­pin à Var­so­vie – ex­plique que les Ma­zur­kas de Cho­pin sont ce qu’il y a de plus dé­li­cat dans l’oeuvre de son com­pa­triote : « Elles re­quièrent une maî­trise ab­so­lue du son et, si elles sont bien jouées, ce sont elles qui ex­priment au mieux l’âme de Cho­pin. Dans l’his­toire du Concours Cho­pin à Var­so­vie, le prix pour la meilleure in­ter­pré­ta­tion d’une ma­zur­ka ne fut pas tou­jours dé­cer­né. Bien en­ten­du, les in­ter­pré­ta­tions étaient par ailleurs brillantes, mais il leur man­quait quelque chose qui est im­pos­sible à dé­crire et qui de­mande plu­tôt à être sen­ti : une cer­taine cor­dia­li­té ty­pique de l’es­prit po­lo­nais ou, de ma­nière plus gé­né­rale, ce que l’on ap­pelle l’es­prit slave… »1 Nous ne ces­sons de le conseiller : la pre­mière dé­marche pour abor­der un mor­ceau de mu­sique to­nale consiste à s’ef­for­cer de res­sen­tir le « voyage har­mo­nique » que nous pro­pose le com­po­si­teur. Car ce voyage contient le sens de la mu­sique et l’émo­tion. Il faut faire ap­pel à notre sen­si­bi­li­té de mu­si­cien, puis faire pas­ser dans notre corps de pia­niste ces ten­sions et ces re­lâ­che­ments, ces in­ter­ro­ga­tions et ces ré­ponses, ces éloi­gne­ments et ces re­tours. Voyons ce­la dans cette Ma­zur­ka de Cho­pin.

MES. 1-4

Com­men­cez par prendre votre élan grâce à l’ana­crouse si, qui oc­cupe la me­sure in­com­plète. Comp­tez une-deux avant de com­men­cer. N’as­seyez pas lour­de­ment ce si iso­lé. Tou­chez

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