Frie­drich Kuh­lau

(1786-1832) So­na­tine opus 55 n°4

Pianiste - - PÉDAGOGIE -

Cette so­na­tine de Kuh­lau est de fac­ture très « clas­sique ». Ce­la si­gni­fie que cette pièce s’ap­puie sur des har­mo­nies très simples, es­sen­tiel­le­ment des ac­cords de quinte. Tout pia­niste qui pos­sède un peu de cul­ture mu­si­cale ap­prend as­sez vite ce genre de mor­ceau car il connaît dé­jà le plan à tra­vers le­quel s’ex­prime le com­po­si­teur. C’est à ce genre de mé­moire que le jeune Mo­zart de 14 ans fit ap­pel en ré­écri­vant en­tiè­re­ment de tête, le 11 avril 1770, un Mi­se­rere d’Al­le­gri, qu’il était in­ter­dit de co­pier sous peine d’ex­com­mu­ni­ca­tion. Alors que Mo­zart n’avait en­ten­du qu’une seule fois cette oeuvre jouée dans la chapelle Six­tine, il la re­tint d’un seul coup. Il re­co­pia de mé­moire et sans une seule faute ce mo­tet qui oc­cu­pe­rait au­jourd’hui en­vi­ron le tiers d’un CD. Ce mi­racle ne fut pos­sible que parce qu’il avait quantité de « plans de mu­sique » dé­jà tout prêts à l’es­prit.

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