LA SO­NATE « FA­CILE » KV545

Pianiste - - LE COIN DES AMATEURS -

C’est l’une de ses oeuvres les plus cé­lèbres. Mo­zart l’achève en juin 1788, lors de son sé­jour à Vienne (il a alors 32 ans), mais elle ne se­ra pu­bliée qu’après sa mort. Le maître lui-même don­na à cette oeuvre le titre de Pe­tite so­nate pour

dé­bu­tant. C’est pour cette rai­son qu’on l’ap­pelle la So­nate « fa­cile ». Sur­nom trom­peur, car si Mo­zart donne l’ap­pa­rence de la plus naÔve sim­pli­ci­té et d’une grâce en­fan­tine, cette pièce n’est pas fa­cile : dès la troi­sième ligne, il faut faire preuve d’une vraie maî­trise des doigts pour jouer les gammes avec un des­sin de nuance et une éga­li­té dans le temps sa­tis­fai­sants. Quant au deuxième mou­ve­ment, il s’agit de l’un des plus beaux can­ta­bile de Mo­zart, qui re­pose sur une basse d’Al­ber­ti comme on en trouve par­tout dans sa mu­sique. L’en­semble de cette so­nate est un exemple du style ga­lant de Mo­zart, au­quel il re­vient alors qu’il tra­vaille à ses grandes sym­pho­nies, et qu’il entre dans une des pé­riodes les plus noires de sa vie : celle de Don Gio­van­ni.  A. S.

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