LES GRANDS NOMS DU PASS…

Des pia­nistes de lé­gende ont mar­qué l’his­toire de la mu­sique et la dis­co­gra­phie avec leurs in­ter­pré­ta­tions in­ou­bliables de la mu­sique de Cho­pin. Al­lez, mes­dames et mes­sieurs les in­ter­prètes, don­nez-nous quelques noms !

Pianiste - - EN COUVERTURE -

Cé­dric Ti­ber­ghien : « Pour les Ma­zur­kas, je ci­te­rais le pia­niste po­lo­nais Ignaz Fried­man. Son jeu al­liait la li­ber­té à un charme fou ! Une ré­fé­rence. »

Da­niil Tri­fo­nov: « C’est grâce à la per­son­na­li­sa­tion du son que l’on re­con­naît au­jourd’hui en­core les jeux des Cor­tot, Li­pat­ti, Horowitz et Gi­lels. Ils se sont ap­pro­prié les oeuvres et sont de­ve­nus à leur tour des créa­teurs. »

Nel­son Freire : « J’ai tra­vaillé la So­nate “fu­nèbre” avec Ste­fan Ash­ke­nase. Je me rap­pelle no­tam­ment qu’il avait de très pe­tites mains. Je suis stu­pé­fait par l’ori­gi­na­li­té de son in­ter­pré­ta­tion chez Deutsche Gram­mo­phon. C’est tout à fait pas­sion­nant. »

Kun-Woo Paik : « …vi­dem­ment, je connais les tra­di­tions ins­tau­rées par Jo­seph Lhé­vinne, Ar­thur Ru­bin­stein, Igna­ci Pa­de­rews­ki, Jo­sef Hof­mann, Ignaz Fried­man… En réa­li­té, je ne crois pas qu’il y ait de vé­ri­tables tra­di­tions; il s’agit bien da­van­tage d’une suc­ces­sion de per­son­na­li­tés qui vivent ou ont vé­cu des ex­pé­riences dif­fé­rentes avec leur coeur. Si j’avais en­re­gis­tré ce cycle ac­com­pa­gné par un or­chestre lon­do­nien, le ré­sul­tat au­rait été pro­fes­sion­nel, mais je ne pense pas me trom­per en di­sant qu’en Po­logne, cette mu­sique est vé­cue. Être soi-même est l’unique conseil que l’on puisse don­ner pour jouer Cho­pin, car chaque or­ne­men­ta­tion de la par­ti­tion pos­sède sa propre nuance qu’il vous faut dé­cou­vrir. »

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