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Pianiste - - PIANOS À LA LOUPE -

a nou­velle sé­rie CLP-600 de cla­viers nu­mé­riques de sa­lon du Ja­po­nais Ya­ma­ha a rem­pla­cé, en avril 2017, la gamme CLP-500 née en 2014. Celle-ci dis­pose de six mo­dèles: CLP-625, CLP-635, CLP-645, CLP-675 (Maes­tro, Pia­niste n°105), CLP-685 et le CLP-665 (en forme de cra­paud). Re­gar­dons de plus près le CLP-625 en en­trée de gamme. Les 10 sons dis­po­nibles com­prennent dé­sor­mais les échan­tillons du grand queue de concert Ya­ma­ha CFX (en Bi­nau­ral Sam­pling), à la place de l’an­cien Ya­ma­ha CFIIIS, ain­si que ce­lui du fa­meux Bö­sen­dor­fer Im­pé­rial, pres­ti­gieuse marque au­tri­chienne ap­par­te­nant à Ya­ma­ha. Le mode de cla­vier Split n’existe tou­jours pas. La fonc­tion mé­tro­nome n’est pas fa­cile à uti­li­ser, faute d’af­fi­cheur. Le ré­glage de la ré­ponse en dy­na­mique com­porte trois ni­veaux, plus un fixe. Si l’am­pli­fi­ca­tion de 2 x 20 W n’a pas chan­gé, les deux haut-par­leurs la­té­raux orien­tés vers le sol sont dé­sor­mais d’un dia­mètre de 10 cm, au lieu d’une forme el­lip­tique de 12 x 8 cm. La po­ly­pho­nie de 256 notes est res­pec­table. La connec­tique reste tou­jours aus­si pauvre avec seule­ment deux prises casque (heu­reu­se­ment en gros jack) et une seule prise USB (to Host). L’en­re­gis­tre­ment in­terne est li­mi­té à 11 000 notes en deux pistes d’un

Bonne im­pres­sion im­mé­diate en po­sant nos doigts sur le nou­veau cla­vier GH3X qui, bien qu’as­sez lé­ger, est d’une fer­me­té ac­cep­table et d’une bonne pré­ci­sion, sans jeu la­té­ral ex­ces­sif, et per­met des ré­pé­ti­tions très fa­ciles. La ré­ponse en dy­na­mique est ai­sée à do­ser, mal­gré seule­ment trois ni­veaux de ré­glage. Les pé­dales, à bonne hau­teur et d’une fer­me­té cor­recte, manquent de sta­bi­li­té la­té­rale, mais as­surent par­fai­te­ment leurs fonc­tions. La faible pro­fon­deur de l’ins­tru­ment les po­si­tionne un peu trop à la ver­ti­cale des touches, les jambes du pia­niste ne pou­vant s’al­lon­ger. Les har­mo­niques sont pré­sents, mais tou­jours trop dis­crets. Après avoir per­son­na­li­sé les ré­glages sub­tils des sons de pianos, opé­ra­tion mal­heu­reu­se­ment im­pos­sible sans la no­tice, on peut ap­pré­cier et dif­fé­ren­cier avec un très bon casque la belle qua­li­té des nou­veaux sons échan­tillon­nés du CFX et de l’Im­pé­rial Bö­sen­dor­fer. Néan­moins, l’écoute nor­male avec les haut-par­leurs reste beau­coup moins cré­dible et peu convain­cante, la puis­sance res­tant suf­fi­sante dans une pe­tite pièce.

Ce cla­vier de sa­lon, à prix at­trac­tif, ouvre l’ac­cès à une qua­li­té ac­cep­table de deux so­no­ri­tés de pianos de concert bien ty­pées. Sa mé­ca­nique, même si ce n’est pas la meilleure pro­po­sée au­jourd’hui par Ya­ma­ha, per­met, grâce à sa fer­me­té cor­recte, de ne pas s’ha­bi­tuer à de mau­vaises sen­sa­tions. Très li­mi­té par le nombre de ses so­no­ri­tés et dans sa connec­tique mi­ni­ma­liste, le CLP-625 convien­dra néan­moins à des mu­si­ciens ama­teurs, voire à des pia­nistes avan­cés pour leur tra­vail quo­ti­dien, en com­plé­ment à ce­lui sur leur pia­no. Sans en­tre­tien, ce mo­dèle pour­ra res­ter toute l’an­née dans une mai­son de va­cances. Un bon cla­vier, dé­pouillé, sans grande pré­ten­tion.

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