EN RÉ MA­JEUR KV7

Le pe­tit pro­dige a 7 ans quand il com­pose cette cé­lèbre page.

Pianiste - - LE COIN DES AMATEURS -

Mé­lo­die.

Ap­pre­nez à jouer la mé­lo­die toute seule. La note la plus ai­guë est le La de la me­sure n°2. Jouez-le en ten­dant votre 5e doigt. Ré­sis­tez à l’en­droit où il forme un angle avec la main. Ap­pli­quez le poids de votre bras dans ce La grâce à votre 5e doigt qui ré­siste. Sen­tez bien que ce La est le « som­met ai­gu » de la phrase. Ima­gi­nez un élan vers lui. Par la suite, la phrase re­des­cend : lais­sez-la re­tom­ber na­tu­rel­le­ment. Sur­tout, ne jouez ja­mais « que pour les notes ». Ima­gi­nez comment la mé­lo­die doit être des­si­née pour le son. Cher­chez sa courbe, que vous fa­çon­nez avec vos doigts, votre tou­cher.

Ap­pre­nez par coeur votre main gauche.

Exer­cez-la à part, sans la droite. Jouez avec le poids. Re­gar­dez comment elle fonc­tionne : elle al­terne une note grave, une « basse », Ré,

Fa #, Ré… Ré, Fa #, Ré…, et un La confié au pouce. Jouez ce­la – non en frap­pant avec les doigts, il ne faut ja­mais « gi­fler » le cla­vier –, mais en trans­fé­rant le poids d’une note à l’autre. Sen­tez ce ba­lan­ce­ment dans votre main: grave-ai­gu-grave-ai­gu… Il s’ob­tient par une mi­nus­cule ro­ta­tion de l’avant-bras sur son axe. C’est ce geste qui per­met de ver­ser le poids et de jouer le­ga­to (lié).

Deux voix.

Mo­zart écrit en réa­li­té deux par­ties dans

cette main gauche : d’une part, la « basse », d’autre part, la note jouée par le pouce, le La ré­pé­té. Ce sont deux voix dis­tinctes. Ap­pli­quez plus de poids sur la par­tie basse. C’est elle qui joue les notes des temps. Ré­sis­tez bien avec votre pe­tit doigt de main gauche, car c’est lui qui marque no­tam­ment le temps fort de la me­sure. Ryth­mez cette main gauche à trois temps. Vos basses (Ré, Fa #, Ré, Ré…), jouées avec vos 5e et 3e doigts, ne doivent pas toutes avoir la même in­ten­si­té so­nore, et donc le même poids. Il faut « ba­lan­cer » cette main gauche se­lon la me­sure. Comp­tez les trois temps dans votre tête. Don­nez plus de poids au 1er temps et at­té­nuez les deux autres, le 2e et le 3e. C’est seule­ment si votre main gauche est bien ba­lan­cée que vous se­rez libre de faire bien chan­ter la main droite. Ap­pre­nez par coeur vos de­grés, vos ca­dences. Un mor­ceau comme ce­lui-ci est un voyage dans la to­na­li­té. Et la to­na­li­té est an­non­cée par les « ca­dences », c’est-à-dire une suc­ces­sion de de­grés qui per­mettent de bien mon­trer que l’on s’y ins­talle. Me­sure n°3, Mo­zart écrit une « ca­dence par­faite » en

Ré ma­jeur : Sol = IVe de­gré de Ré, puis La = Ve de­gré de Ré, ce qui abou­tit à la « to­nique » Ré à la main droite. Ap­pre­nez par coeur ces de­grés. Ré­pé­tez-vous le nom des notes. C’est in­con­tour­nable. Votre mé­moire au pia­no doit s’ap­puyer sur cette connais­sance. Ar­ti­cu­la­tion et « tou­cher ». Mo­zart a écrit, me­sures n°5 et n° 6, des pe­tites liai­sons sur cer­taines notes et des points au­des­sus d’autres notes. Il faut bien lier le Si jus­qu’au La, puis le La jus­qu’au Sol # : tom­bez de la main avec un peu de poids dans la pre­mière de ces deux notes, puis al­lé­gez la se­conde, en traî­nant un peu avec votre doigt dans la touche et tout en li­bé­rant com­plè­te­ment votre poi­gnet. Quant au notes sur­mon­tées d’un point, il faut les « dé­ta­cher » les unes des autres. Faites l’ef­fort de bien cou­per. Re­pous­sez-vous du doigt par une pe­tite im­pul­sion dans la touche.

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